Comment les « Millennials » perçoivent-ils le travail ?

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D'après le sondage, les jeunes salariés ont conscience de leur écart de points de vue avec leurs collègues: seuls 47% des moins de 35 ans considèrent que leur vision de la vie professionnelle est proche de celle de leurs collaborateurs.
D'après le sondage, les jeunes salariés ont conscience de leur écart de points de vue avec leurs collègues: seuls 47% des moins de 35 ans considèrent que leur vision de la vie professionnelle est proche de celle de leurs collaborateurs. (Crédits : Photo by rawpixel.com on Unsplash)
Comment le travail est-il perçu par la génération Y ou les « Millennials » dont tout le monde parle ? Globalement, les jeunes de 18-34 ans ont, semble-t-il, une perception du monde professionnel différente de celle de leurs aînés. Tombés dans un monde du travail en crise, ces salariés partagent, pour la plupart, des caractéristiques similaires : une vision plutôt pessimiste du monde professionnel ; un environnement de travail qui peine à les satisfaire et, en parallèle, une volonté affirmée de concilier leur vie privée avec leur vie professionnelle. Une enquête Domplus-BVA-La Tribune fait un focus sur ces profils de travailleurs.

Chômage de masse, crise économique, robotisation des tâches... Le moins que l'on puisse dire c'est que la période n'est pas la plus accueillante pour les jeunes salariés qui entrent dans le monde du travail. Et l'un des premiers constats de l'étude menée par Domplus-BVA (*) montre l'adéquation entre leur perception de l'environnement professionnel et le contexte actuel. 86% des interrogés se disent préoccupés par leurs ressources financières et 80% par leur carrière professionnelle. Pis encore, 82% des moins de 35 ans considèrent qu'il est difficile de réussir sa vie professionnelle et seuls 58% d'entre eux se disent optimistes quant à leur avenir professionnel. « Ce qui n'est pas une surprise », explique Arnaud Vallin, sociologue chez Domplus. L'entreprise qui accompagne et coache à distance des salariés fait souvent face à un discours pas très optimiste.

« La vision de l'environnement professionnel est souvent critique. Ce qui revient c'est une forme de fatalisme 'on doit faire avec'. Les jeunes sont soucieux tant lors de leur entrée en emploi qu'après, lorsqu'ils sont en poste. »

Des divergences de points de vue employeurs / employés

En parallèle à une vision critique de l'environnement de travail, les jeunes salariés se montrent davantage insatisfaits de leur vie professionnelle que leurs aînés : le taux de satisfaction atteint 64% chez les moins de 35 ans contre 80% en moyenne pour les autres générations.

Et si ces jeunes salariés semblent moins tolérants, c'est peut-être aussi parce que leur vision du travail diverge de celle de leurs collaborateurs plus âgés.

« Souvent, dans le discours des employeurs, on retrouve une incompréhension. Ils pensent qu'il n'y a plus d'engagement envers l'entreprise chez les jeunes salariés. Mais ce n'est pas ça, c'est simplement qu'il est différent », précise Arnaud Vallin.

Quête de sens dans leur travail, refus d'effectuer des tâches de manière industrialisée, intérêt pour mener des « projets » plutôt que des missions sur le long terme sont autant de tendances qui émergent du côté des jeunes travailleurs.

| Lire aussi : Lassés de leur « bullshit job », les cadres désertent les open space

Dans une précédente étude menée pour Domplus (**), 58% des jeunes salariés estimaient que travailler représentait avant tout une source d'épanouissement personnel.

« Le milieu social est fortement lié à la vision du travail des jeunes »

Une nuance est à faire cependant :

« Le milieu social est fortement lié à la vision du travail de ces jeunes salariés », constate Arnaud Vallin.

Globalement, plus le niveau de diplôme est élevé, plus l'activité professionnelle est considérée comme un moyen de s'épanouir personnellement et plus les salariés se montrent enthousiastes à l'idée d'exercer plusieurs métiers au cours de leur vie. A contrario, pour les jeunes qui ne sont pas cadres ou qui ne possèdent pas un niveau de qualification très important, l'apport financier est plus davantage pris en compte. Les chiffres le prouvent puisque pour 71% des moins de 35 ans, le salaire est l'élément qui compte le plus dans les choix professionnels. L'ambiance de travail, pour 62% des interrogés, et la nature ou le contenu des tâches effectuées, pour 45%, arrivent ensuite dans les motivations des choix.

« Et là encore, ce sont des visions qui changent selon l'âge des salariés », assure Arnaud Vallin. Ces jeunes travailleurs réfléchissent davantage "développement personnel" que leurs aînés. Une précédente étude (**) affirme que pour 75% des jeunes interrogés, il est primordial d'exercer une activité professionnelle qui les passionne. Enfin, autre divergence liée à l'âge: la relation avec les collègues qui est primordiale pour 67% des jeunes salariés mais davantage pour leurs aînés.

