Consommation morose : l'objectif de croissance 2025 du gouvernement vire au casse-tête
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Le ministre de l'Economie Eric Lombard.
Reuters
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L'économie française démarre l'année 2025 au ralenti. Après un léger repli au dernier trimestre 2024 (- 0,1 %), la croissance du produit intérieur brut (PIB) devrait rester atone (0,1 %) au premier trimestre, selon la dernière livraison de l'Insee dévoilée ce mercredi 30 avril. Cette estimation reste conforme à la note de conjoncture de printemps. Le gouvernement Bayrou a déjà révisé la croissance tricolore de 0,9 % à 0,7 % pour 2025 en raison de la guerre commerciale enclenchée par Donald Trump et du choc d'incertitude.
Pour les économistes interrogés, la cible de l'exécutif semble encore atteignable. « Avec 0,2 % de croissance au deuxième et au troisième trimestre également, et 0,3 % au quatrième », explique l'économiste d'Allianz Maxime Darmet, il est possible de parvenir à 0,7 % en 2025. De son côté, Olivier Redoulès, de COE Rexecode estime qu'il faut faire « 0,2 % par trimestre » jusqu'à la fin de l'année pour parvenir à 0,7% en 2025. Même son de cloche du côté de l'Insee : « Pour arriver à + 0,7 % en 2025, il faudrait + 0,2 % par trimestre à partir du deuxième trimestre. » Mais plusieurs indicateurs montrent aussi que cet objectif pourrait s'avérer difficile.
Par composante, la consommation des Français a fait du surplace au cours du premier trimestre (0 %). L'absence de budget jusqu'à la mi-février et les annonces tonitruantes du chef d'État américain ont plongé les consommateurs dans un épais brouillard. Dans l'alimentaire ou les biens manufacturés, les dépenses sont même en repli entre janvier et mars.
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Toujours du côté de la demande, l'investissement des ménages, des entreprises et des administrations publiques ont également enregistré une chute. Quant au commerce extérieur, sa contribution au produit intérieur brut est également négative (- 0,4 point). Les exportations ont flanché nettement (- 0,7 %) tandis que les importations ont accéléré (+ 0,4 %).