Budget : Pierre Moscovici presse le gouvernement de trouver un compromis
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À une semaine du vote de confiance du 8 septembre, le président de la Cour des comptes appelé les forces politiques à la responsabilité.
Reuters
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À une semaine du vote de confiance du 8 septembre, le président de la Cour des comptes appelé les forces politiques à la responsabilité.
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Un budget avant le 15 octobre. Interrogé sur LCI ce dimanche, Pierre Moscovici, président de la Cour des comptes; a rappelé l'exigence constitutionnelle qui impose au Parlement de disposer de 70 jours de débats budgétaires. « La France a besoin d'un budget dans les temps », a-t-il martelé, jugeant la situation financière du pays « pas critique, mais tout de même préoccupante ».
À une semaine du vote de confiance du 8 septembre, l'ancien ministre socialiste a appelé les forces politiques à la responsabilité : « Il faut absolument trouver les voies et moyens de ce compromis, de cette non-censure ». Pierre Moscovici a insisté sur la nécessité de ne pas faire de ce budget « celui dont rêve la droite ou celui dont rêve la gauche », mais bien un texte capable de rassembler une majorité de non-censure.
Le président de la Cour des comptes a souligné qu'un effort serait demandé aux plus aisés et aux retraités, reprenant un argument de François Bayrou. « Les actifs comme les retraités doivent payer davantage... Les retraités ne peuvent pas être à l'écart de l'effort », a-t-il affirmé. Pierre Moscovici a aussi écarté l'idée d'une austérité brutale : « Je ne veux pas de l'austérité subie pour mon pays ».
Le débat s'inscrit dans le sillage des déclarations de François Bayrou, qui a fait des 44 milliards d'euros nécessaires pour boucler le budget 2026 une ligne rouge politique. Pour le président de la Cour des comptes si les économies demandées aux Français étaient réduites de moitié, « la situation ne serait pas durablement améliorée ». D'où son insistance à mettre en place un compromis solide, capable de préserver la trajectoire des finances publiques.
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Sur les finances, il a répété que « les Français sont mûrs pour réduire la dette ». Il s'est dit convaincu que « plus la crise s'approfondit, plus ça coûte cher », exhortant l'exécutif à préparer dès maintenant l'échéance de 2027. « Le FMI ne viendra pas à Paris. Nous ne sommes pas du tout dans la situation de la Grèce que j'ai bien connue », a-t-il rassuré, tout en soulignant l'urgence de rétablir une trajectoire crédible.
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(Avec AFP)
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