La distinction entre vie privée et vie professionnelle fondamentale

Pour les jeunes salariés, la volonté de concilier vie privée et vie professionnelle est également prioritaire. A défaut d'être optimistes du côté de leur travail, c'est du côté personnel, qu'ils semblent porter le plus d'espoir (à 73%). Et c'est sans doute une explication à leur forte tendance à vouloir préserver cette vie privée. Pour 88% des interrogés, il est indispensable d'établir une frontière entre les deux. Paradoxalement, si la volonté est forte, la mise en pratique est compliquée pour bon nombre d'entre eux :

« On aurait tendance à croire que les jeunes savent gérer et délimiter ce qui est lié à la vie privée de ce qui relève plutôt de leur vie professionnelle. Or, la frontière est floue », relève Arnaud Vallin.

56% des jeunes jugent qu'il est difficile aujourd'hui de séparer les deux ; ils sont 54% à effectuer des tâches personnelles pendant leur travail et à l'inverse, 45% à effectuer des tâches professionnelles pendant leurs jours de repos.

« Les salariés plus âgés ont des réflexes plus normalisés et s'attachent à des moyens davantage institutionnalisés. » Le lieu de travail ou encore le fait de travailler en poste participent à faciliter la séparation vie privée et vie professionnelle.

« Même si, aujourd'hui, avec la hausse des emplois tertiaires et les nouvelles technologies, de plus en plus de salariés de tous âges sont amenés à franchir la frontière », ajoute Arnaud Vallin.

De fortes attentes sur les entreprises

Enfin, les attentes des moins de 35 ans envers l'implication et l'adaptation des entreprises à leur vie personnelle sont plus fortes que celles de leurs aînés. Pour 84% des interrogés, il est important que les employeurs prennent en compte leur vie personnelle. Là encore, cette vision n'est pas comprise du côté des entreprises, selon Arnaud Vallin.

« Pour beaucoup d'entre eux, la considération de la vie privée des salariés n'est pas encore comprise comme faisant partie intégrante de leur mission. »

Cependant, le sociologue relève une certaine logique dans le point de vue des salariés. Et ce, notamment en comparant les statistiques aux demandes de terrain de Domplus.

« La mutuelle, la prévoyance, les avantages sociaux et autres tickets restaurants par exemple, ce sont des points sur lesquels les salariés se questionnent et auxquels ils portent beaucoup d'importance. Pour ces publics, que l'entreprise traite ainsi de ce qui est du domaine privé, ça paraît normal, c'est complètement intérioriser. »

Un décalage entre employeurs et employés qui peut s'expliquer, selon Arnaud Vallin, par le caractère récent de la séparation vie privée/vie professionnelle. « Avant il y avait une distinction forte entre le lieu de vie et le lieu de l'exercice d'une profession ». Aujourd'hui, la tendance semble donc s'inverser pour cette génération de travailleurs, qui n'a pas fini d'étonner.

____

(*) L'enquête Domplus-BVA en partenariat avec La Tribune a été réalisée par Internet auprès d'un échantillon de 1.002 Français, représentatif de la population française âgée de moins de 35 ans, dont 735 jeunes actifs en emploi, interrogés du 12 au 16 janvier.

(**) Une enquête en ligne Domplus-Génération Cobay « Que du bonheur » effectuée avec l'association de jeunes militants Génération Cobaye en Décembre 2015 (diffusée en 2016).

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Commentaires
a écrit le 03/02/2018 à 18:22 :
Les changements des habitudes de travail, la flexibilisation, tout ca ce n'est pas "la génération 1990" qui l'a décidé, ils ne font qu'accepter ce que la génération 1980 a fait pour eux, qui eux même ont accepté ce que la génération 1970, ect...

Cela viendrait d'eux s'il y avait eu une véritable revendication de cette génération en particulier (dans le cadre d'un mouvement générationnel comme les années 68, par exemple).

C'est bien la génération qui subit la transformation que le contraire. Cela ne vient pas d'eux. Penser que la flexibilisation du marché du travail vient des 1990 est faux. Ils ne font qu'appliquer un train de réforme qui est là depuis bien avant et est nécessaire dans le cadre de la mondialisation et de la monnaie unique.

Je rappel que la "mondialisation" a été mise en place dans les années 1970. D'ailleurs on parle de "crise" à la TV, sans interruption, depuis cette date.

Bref, vraiment, rien de générationnel. Les jeunes vingtenaire n'ont aucune influence, aucune prise, qui leur soit propre. D'autant que l’augmentation stricte des inégalités fait connaître une résurgence de la classe sociale.

L'analyse générationnel doit laisser la place à l'analyse en terme de classe sociale qui redevient pertinente avec l’augmentation stricte des inégalités depuis un certain temps.

