Budget en hausse pour la culture, et notamment le cinéma

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2,9 milliards d'euros sont destinés à la culture et la recherche, 3,9 mds à l'audiovisuel public et 530 millions à la presse, la diversité radiophonique, le livre et les industries culturelles.
2,9 milliards d'euros sont destinés à la culture et la recherche, 3,9 mds à l'audiovisuel public et 530 millions à la presse, la diversité radiophonique, le livre et les industries culturelles. (Crédits : AFP)
Le budget de la culture et la communication s'élèvera en 2016 à 7,3 milliards d'euros, une hausse de 2,7% par rapport à l'an passé, avec notamment un accroissement des aides fiscales au cinéma pour attirer les tournages en France, selon le projet de loi de finances présenté mercredi.

Comme promis, le bugdet de la culture et la communication sera en hausse en 2016. Il s'élèvera à 7,3 milliards d'euros (+ 2,7% par rapport à 2015), selon le projet de loi de finances présenté mercredi. Alors qu'il avait très légèrement progressé en 2015 (+0,33%) après deux années de baisse (-4% en 2013 et -2% en 2014), le budget augmente ainsi de 190 millions d'euros, dont 45 millions en plus pour les crédits d'impôt au cinéma.

"Dans un moment où nous sommes déterminés à redresser les comptes publics, c'est le signe manifeste que la culture compte parmi les priorités du gouvernement", a dit la ministre de la Culture Fleur Pellerin, qui a rappelé que le Premier ministre Manuel Valls s'était engagé sur cette hausse.

Concrètement, 2,9 milliards d'euros sont destinés à la culture et la recherche, 3,9 milliards à l'audiovisuel public et 530 millions à la presse, la diversité radiophonique, le livre et les industries culturelles.

La culture risque néanmoins de pâtir de la baisse des ressources des collectivités locales, qui assument près des trois quarts du financement du secteur et seront privées de 3,7 milliards d'euros de dotation de l'Etat chaque année jusqu'en 2017.

Généralisation du taux de crédit d'impôt pour le cinéma

La ministre a par ailleurs confirmé pour 2016 la généralisation du taux de 30% de crédit d'impôt pour le cinéma, un taux jusqu'ici réservé aux films de moins de 4 millions d'euros.

"Depuis le début 2015, on constate une forte relocalisation des tournages", a déclaré la ministre, qui l'attribue à la hausse des crédits d'impôts depuis son arrivée rue de Valois.

"Le système auquel on aboutit aujourd'hui est extrêmement simple, c'est un crédit de 30% et un plafond de 30 millions pour tout le monde", y compris pour certaines œuvres en langue étrangère, a-t-elle précisé. Le coût de cette aide fiscale pour l'Etat va doubler, à 98 millions (+45 millions).

"On augmente le crédit d'impôt parce qu'il y a une politique extrêmement agressive en Grande-Bretagne, au Luxembourg, en Belgique et dans les pays de l'Est, où les crédits d'impôt vont jusqu'à 40%", a expliqué la ministre. Une "réflexion est en cours" pour étendre cet avantage fiscal aux séries télé.

Le budget de l'audiovisuel public sera très légèrement augmenté (+16 millions). France Télévisions reçoit 4,4 millions supplémentaires (soit une dotation totale de 2,48 milliards), Radio France 5 millions (dotation totale 606,8 millions), Arte 2,5 millions (264 millions) et France Médias Monde 2 millions (244 millions).

Pour rappel, France Télévisions et Radio France sont tous deux déficitaires, de respectivement 10 et 21 millions d'euros prévus cette année.

Le secteur bénéficiera pourtant d'une hausse de 1 euro de la redevance et de 0,3 point de la taxe sur les opérateurs télécoms, intégralement affectées à l'audiovisuel public et qui lui rapporteront quelque 135 millions. Mais l'Etat a réduit parallèlement de 120 millions une autre dotation.

