Guerre commerciale : l'OFCE dégrade ses prévisions de croissance pour 2025
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Dans l'industrie, les carnets de commandes sont en chute libre.
Reuters
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Article publié le 08/04 à 20 heures et mis à jour le 09/04 à 8 heures avec les prévisions de l'OFCE
La guerre commerciale va-t-elle précipiter la France dans la récession ? Après la tempête financière du début de semaine, les clignotants passent au rouge les uns après les autres. L'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) a dégradé sa prévision de croissance à 0,5% du PIB pour 2025 contre 0,8% à l'automne dernier. En cause, le grand brouillard provoqué par les droits de douane de Donald Trump et la consolidation budgétaire. S'agissant des finances publiques, le centre de recherches table sur un déficit de 5,5% en 2025 après 5,8% en 2024. Les effets de l'assouplissement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne( BCE) devraient être contrebalancés par la rigueur budgétaire du gouvernement Bayrou.
La France échappe à la récession pour l'instant
De son côté, la Banque de France ne semble pas inquiète pour le premier trimestre. La croissance du produit intérieur brut (PIB) devrait accélérer de 0,2 % entre janvier et mars après -0,1 % au quatrième trimestre 2024, selon la dernière enquête mensuelle de conjoncture. C'est légèrement mieux que ce qui était anticipé auparavant (entre 0,1 % et 0,2 %) sur le début de l'année. En révisant légèrement à la hausse le premier trimestre, la Banque de France écarte provisoirement le spectre d'une récession. Il faut en effet techniquement deux trimestres consécutifs d'activité en repli pour considérer qu'une économie est dans une spirale négative.
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Cette légère révision à la hausse ne présage cependant pas de la suite. Pour cette enquête, les entreprises ont été interrogées entre le 27 mars et le 3 avril. Or, le président américain a détaillé le montant des taxes qu'il voulait imposer au monde entier le 2 avril au soir. « C'est une photo de l'économie française juste avant le choc du 2 avril [..] La limite de cette enquête est que les anticipations sont à prendre avec précaution car elles ne prennent donc pas en compte les hausses de droits de douane », a détaillé le directeur de la Banque de France, Olivier Garnier, lors d'un point presse.