Ce qu'il faut savoir sur le budget 2021 débattu à l'Assemblèe dès lundi

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Le ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire
Le ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire (Crédits : CHARLES PLATIAU)
Rebond de l'économie, réduction du déficit et de la dette, très petite réduction du nombre de fonctionnaires, plan de relance: voici les chiffres clés du projet de budget 2021 du gouvernement, dans l'arène de l'Assemblée à partir de lundi.

8%

C'est le rebond de croissance prévu par le gouvernement pour 2021 après une chute historique de 10% du produit intérieur brut (PIB) attendue cette année. Le gouvernement compte notamment sur le plan de relance de 100 milliards d'euros pour gagner 1,5 point de PIB l'an prochain.

"Cette prévision est soumise à des aléas importants" à cause de l'évolution sanitaire, prévient Bercy, avec pour corolaire que "le dynamisme de la consommation est incertain".

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6,7%

Après un déficit record de 10,2% du PIB cette année en raison des efforts déployés pour lutter contre la crise sanitaire et économique, le gouvernement envisage pour 2021 un fort repli du déficit public en proportion du PIB, en partie mécanique avec la reprise économique attendue l'an prochain.

Ce déficit restera toutefois élevé, à 6,7% du PIB, avec les dépenses prévues dans le plan de relance et dans le Ségur de la santé.

Même chose pour la dette publique, attendue à 116,2% du PIB en 2021, après son envol prévu à 117,5% cette année. Ce relâchement dans la maîtrise des comptes publics est permis par la suspension par Bruxelles des règles de sérieux budgétaire au niveau européen.

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100 milliards

C'est le montant du plan de relance, prévu pour deux ans et qui sera intégré dans une mission spécifique de ce projet de loi de finances pour 2021.

Il se décompose en 66 milliards de crédits, essentiellement budgétaires, et 20 milliards de mesures fiscales par la baisse des impôts de production. Y contribuent aussi la Sécurité sociale (6 milliards), l'Unedic (2 milliards), les Allocations familiales (1 milliard), la Banque des territoires (3 milliards) et Bpifrance (2 milliards). 42 milliards sur les 100 doivent être décaissés d'ici à la fin 2021.

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10 milliards

C'est la baisse prévue du montant des impôts de production payés par les entreprises et dénoncés de longue date par le patronat comme un frein à la compétitivité, en particulier dans l'industrie.

Cette mesure fiscale était dans les tuyaux du gouvernement bien avant la crise et elle passera par la réduction de moitié de la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), soit -7 milliards d'euros, et la baisse de moitié des impôts fonciers (CFE) pesant sur les sites industriels (-3,3 milliards).

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157

C'est le nombre de postes de fonctionnaires qui vont être supprimés, soit une quasi-stabilité par rapport aux 2,35 millions d'agents publics (Etat et opérateurs).

Concernant l'objectif déjà revu à la baisse de 10.000 à 11.000 fonctionnaires en moins d'ici à la fin du quinquennat, "nous allons devoir le revoir", a indiqué le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt.

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6,2%

C'est la croissance des dépenses des ménages prévue par le gouvernement pour l'an prochain après une chute de 8% cette année. La reprise sera très dépendante de la propension des Français à dépenser les 85 milliards d'euros accumulés pendant la crise sanitaire.

1,5%

C'est la hausse prévue l'an prochain du pouvoir d'achat des ménages après une "baisse inédite" de 0,5% anticipée pour 2020, a indiqué Olivier Dussopt.

68 milliards

Le déficit commercial de la France devrait se combler un peu l'an prochain mais il ne retrouvera pas de sitôt son niveau d'avant crise, après s'être creusé à 79 milliards d'euros en 2020.

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