D'ailleurs les récents événements montre bien une polarisation de l’électorat entre ceux a qui la mondialisation n'a rien apporté (soit stagnation, soit au pire diminution du niveau de vie) et ceux qui ont profité de la main d’œuvre bas marché pour réorienter le bénéfice de l'entreprise vers leur poches.
a écrit le 03/02/2018 à 18:10 :
Vous les appelez les "millenials" mais les véritables 2000 sont quelque part au lycée et la plus part des fin de la décennie 90 sont encore étudiant.

Donc il s'agit des vieux 1990 (et plus 1990 que 2000) du millénaire dernier.

Ensuite, je doute qu'il y ait réellement une rupture générationnelle; en fait la société évolue (ou est forcée d'évoluée) dans un même mouvement : Ce n'est pas propre aux millénials (ils ne sont pas passés le mot), il ne font, comme tout le monde, que ce que la société attend d'eux.

L'analyse générationnelle est non pertinente car il n'y a eu aucun événement qui a touché une "génération" et pas l'autre. Le changement de l'économie (ou la crise) affecte tout le monde donc bon... Pas de mouvement sociaux majeurs touchant uniquement une génération, pas de technologie ne touchant qu'une génération (oui, internet, c'est vieux maintenant bien plus vieux que les 90').
a écrit le 02/02/2018 à 9:21 :
"Comment les « Millennials » perçoivent-ils le travail ?"

Parallele :

Les recours aux prud’hommes en chute libre depuis 2009 :
La diminution des requêtes est préoccupante car elle résulte, pour partie, de la « complexification de la procédure, qui crée des problèmes grandissants pour saisir les juridictions », affirme Didier Porte, membre (FO) du Conseil supérieur de la prud’homie.Enfin, Gérard Behar, conseiller prud’homal (CFE-CGC) à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), pense que le dépérissement des contentieux est à mettre en relation avec l’émergence d’une nouvelle catégorie de salariés, « jeunes, qui changent facilement d’entreprises et qui ne se syndiquent pas du tout ».« Il se peut qu’à l’avenir, cette évolution à la baisse du nombre d’affaires se poursuive, voire s’accentue, puisque le plafonnement des indemnités, prévu dans les ordonnances de septembre 2017 réformant le code du travail, peut dissuader des salariés ayant peu d’ancienneté de saisir le juge prud’homal d’une contestation », commente Pierre Bailly, doyen honoraire de la chambre sociale de la Cour de cassation.
Réponse de le 03/02/2018 à 14:14 :
Suite à la réforme Dati de 2008 e nombre de conseils prudhommaux est passé de 271 à 210, et évidemment le nombre de juges à suivi la même pente. Dans certains coins il faut faire plus de 60km pour aller au tribunal le plus proche.

D'autre part, le délai moyen d'une affaire est passé de 13 mois à 15, en région parisienne il faut plus de deux ans.

Pour terminer, l'état a été condamné à plusieurs reprises pour dysfonctionnement du service public de la justice.
Pour rappel le budget de la justice a été amputé de 110 millions l'année dernière (vous comprenez maintenant l'état des prisons...) et restera (par habitant) en 2018 deux fois plus faible que celui de l'Allemagne ou l'Angleterre et trois fois plus faible que celui de la Suisse .

On saisit ici la perversion du système, et on comprend que ce qui cause la chute des saisies des prudhommes c'est la non accessibilité et les délais et non pas les conflits.
Ce qui pose problème c'est que quand les conflits du travail ne pourront plus se résoudre devant des tribunaux, ils seront tranchés par l'agression physique.
Réponse de le 03/02/2018 à 14:15 :
Suite à la réforme Dati de 2008 e nombre de conseils prudhommaux est passé de 271 à 210, et évidemment le nombre de juges à suivi la même pente. Dans certains coins il faut faire plus de 60km pour aller au tribunal le plus proche.

D'autre part, le délai moyen d'une affaire est passé de 13 mois à 15, en région parisienne il faut plus de deux ans.

Pour terminer, l'état a été condamné à plusieurs reprises pour dysfonctionnement du service public de la justice.
Pour rappel le budget de la justice a été amputé de 110 millions l'année dernière (vous comprenez maintenant l'état des prisons...) et restera (par habitant) en 2018 deux fois plus faible que celui de l'Allemagne ou l'Angleterre et trois fois plus faible que celui de la Suisse .

On saisit ici la perversion du système, et on comprend que ce qui cause la chute des saisies des prudhommes c'est la non accessibilité et les délais et non pas les conflits.
Ce qui pose problème c'est que quand les conflits du travail ne pourront plus se résoudre devant des tribunaux, ils seront tranchés par l'agression physique.
Réponse de le 03/02/2018 à 18:09 :
@ sans oublier que

Exact.

