Comment mesurer le dynamisme entrepreneurial ?

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Près d’1 Français sur 3 de plus de 18 ans (15 millions de personnes) s’est engagé, à un moment ou à un autre, dans une démarche entrepreneuriale
Près d’1 Français sur 3 de plus de 18 ans (15 millions de personnes) s’est engagé, à un moment ou à un autre, dans une démarche entrepreneuriale (Crédits : <small>RedBull Stratos / YouTube</small>)
Pour mesurer le dynamisme entrepreneurial tricolore, l'Agence France Entrepreneur créé l’Indice Entrepreneurial Français. Son objectif est double : identifier les freins et les leviers permettant de stimuler la culture entrepreneuriale et favoriser la création d’entreprises.

L'entrepreneur est une superstar ! A l'occasion de la 23ème édition du Salon des entrepreneurs qui se tient ce mercredi au Palais de Congrès à Paris, les très nombreuses initiatives en faveur de l'entrepreneuriat tentent d'attirer la lumière. Lancé par l'ex-Agence pour la création d'entreprises (APCE) devenue le 1er janvier l'Agence France Entrepreneur, avec le soutien de Pôle emploi, de la Fondation d'entreprise MMA des Entrepreneurs du Futur et le concours de TMO Régions, l'Indice Entrepreneurial Français mesure le dynamisme entrepreneurial en France et son évolution au fil des années.

Son objectif est double : identifier les freins et les leviers permettant de stimuler la culture entrepreneuriale et favoriser la création d'entreprises, devenue le "couteau suisse" permettant de lutter contre le chômage de masse - près de 6 millions de personnes sont actuellement inscrites à Pôle emploi - et de favoriser l'intégration sociale. Lors de ses voeux aux acteurs de l'entreprise et de l'emploi dans l'hémicycle du Conseil économique, social et environnemental, François Hollande a notamment évoqué sa volonté de soutenir l'entrepreneuriat.

Quatre profils différents

Concrètement, cet indice inspiré de l'Indice Entrepreneurial Québécois mis en place en 2009 par la Fondation de l'entrepreneurship du Québec, appréhende l'ensemble de la chaîne entrepreneuriale en établissant la typologie suivante : les " intentionnistes " qui ont l'intention de créer ou de reprendre une entreprise ; les " porteurs de projet " ayant engagé des démarches pour créer ou reprendre une entreprise ; les " entrepreneurs " qui sont les dirigeants ou associés travaillant dans l'entreprise qu'ils ont créée et les " fermetures "  qui font référence aux personnes ayant créé et dirigé une entreprise aujourd'hui fermée ou cédée.

L'indice entrepreneurial correspond au nombre de personnes positionnées dans au moins une de ces quatre catégories. Parmi les 1.700 personnes interrogées, 32 % indiquent  se trouver ou s'être trouvées à un moment sur le chemin entrepreneurial. Précisément, 21 % d'entre elles ont l'intention de créer ou reprendre une entreprise ; 7 % témoignent avoir engagé des démarches pour créer ou reprendre une entreprise au cours des douze derniers mois ; 10 % sont actuellement entrepreneur et 14 % ont créé ou dirigé une entreprise qu'il a depuis vendue ou fermée.

Quelles sont leurs motivations ? L'entrepreneuriat véhicule un certain idéal. Pour 68 % des personnes interrogées, toutes professions confondues, un entrepreneur se définit notamment comme un professionnel autonome dans son travail, rémunéré à la hauteur de son engagement (67 %), conduisant un projet dans son intégralité (63 %) et réalisant ses rêves (62 %).

Améliorer la culture entrepreneuriale

Cet indicateur permet également d'améliorer la culture entrepreneuriale en France. Selon cet indice, si 45 % des Français interrogés se situent en dehors du processus entrepreneurial et n'ont donc jamais songé à la possibilité de créer une entreprise, 24 % d'entre eux n'envisagent pas de se lancer par peur de l'échec. Ils sont 17 % à évoquer leur crainte des démarches administratives, jugées trop complexes, et 16 % attestent de leur préférence pour la sécurité de l'emploi d'un poste salarié. Pour les Français qui correspondent au profil des " intentionnistes ", les démarches administratives restent la crainte majeure pour finaliser leur projet. Espérons que les nouvelles mesures de simplification annoncées ce mercredi par Manuel Valls, le Premier ministre, les rassureront.

" Au-delà de l'Indice Entrepreneurial, l'identification des freins et craintes exprimées selon les différentes catégories des Français nous permet désormais de construire de nouvelles pistes de travail pour répondre au mieux à chaque Français sur son rapport à l'entrepreneuriat et encourager ainsi son potentiel de création » précise  Dominique Restino, le Président de l'Agence France Entrepreneur.

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Commentaires
a écrit le 03/02/2016 à 15:35 :
Cette démarche n'a aucun sens, sinon essayer de véhiculer des fausses idées pour faire avancer ses revendications. 21% des personnes interrogées ont l'intention de créer ou reprendre une entreprise. Tout le monde peut répondre oui en rêvant à cela. Mais combien iront plus loin que ce rêve. C'est très facile de dire vouloir créer une entreprise mais passer à l'acte c'est autre chose. D'ailleurs les chiffres suivant traitant de ceux ayant accomplis une démarche sont beaucoup plus faibles. ET ils remontent quand on abordent ceux qui ont vendu ou fermé une entreprise. J'imagine que dans ce dernier chiffre il y a plus d'entreprises fermées suite à un échec, voir même des entreprises n'ayant pas dépassées les premières étapes de la création.
a écrit le 03/02/2016 à 9:11 :
Il serait intéressant aussi de mesurer le dynamisme de l'administration et sa capacité à favoriser l'entrepreneuriat et au delà la réussite du Pays !!!

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