"L'Etat pourrait ne plus garantir la dette de l'Unedic" menace Gattaz (Medef)

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(Crédits : © Benoit Tessier / Reuters)
Le "patron des patrons" ne veut pas entendre parler de surtaxation des contrats courts : il s'exprimait ce matin sur Radio Classique alors que vont se rouvrir les négociations sur l'assurance chômage entre organisations patronales et syndicales.

Alors qu'hier soir, La Tribune analysait les points chauds de la négociation sur l'assurance chômage qui vient de se rouvrir entre organisations patronales et syndicales, ce matin Pierre Gattaz, le président du Medef, exprimait ainsi sa position sur Radio Classique:

"On pourrait imaginer, et certains poussent à ça, que l'Etat ne garantisse plus la dette [de l'Unedic, l'organisme paritaire qui gère l'assurance chômage] à un moment donné. Pourquoi pas. C'est bien pour ça qu'aujourd'hui et dans les semaines qui viennent, il faut prendre nos responsabilités, regarder le système d'assurance chômage pour qu'il soit beaucoup plus efficace, efficient, qu'il fonctionne mieux, et qu'on réduise progressivement le déficit."

Sur une nouvelle convention d'assurance chômage entre partenaires sociaux, il ajoutait:

"Les négociations sont compliquées. Il y a 30 milliards de dette, 4 milliards de déficit annuel, il faut qu'on prenne nos responsabilités. Nous avons décidé au Medef de négocier, de tenir, plutôt que de courir."

Mais c'est bien la sempiternelle question des contrats courts qui devrait être au cœur des tractations. A cet égard, les propos de Pierre Gattaz ne sont pas très rassurants pour les syndicats. "Il ne faut surtout pas taxer les contrats courts", avait-t-il lancé mardi 15 février, ce matin, il met les points sur les "i":

"La surtaxation des contrats courts reste une ligne rouge: ça ne sert à rien".

CDD et intérim responsables d'un trou de 11 milliards d'euros

Or, le problème avec les contrats courts, c'est leur coût très élevé pour l'assurance chômage. Le nombre de CDD et autres contrats courts a explosé avec une augmentation du même ordre des allers et retours que cela implique pour les personnes concernées entre un emploi et le chômage. Les cotisations chômage versées pour les seuls salariés en CDD et en intérim sont de ... 11 milliards d'euros inférieures aux allocations qu'ils perçoivent. Et 39% des allocataires de l'assurance chômage le sont à la suite de la fin d'un CDD.

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(Avec AFP)

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a écrit le 17/02/2017 à 15:06 :
Assez de rustines et de rafistolages, liberalisation de l'assurance chomage dans le secteur privé et il n'y aura plus d'abus ni de déficits, quant a ceux a cumulent les petites phase de pseudo-travail pour vivre aux depens des cotisations des autres, ils ens eront pour leurs frais, responsabilisation individuelle !
Réponse de le 17/02/2017 à 22:55 :
Vous avez sans doute mal lu l'article. Ce sont les entreprises qui utilisent le système de l'unedic pour optimiser leurs masses salariales avec les contrats courts, entendez réduire. Le déficit vient bien du fait que les entreprises ne veulent pas payer pour un système dont elles profitent.
a écrit le 16/02/2017 à 11:56 :
Seul Macron a une solution pour l'UNEDIC !
a écrit le 16/02/2017 à 10:41 :
C'est donc bien l'UNEDIC qui finance la flexibilité voulue par le MEDEF et les entreprises via les CDD ! le système est identique pour les intermittents du spectacle !
Et c'est bien facile après de faire porter le chapeau à cet organisme.
La question à poser est : qui finance la flexisécurité ?
La paritarisme en France est aussi un échec à cause du MEDEF !
a écrit le 16/02/2017 à 9:29 :
L’État pourrait aussi arrêter, par exemple, de couvrir les fournisseurs d’accès à la téléphonie concernant les risques liés à la surexposition professionnelle aux micros ondes aussi non ?

L’État pourrait également arrêter de subventionner massivement les multinationales également aussi tant qu'à faire ?

L’État pourrait emprunter directement à la banque nationale sans avoir à passer par un intermédiaire inutile et couteux privé ?

Mais non le medef ne veut pas de bien aux salariés qui pourtant font tourner ses quelques entreprises représentées. Donc le medef veut continuellement le beurre, l'argent du beurre et le c.. de la crémière. Ce que nos politiciens lui offrent régulièrement.
Réponse de le 16/02/2017 à 15:03 :
Vous oubliez les fraudes connues et reconnues des majors du B.T.P., que l'état n'a pas les moyens ni la volonté de faire rentrer dans le rang, les "aides à l'emploi" qui n'ont servies qu'à enrichir de qq milliards les patrons de la G.D.... Et donc: vous avez oubliez "avec le sourire du crémier!"
Réponse de le 16/02/2017 à 16:14 :
C'est pas vraiment que j'en oublie c'est que si je devais tout écrire il me faudrait la journée voir certainement bien plus...

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