Le budget de la Sécurité sociale est en passe d'être adopté à son tour avec des économies bien moindres qu'annoncées dans son texte principal. Les Français vont doivent tout de même s'attendre à plusieurs taxes supplémentaires en 2025.Après avoir été à l'origine de la censure du gouvernement Barnier, le budget de la Sécu est en passe d'être adopté définitivement. Et la feuille de route ne devrait pas changer devant les sénateurs, c'est en tout cas ce qu'espère le gouvernement. Si, toutefois, le texte était modifié par le Sénat, alors il reviendrait de nouveau à l'Assemblée nationale. Concrètement, les mesures passées dans ce budget sont en demi-teintes. Pas vraiment de réformes structurantes, pas vraiment d'économies.
À grands coups de concessions pour satisfaire l'ensemble des blocs politiques, le budget de la Sécu prévoit désormais une hausse des dépenses d'Assurance maladie de 3,4% en 2025, contre 2,6 % initialement prévus, notamment parce que le gouvernement Bayrou a rallongé d'un milliard d'euros l'enveloppe de l'hôpital. De fait, le déficit devrait s'élever à plus de 22 milliards d'euros, au lieu de 16 milliards dans le texte initial.
-
Les entreprises gagnantes, les hôpitaux en sursis
Les entreprises gagnantes, les hôpitaux en sursis
Et ce sont les entreprises qui seront moins impactées que prévu. Dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2025, une réduction de l'exonération de charges patronales sur les bas salaires devait rapporter 4 milliards d'euros d'économies. Finalement, le texte final s'est arrêté à 1,6 milliard de contributions patronales, après un barrage de la droite, de l'extrême droite ainsi que certains membres du camp macroniste sur la mesure.
Le gouvernement Bayrou a également revu à la hausse les dépenses, en rallongeant de 1 milliard d'euros pour les hôpitaux. Une décision bienvenue pour ces derniers, même si leur déficit s'élève actuellement à 1,9 milliard d'euros en 2023 et devrait être plus élevé pour 2024. Même initiative pour sauver quelque peu les Ehpad, avec un triplement du fonds d'urgence, à 300 millions d'euros.