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Commentaires
a écrit le 14/10/2015 à 17:11 :
Julie a bien travaillé au corps François !
Le seul point de baisse significative des impôts en 2016, c'est la niche cinéma où le bonus d'impôt passe de 20 à 30% !
a écrit le 02/10/2015 à 1:50 :
Grotesque. On favorise la petite coterie des donneurs de leçons sur commande mais on charge les TPEs à coup de réglementation et d'impôts.
a écrit le 01/10/2015 à 14:34 :
Le cinéma, la culture, c’est comme les vins et spiritueux, des spécialités françaises.

CINEMA, 2014, FRANCE et EUROPE
(Observatoire européen de l'audiovisuel)
« France, la très bonne élève du cinéma en Europe »
1) « Les recettes brutes des salles dans l’Union européenne ont connu en 2014 une légère hausse de 0,6 % pour atteindre 6,32 milliards d’EUR. Il s’agit du deuxième résultat le plus faible sur les cinq dernières années. Les recettes ont particulièrement chuté en Italie et en Allemagne, alors qu'elles ont augmenté en France, en Espagne et en Pologne. Comme en 2013, la courbe des recettes brutes des salles suit celle de la fréquentation, qui connaît une modeste croissance de 0,7 % et se situe à 911 millions de places vendues, soit environ 6,5 millions de plus qu’en 2013. »
« En nombre d'entrées la France reste le plus gros marché européen avec 208M de spectateurs, devant la Russie (hors calcul), le Royaume Uni, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne. La Turquie (hors calcul) connaît la plus forte croissance et devance la Pologne. »
« Sur les 36 marchés analysés, deux ont une part de marché nationale supérieure à 30% (la Turquie avec 58% et la France avec 44%). La république Tchèque, l'Allemagne, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, le Royaume Uni, l'Italie, la Lituanie, les Pays Bas, la Pologne, la Suède et la Norvège limitent la casse avec plus de 20% de part de marché pour les films nationaux. »
2) « Le dernier volet de The Hobbit et le troisième épisode de The Hunger Games sont en tête des box-offices de l’Union européenne, avec respectivement 22,7 millions de spectateurs et 20,1 millions de tickets vendus. Juste derrière se trouve Dragons 2. Au total, 9 suites ou spin-off se classent dans le Top 20 des films les plus fréquentés. Pire, seuls trois films européens ont réussi à se faire une place au soleil: Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu? (5e avec 17,1 millions d'entrées), Lucy (6e, avec 15,2 millions d'entrées) et Ocho apellidos vascos (18e, avec 9,3 millions d'entrées et plus gros succès historique du cinéma espagnol). Tout le reste du Top 20 est américain ou coproduit avec les Etats-Unis. 16 films ont dépassé les 10 millions de spectateurs. Cependant, les superproductions hollywoodiennes ont attiré largement moins de spectateurs que les champions des années précédentes, généralement au dessus des 35 millions d'entrées. »
3) « La part de marché des films européens atteint 33,6 %, soit un record depuis 1996. 12 films ont même dépassé les 3 millions d'entrées en 2014. Outre les deux champions français cités plus haut et le carton du film espagnol, des films comme Paddington, Supercondriaque ou la suite de The Inbetweeners ont fédéré plus de 5 millions de spectateurs. Le cinéma français est en pleine forme avec 5 films dans le Top 10 et 10 dans le Top 20. Certains ont fait l'essentiel de leurs recettes en France et en Wallonie, mais d'autres ont connu le succès dans plusieurs pays. Le cinéma britannique place 3 films, les cinémas allemand et espagnol 2 chacun, les cinémas belge, suédois et polonais un chacun. Quatre films de ce Top 20 sont sortis en 2013 et un gros tiers n'était pas encore sorti dans tous les gros marchés. »
4) « Avec 1603 longs métrages (y compris les documentaires), la production de films dans l’Union européenne poursuit sa progression, après avoir déjà atteint un record l'an dernier avec 1587 longs métrages. 32% d'entre eux sont des coproductions. »
Enfin, dernière observation; La numérisation des écrans est presque achevée puisque 92 % du parc de l’Union européenne étaient convertis fin 2014, contre 14% en 2010 et 87% en 2013. Il reste quelques points noirs comme la République Tchèque, la Grèce et les pays Baltes.
EXPORTATIONS PROGRAMMES AUDIOVISUELS, 2014
(Record historique)
Animation : 45 millions - 3,9 % par rapport à 2013 (soit 29,2 % du total des ventes).
Fiction : 38, 9 M + 49,3%.
Documentaire : 34,9 M +13,2 %.
Les formats (fiction, jeux et variétés) : 22,8 M + 3,5%
« C’est un mouvement de fond pour la fiction française, explique M. Bejot. Cette accélération a été importante en raison du tournage de nombreuses fictions en langue anglaise et grâce à la diversité des téléfilms et des séries. »

