Ces quatre bombes à retardement sur le budget des armées en 2021
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Budget des armées : c'est clairement l'histoire habituelle de l'édredon qui a dû mal à rentrer dans la valise
Charles Platiau
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Budget des armées : c'est clairement l'histoire habituelle de l'édredon qui a dû mal à rentrer dans la valise
Charles Platiau
Jusqu'ici tout va bien pour le budget 2021 des armées mais... l'édifice pourrait se lézarder quelque peu en raison de quatre bombes à retardement qui pèsent sur le prochain exercice : commande de Rafale supplémentaires et du porte-avions de nouvelle génération (PANG), réparation du sous-marin nucléaire d'attaque Perle, et, enfin surcoûts supplémentaires des opérations extérieures (OPEX) et des missions intérieures (MISSINT). C'est clairement l'histoire habituelle de l'édredon qui a dû mal à rentrer dans la valise... Mais cela va obliger le ministère, qui subit ces dossiers, à faire de la haute voltige avec un budget (39,2 milliards d'euros) certes en hausse (1,7 milliard) mais qui a déjà dû mal à tout faire rentrer. Sans compter bien sûr le contexte budgétaire très particulier de 2021, année des déficits record : la guérilla entre Bercy et Brienne pourrait reprendre pour raboter un budget, qui a souvent par le passé servi de variable d'ajustement. Va y avoir du sport...
Une commande de Rafale pourrait faire un gros "bang" sur le budget des Armées. Le ministère des Armées la prépare activement pour satisfaire l'armée de l'air, qui va perdre au total 18 avions en 2022. Cette commande pourrait être signée de façon simultanée avec celle de la Grèce, explique-t-on au ministère. Un contrat signé avec Athènes est attendu en décembre : 12 Rafale prélevés en 2021 dans la flotte de l'armée de l'air française et six autres directement sur la chaine de Dassault Aviation en 2022. Et comme un Rafale d'occasion coûte logiquement moins cher qu'un Rafale neuf, le ministère des Armées va devoir mettre la main à la poche pour recompléter la flotte de l'armée de l'air française. La facture se comptera assez rapidement en centaine de millions d'euros.
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A ce stade, les discussions entre Dassault Aviation et le ministère sont en cours. Le constructeur va-t-il racheter, via une cession remboursable en nature, à l'armée de l'air française les douze Rafale d'occasion, puis les mettre à niveau au standard souhaité par les Grecs pour les vendre à Athènes. Un troc qui ne dit pas son nom mais qui se fait de temps en temps entre les industriels et le ministère pour des opérations commerciales à l'export. Reste à savoir combien de Rafale neufs pourrait obtenir l'armée de l'air contre ses douze appareils d'occasion. Pour l'instant, l'avionneur ne serait pas très chaud par cette opération en raison de la garantie qu'il doit apporter à la Grèce sur des appareils qu'il ne connait plus forcément très bien. Ou bien la Grèce achète directement les Rafale d'occasion à la France et Bercy encaisse le chèque. A charge à l'Hôtel de Brienne de le récupérer...
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