On peut rappeler aussi l’instauration d’un timbre fiscal de 35 €, décidée par le Gouvernement Sarkozy en 2011 et supprimé dans le projet de loi de finances de 2014 par Taubira.
a écrit le 02/02/2018 à 5:48 :
Il manque la volonté de casser les vieux codes qui visent a faire rentrer les salariés dans un moule qui est un frein au développement intellectuel et a l'évacuation du stress. Aujourd"hui on vien au taffe avec des tee-shirt tête de mort et on peut être grossier a volonté. Evidement, les chemise sont en train de disparaitre.
a écrit le 01/02/2018 à 15:06 :
il y a autant d'engagement, mais il est ' different'!!!
quelle periphrase!!!!!!!
j'ai un ami qui a demande a un jeune fraichement embauche d'aller lui remettre un classeur sur une armoire......... il a repondu ' c'est pas dans mon contrat de travail'
peut etre qu'a force d'avoir des profs qui leurs disent qu'ils ont des droits et des acquis, mais aucun devoir, ca n'aide pas.......
cela dit de moins en moins en veulent, donc ils sont obliges de se debrouiller tt seuls en uberisant leur poste, et la ils decouvrent que la vraie vie est pire que tt ce qu'on avait pu leur annoncer!
Réponse de le 01/02/2018 à 19:41 :
@ Churchill

Votre exemple est «  rare »
Cependant vous avez «  des personnes «  managers » qui exploitent des jeunes diplômes comme des «  citrons »
Les rabaissent , leur donne aucune chance , par contre utiliser « ces jeunes » ne posent aucun problème pour leur éthique et leur conscience...
Est ce que il y a que «  des entreprises avec des gens comme ça ? Où il existe aussi des gens biens ?
Réponse de le 01/02/2018 à 20:40 :
J'ai eu des employé(e)s X, Y et Z et leur ''philosophie'' n'est pas toujours en phase avec l'autorité en place et les priorités d'entreprise... et ça demande quand même un coaching soutenu que d'autres n'ont pas de besoin. On va me rétorquer le laïus habituel qu'il ne faut pas généraliser et que toutes les générations se ressemblent... et ce n'est pas le cas du tout.

Le contexte actuel est bien différent... beaucoup de jeunes aujourd'hui sont plus scolarisés et mondialisés (pour ce que ça veut dire vraiment), ils/elles sont de futurs héritiers de leurs parents (et ils le savent), leur ''vision'' du monde est plus égocentrique et leurs opinions plus volatiles, ils/elles ont peu d'identité nationale et se raccrochent à des idées magiques d'une technocratie moderne comme si on adorait la futilité constante d'une vie divertissante mais sans engagement et sans contenu.

À ce stade de l'évolution, je préfère l'intelligence artificielle... où il y a plus d'avenir... pour l'humanité.
Réponse de le 01/02/2018 à 21:12 :
@Blake & Mortimer
Merci pour votre témoignage
Je suis d’accord avec vous.
Les millenials catégorie 1 est le produit de ce monde( c’est eux que vous décrivez)
Les millenials catégorie 2 est ceux que moi je décris .
L’intelligence artificiel
C’est le remplacement «  humain » par des logiciels et robots.

J’aimerais juste que l’humain soit humain
Est ce tellement difficile ??
a écrit le 01/02/2018 à 10:23 :
"pour 75% des jeunes interrogés, il est primordial d'exercer une activité professionnelle qui les passionne"

Exactement l'inverse de ce que le néolibéralisme propose, Macron veut qu'on devienne tous encodeurs et Gattaz veut qu'on devienne tous maçons.

D'un autre côté il est vrai qu'une économie aussi rétrograde du fait de ces inégalités majeurs peut difficilement proposer mieux.
a écrit le 01/02/2018 à 10:04 :
J'imagine que cette enquete est franco-francaise. Pour celui qui se balade de par le monde, aujourd'hui peut constater que cette "tranche d'age" accepte ailleurs les regles du boulot sans rechigner. Celle, ou celui qui n'est pas d'accord se tire ailleurs. (Tres rare tout de meme).
Il y a plethore de "jeunes" tres qualifies n'attendant qu'une place pour s'y lover.
a écrit le 01/02/2018 à 8:40 :
Ce doit être un génération Y qui a rédigé l'article "c'est complètement intérioriser. " Faute ! c'est ... intériorisé
a écrit le 01/02/2018 à 7:52 :
Encore un article sur les millenials. C'est une génération comme une autre . D'ailleurs finalement ils me paraissent assez en phase avec l'évolution de la société, donc assez pragmatiques.
a écrit le 01/02/2018 à 7:05 :
Les millenials sont divisés en deux catégories : vous faites référence à laquelle ?

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