CB, gaz, loyer, prêt... ce qui change au 1er juillet

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(Crédits : Ints Kalnins)
Baisse des tarifs réglementés du gaz, prime de risque revalorisée à 100 euros net pour 30.000 personnels des urgences, plafonnement des frais d'incidents bancaires pour certains clients, encadrement des loyers à Paris... Voici ce qui change lundi en France.

Prix du gaz

Les tarifs réglementés vont baisser de 6,8%, dans le sillage des cours sur le marché du gaz naturel.

Appliqués par Engie à quelque 4,3 millions de foyers, ces tarifs sont toutefois appelés à disparaître progressivement d'ici 2023, car jugés contraires au droit européen.

Allocations chômage

Les allocations chômage seront revalorisées de 0,7%, l'indemnité minimale passant ainsi de 29,06 à 29,26 euros par jour.

Cette hausse concernera environ 2,6 millions de personnes, soit près de 94% des demandeurs d'emploi indemnisés par l'assurance chômage.

Lire aussi : Allocations chômage : une toute petite revalorisation au 1er juillet

Congé paternité

Les pères d'un nouveau-né hospitalisé dans une unité de soins spécialisés pourront bénéficier d'un congé indemnisé de 30 jours calendaires consécutifs, à prendre dans les quatre mois suivant l'accouchement.

Ce nouveau droit s'ajoutera aux congés de naissance (3 jours) et d'accueil de l'enfant (11 jours).

Prime urgences

Les personnels non médicaux des services d'urgence (infirmier, aides-soignants...) et des Smur (ambulanciers) verront leur "indemnité forfaitaire de risque" revalorisée à 100 euros net.

Environ 30.000 agents hospitaliers bénéficieront de ce coup de pouce, principale mesure annoncée mi-juin par la ministre de la Santé Agnès Buzyn pour désamorcer un mouvement de grève national entamé mi-mars.

Frais bancaires

Les frais d'incidents bancaires (dépassement de découvert, rejet de prélèvement...) seront plafonnés à 20 euros par mois et 200 euros par an, pour les personnes "en fragilité financière" ayant souscrit à une "offre spécifique" garantissant des services de base pour 3 euros maximum par mois.

Fin 2018, 3,4 millions de personnes y étaient potentiellement éligibles, mais seulement 348.000 personnes en bénéficiaient, de sorte que le montant moyen des frais acquittés par ces clients "fragiles" s'est élevé à 300 euros l'an dernier.

Prêt immobilier

L'éco-prêt à taux zéro (Eco-PTZ), jusqu'alors réservé aux résidences principales construites avant 1990, sera étendu à tous les logements achevés depuis plus de deux ans.

Autres nouveautés: la durée maximale d'emprunt sera relevée de 10 à 15 ans et les travaux d'isolation des planchers bas (rez-de-chaussée) deviendront éligibles à ce financement.

Loyers plafonnés

Les loyers du parc privé vont de nouveau être encadrés à Paris, avec des "prix de référence", variant selon les quartiers, que les bailleurs ne devront pas dépasser de plus de 20%, sous peine d'encourir une amende de 5.000 à 15.000 euros.

Après une première tentative entre 2015 et 2017, annulée par la justice, ce deuxième plafonnement des loyers dans la capitale doit durer 5 ans "à titre expérimental" et s'appliquera à tous les baux signés ou renouvelés à partir de lundi.

Lire aussi : Trois questions pour comprendre l'encadrement des loyers

Circulation restreinte

Les voitures classées Crit'Air 5 ou non classées (essence avant 1997, diesel avant 2001) seront interdites de circuler en région parisienne, dans une "zone à faible émission" délimitée par l'A86, qui forme une boucle autour de Paris.

Dans la capitale, où ces véhicules étaient déjà bannis depuis 2017, la restriction sera étendue aux vignettes Crit'Air 4 (diesel avant 2006), du lundi au vendredi de 8H00 à 20H00.

Lire aussi : Patrick Ollier : "ZFE métropolitaine : il n'y aura pas de PV avant 2021"

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Commentaires
a écrit le 01/07/2019 à 9:19 :
20 cent d'euros / jour ! Si ce n'est pas du mepris ?
100 euros / mois pour les personnels exploites jusqu'a pas d'heures ?
Quant aux prix du gaz, inutile d'en parler. Les diverses augmentations passees sont largement dominantes malgre cette surprenante baisse des tarifs.
On sent l'executif au bout du rouleau.
Ca va finir par exploser.
Réponse de le 02/07/2019 à 12:46 :
Ces 20 cents par jour représentent 180 millions d'euros par an pour l'Etat. Je ne sais pas comment vous gérez votre budget, mais 29€, combinés aux autres aides disponibles dans ce genre de situation, c'est largement de quoi vivre et presque autant qu'un travail à mi-temps (le mien). Perso, je préférerais que tous ces chômeurs rendent un service citoyen à mi-temps en échange. L'assurance chômage prélevée sur mon salaire c'est 53.50€ par mois et si les chômeurs se trouvaient ou créaient un emploi pour éviter ce service citoyen, tout le monde serait gagnant (sauf ceux qui vivent grâce à cette histoire d'assurance chômage).
Pour le prix du gaz, je vous rappelle que cette énergie (comme toutes les autres utilisées actuellement) est polluante, génère des gaz à effet de serre et qu'on laisse la vraie facture aux générations futures qui vont bénéficier du changement climatique grâce à notre surconsommation.

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