Méga-bonus de Michel Combes: le Medef et l'Afep accentuent la pression sur le patron d'Alcatel-Lucent

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| Article publié le lundi 31 août 2015 à 10h30. Mis à jour à 13h56 et 16h32
Le Medef intensifie sa pression sur Michel Combes et son méga-bonus de près de 14 millions d'euros. Ce lundi après-midi, le Medef et l'Afep, ont décidé de solliciter l'avis du Haut comité de gouvernement d'entreprise, une instance fondée par ces deux acteurs qui vise à se prononcer sur le respect du code de gouvernement d'entreprise qu'ils ont rédigé.
Cette annonce reflète l'attitude critique adoptée par le syndicat patronale depuis la révélation de cette rémunération. Dès ce lundi matin, Thibault Lanxade, le vice-président du Medef, estimait sur RTL que ces sommes "sont d'autant plus choquantes que les résultats n'étaient pas, on va dire, au rendez-vous", ajoutant "comprendre" que les rémunérations du patron "choquent".
En outre, Thibault Lanxade a assuré que l'affaire n'allait pas en rester là. Il a indiqué que l'organisation patronale allait étudier le dossier.
Le président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), François Asselin, a aussi estimé, lundi sur LCI, que le versement d'une telle somme pouvait "paraître choquant". "C'est à des années lumière de ce que peuvent connaître les patrons de PME", a-t-il souligné.
Le gouvernement, à travers la voix de Michel Sapin, ministre des Finances, s'est également déclaré "choqué", appelant à "un peu de bon sens".
Face à cette polémique, Michel Combes, le directeur général d'Alcatel-Lucent, a déclaré lundi, dans une interview accordée aux "Echos", qu'il était "fier du travail accompli" à la tête de l'équipementier de télécoms.
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Pourtant, le méga-bonus de Michel Combes a beaucoup choqué : non seulement les syndicats, mais aussi Michel Sapin... et maintenant le Medef.
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Pour mémoire, Michel Combes va quitter mardi 1er septembre l'équipementier télécoms qu'il a dirigé et dont il a soutenu le rachat par Nokia. Il devrait empocher une prime de départ de 4,5 millions d'actions, ce qui représente 14 millions d'euros, d'ici à 2018.
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