Catherine Vautrin, à la tête du grand ministère du Travail, de la Santé, de la Solidarité et des Familles, rencontre cette semaine les groupes parlementaires pour discuter du budget de la Sécu. (image d'illustration)
Les groupes parlementaires se succèdent pour discuter du budget de la Sécu. L'objectif est clair : réduire le déficit, qui pourrait s'envoler au-dessus des 25 milliards en 2025. Le gouvernement joue les funambules, au risque de rater complètement la cible initiale.
Comment éviter le dérapage du déficit du budget de la Sécu en 2025 ? C'est la question à laquelle vont tenter de répondreles partis politiques et les groupes parlementaires avec l'exécutif ces prochaines semaines. Les discussions ont commencé mardi 7 janvier entre le PS et Catherine Vautrin, à la tête du grand ministère du Travail, de la Santé, de la Solidarité et des Familles. Mercredi 8 janvier, les Écologistes ont suivi le pas et le Parti communiste tentera de défendre ses idées ce jeudi 9 janvier.
L'objectif : freiner le déficit de la Sécurité sociale. Il s'élève cette année à plus de 18 milliards d'euros. Or, il pourrait déraper à plus de 25 milliards d'euros en 2025, si rien n'est fait. Pour ce budget, « les députés repartiront des textes en discussion au Parlement avant la censure du gouvernement de Michel Barnier », a affirmé dimanche la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin. Soit le texte voté par les sénateurs.
Ces derniers avaient ramené le déficit de la Sécu à 15 milliards d'euros pour 2025 dans leur projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Parmi les mesures phares de la chambre haute : la mise en place d'une journée des solidarités, rapportant 2,4 milliards d'euros, ou encore une hausse des taxes dites comportementales. En revanche, les sénateurs avaient baissé l'augmentation des cotisations patronales et demandé une hausse des pensions de retraite à la moitié de l'inflation au 1ᵉʳ janvier plutôt que le gel jusqu'en juillet.
Des propositions alors jugées « intéressantes » par l'exécutif. Plusieurs groupes parlementaires s'y étaient toutefois opposés. Résultat ? Les économies souhaitées par l'exécutif sur le budget de la Sécu se sont réduites comme peau de chagrin. Ajouter à cela la hausse de toutes les pensions de retraite à l'inflation appliquée au 1ᵉʳ janvier dernier, faute de vote de budget et l'objectif de réduire le déficit de la Sécu paraît loin. S'il veut rentrer dans ses objectifs, le gouvernement doit désormais trouver 3,6 milliards d'euros, au moins, issus du gel des pensions de retraite initialement dans le PLFSS 2025.
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