BOOM des FICTIONS à l’EXPORT en 2014 :
(MOCI)
« Sur l’Europe de l’Ouest, première zone d’accueil, nous constatons un regain d’activité avec + 7,8 % en valeur et en Amérique du Nord, un pic, avec une hausse de 4,2 % », constate Mathieu Béjot, délégué général de TVFI . Dans cette zone, précise-t-il, « nous atteignons notre plus haut niveau historique grâce à la fiction ». Globalement, avec un montant de ventes et de préventes de 210,3 millions d’euros en 2014, les exportations de programmes audiovisuels français ont franchi un cap historique et, si l’on y ajoute des apports en coproduction, ce chiffre montre à 266,6 millions d’euros. Toutefois, si les ventes et préventes en un an ont bondi respectivement de 12 et 33 % hors de l’Hexagone, les apports en coproduction ont reculé de 18 %. Dans le détail, « la croissance des ventes de programmes français à l’étranger est soutenue en 2014 par la fiction, qui progresse pour la quatrième année consécutive, atteignant 38,9 millions d’euros (+ 49,3 % par rapport à 2013), supplantant ainsi le documentaire à 34,9 millions d’euros (+ 13,2 %) comme deuxième genre le plus vendu, ont commenté TVFI et le CNC à Biarritz. L’animation reste le genre le plus exporté, avec 45 millions d’euros (+ 29,2 %), même si son chiffre d’affaires à l’extérieur fléchit légèrement (- 3,9 %). Et les ventes de formats (trames ou concept d’une fiction, d’un jeu, d’une émission de variétés) sont également en hausse à 22,8 millions d’euros (+ 3,5 %) ». La zone germanophone en pointe En Europe de l’Ouest, l’audiovisuel bleu-blanc-rouge est particulièrement mis en lumière dans la zone germanophone, avec les succès des séries Un village français, Engrenages, Les hommes de l’ombre ou la série humoristique Lazzy Company achetée par RTL Allemagne. « Du côté de l’offre, notre fiction s’est bien renouvelée ces dernières années et, s’agissant de la demande, de nouvelles chaînes de fiction ont éclos », remarque Mathieu Béjot. En Allemagne, les programmes sont acquis à des prix plus élevés qu'en Espagne, où la crise perdure contrairement à ce qui se passe en Italie. L’export a ainsi régressé de 13,7 % dans le pays au sud de l’Hexagone et gagné 21,2 % de l’autre côté des Alpes. Mais en Italie, l’offre française a aussi bénéficié de la montée en puissance de la télévision numérique terrestre (TNT). « Quand la TNT s’est développée il y a quatre à cinq ans, l’effet a été très négatif sur nos livraisons, parce qu’elle attirait peu d’annonceurs. Aujourd’hui, c’est différent, note le délégué général de TVFI, et un peu partout l’offre française est valorisée, comme en Scandinavie mais surtout en Italie ». La fiction et le documentaire ont encore le vent en poupe dans les nations francophones, comme la Suisse et le Belgique. La série policière Les Témoins a été largement diffusée au Royaume-Uni. De façon plus anecdotique, des livraisons de programmes sont enregistrées sur des marchés inattendus. Ainsi, Slam, jeu quotidien de 30 minutes créé et produit par Effervescence pour France 3 et distribué à l’international par Can’t Stop Media, fait aujourd’hui « l’objet de nombreuses options sur le marché international et d’adaptation, notamment en Turquie et Slovénie », indiquent TFVI et La Fabrique des formats, lancée avec l’aide de l’État pour promouvoir les formats en France. Les deux organismes sont, d’ailleurs, associés à la remise des Prix Export Format, dont la deuxième édition dans le cadre du Rendez-vous 2015, a récompensé Slam et le documentaire 24H, produit et financé par des partenaires français et allemands. Le succès de Taxi Brooklyn aux États-Unis En Amérique du Nord, « de grosses fictions tournées en anglais se vendent ou sont prévendues auprès de diffuseurs aux États-Unis, comme Taxi Brooklyn, série télévisée franco-américaine, mêlant la comédie et l'action, inspirée par la série de films Taxi, et nous parvenons également à nous y ouvrir le marché des plateformes vidéo à la demande », se félicite Mathieu Béjot. Par ailleurs, certains programmes français ont brillé sur l’ensemble de la scène internationale, comme la série d’animation Sonic Boom, exportée dans plus de 70 territoires. Les Lapins Crétins et Sally Bollywood rencontrent aussi un succès planétaire. Les documentaires Duels et Jusqu’au dernier témoignent également, selon TVFI et le CNC, « de la reconnaissance du savoir-faire français à l’international ».
François Pargny
………………
TELEVISION, PUBLICITE, 7 premiers mois 2015
Le secteur publicitaire de l'audiovisuel semble repartir franchement !
Marché :
+ 8,5 % par rapport à la même période en 2014.
+6,4 % sur les chaînes nationales historiques.
+11,0 % sur les chaînes TNT/TNT HD.
+6,7 % sur les chaînes thématiques.
Investissements publicitaires bruts :
+ 6,4 % par rapport à la même période en 2014.
+5,9 % sur les chaînes nationales historiques.
+9,0 % sur les chaînes TNT/TNT HD.
+5,4 % sur les chaînes thématiques.
Parts de marché des investissements publicitaires bruts:
56,0 % pour les chaînes nationales historiques (-0,6 point par rapport à janvier-juillet 2014)
36,8 % pour les chaînes TNT/TNT HD (+0,7 point)
7,2 % pour les chaînes thématiques (-0,1 point).
……………I
a écrit le 01/10/2015 à 14:09 :
La culture cinématographique sous perfusion pour alimenter les réalisateurs et trices qui nous pondent des courts-métrages qui hormis en sélection ne sont regardés par personne. Mais ce n'est pas grave ma fleur "tu te les tapes et tu dis que c'est bien", ça caresse l'électorat des bobos alimentés au champagne et autres produits dans les galas. Tout ce petit monte se congratule, vient vendre les films sur les plateaux ou gloussent les présentatrices, présentent leur dernier livre qu'il n'ont pas écrit en général, ils parlent des morts qui ne peuvent les contredire et ensuite tout passe au pilon. Alors pas belle la vie des assistés de la CULTURE !!!!
a écrit le 01/10/2015 à 13:51 :
Il est normal de soutenir la "culture" pour acheter le vote des subventionnés cultivateurs de la "république". La farce continue. Ce pays est cuit...
a écrit le 01/10/2015 à 13:34 :
Je pense qu'il y a beaucoup plus important que le cinema !
a écrit le 01/10/2015 à 13:30 :
Bravo comme ça la concubine aura certainement un rôle

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