Coronavirus : l'hôpital de campagne à Mulhouse sera prêt ce lundi

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On a réalisé une grosse opération logistique avec la conception, la validation, l'acheminement et le déploiement dans des délais contraints : 24 heures pour être désignés, 24 heures pour être acheminés, 48 heures pour être déployés, calcule le chef d'escadron Nicolas, chef des opérations du RMED de La Valbonne.
"On a réalisé une grosse opération logistique avec la conception, la validation, l'acheminement et le déploiement dans des délais contraints : 24 heures pour être désignés, 24 heures pour être acheminés, 48 heures pour être déployés", calcule le chef d'escadron Nicolas, chef des opérations du RMED de La Valbonne. (Crédits : Olivier Mirguet)
REPORTAGE. Le service de santé des armées va mettre en service son élément militaire de réanimation, conçu et construit en cinq jours sur le parking du centre hospitalier régional de Mulhouse. Ses 30 lits de réanimation vont délester ceux de l'hôpital civil, saturé.

Le parking du centre hospitalier Emile Muller a pris des allures de camp militaire, ce week-end à Mulhouse. Afin de délester les services de réanimation saturés en pleine crise du coronavirus, les militaires du Régiment Médical (RMED) de La Valbonne ont installé des tentes qui abriteront 30 lits de réanimation. Les tentes de cet élément militaire de réanimation, conçu dans un format inédit, couvrent une emprise de 1.000 m2.

"En temps normal, nos hôpitaux de campagne accueillent des blessés de guerre et des blessés chirurgicaux. Le défi consiste à adapter nos structures à des patients atteints du Covid, qui nécessitent une prise en charge respiratoire. Nous montons une structure ad-hoc, comparable au centre de traitement des soignants qu'on a envoyé en Guinée à Conakry en 2015 lors de la crise d'Ebola", explique le médecin principal Antoine, directeur des opérations pour le montage de la structure à Mulhouse.

Dimanche après-midi, sous les tentes au plafond bas, les équipes étaient encore occupées à installer des lits, des matelas, des équipements électriques, dans un ballet de tire-palettes et de chariots élévateurs. Lundi matin, les tentes seront prêtes avec leurs équipements médicaux (eau, oxygène, chauffage). Il reviendra aux médecins militaires de valider le concept, sous la responsabilité du médecin général Jacques Escarment. Ce général de deuxième section, rappelé pour cette mission, a été directeur de l'hôpital Desgenettes à Lyon. Il est anesthésiste réanimateur de formation. Les premiers patients seront accueillis en début ou en milieu de semaine.

"Configuration particulière"

Critiqué pour son délai de mise en action depuis l'annonce le 16 mars par Emmanuel Macron de l'installation de cet hôpital militaire, le service de santé des armées se justifie en insistant sur la "configuration particulière" à Mulhouse. "On a réalisé une grosse opération logistique avec la conception, la validation, l'acheminement et le déploiement dans des délais contraints : 24 heures pour être désignés, 24 heures pour être acheminés, 48 heures pour être déployés", calcule le chef d'escadron Nicolas, chef des opérations du RMED de La Valbonne.

La chaîne de ravitaillement médical des armées se situe sur trois sites principaux à Orléans, Vitry-le-François et à Marseille. "On a pris ce qu'on avait, qui sert à traiter les blessés de guerre. Très rapidement, on a choisi une structure sous tente parce qu'il fallait aller vite. On a récupéré du matériel, de l'éclairage, de l'oxygène, des ventilateurs, des pousse-seringues qu'on a sur des étagères, et qui sont prêts à partir en opération. On a réfléchi au format des équipes, on les a sélectionnées et projetées ici", résume le chef d'escadron Nicolas. "Habituellement, en opérations extérieures, notre ennemi n'est pas le Covid", poursuit le commandant Antoine qui précise : "On a mis 5 jours pour développer ce module. Récemment, pour mettre au point notre nouvelle antenne chirurgicale, on avait pris deux ans".

L'hôpital de campagne de Mulhouse sera armé par une centaine de personnels militaires dont 10 médecins et 60 à 70 soignants. Deux infirmières hygiénistes ayant travaillé en 2015 sur Ebola, rompues à la mise en place de mesures pour éviter la contamination des soignants, vont assurer des formations à l'hygiène. La métropole compte huit hôpitaux militaires à Saint-Mandé (spécialisé dans les maladies infectieuses), à Clamart, Brest, Toulon et Marseille, ainsi qu'à Lyon, Metz et Bordeaux en format "civilo-militaire". "Nos soignants sont partis d'hôpitaux où il y a aussi des patients avec du Covid", relève le commandant Antoine.

"La situation va rester difficile"

L'hôpital militaire va s'intégrer dans le parcours de soins des patients de la région de Mulhouse. "La situation va rester difficile malgré ce renfort", prévoit déjà Christophe Lannelongue, directeur régional de l'Agence régionale de santé (ARS) du Grand-Est. L'hôpital de Mulhouse a organisé la semaine dernière une série de transferts de patients vers les hôpitaux militaires de Toulon et Marseille, puis vers Bordeaux à bord d'un Airbus A330 médicalisé de l'armée de l'air. Les hôpitaux du Bade-Wurtemberg, de la Sarre et de Rhénanie-Palatinat ont offert leurs services pour l'accueil de patients français. Dimanche soir, selon l'ARS, le flux de patients en réanimation avait augmenté de 38 % en 24 heures.

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Commentaires
a écrit le 24/03/2020 à 9:26 :
C'est bien cet hôpital, mais ce n'est quand même que de la com, idem pour le Tonnerre à Ajaccio, pareils pour les allées et venues en avion, quand on sait qu'il y a des lits vides dans les cliniques et hôpitaux privés de la région et ailleurs. De qui se moque-t-on ?
a écrit le 23/03/2020 à 17:15 :
Le fil vert sur le bouton vert, le fil rouge sur le bouton rouge
a écrit le 23/03/2020 à 12:59 :
Bref nous voila revenu au second empire: Cinq jour pour développer, il ne manquera pas un bouton de guêtre.
J'ai du respect pour les hommes qui se sont démenées pour mettre en place, mais le pathétique des moyens apparaît clairement tout comme celui du commandement incapable de monter une antenne de réa en improvisant.
a écrit le 23/03/2020 à 12:04 :
a croire que l armée a découvert le besoin d un hôpital militaire le 16 mars. aucune anticipation malgré les conseils militaires a l elysee. tout est à revoir. comme d hab la guerre sera finie quand ils seront prêts. 30 lits est ridicules. il faut mettre le paquet les chinois l ont montré 7 jours pour 1000 lit l aide des russes aux italiens etc . l armee française est exsangue ce qui fait peur pour la 5 mer puissance militaire.
a écrit le 23/03/2020 à 10:58 :
Ils ont passé une semaine sur place sans masques (qu'ils n'ont commencé à porter qu'hier) .

La moitié de l'effectif de cette grosse infirmerie (30 lits... une misère) est probablement déjà contaminés et sera HS dans quelques jours.
C'est de la com et ça coute cher. On ferait mieux d'acheter des tests et des masques.
a écrit le 23/03/2020 à 7:25 :
30 places c'est énorme!Plus sérieusement,il y a plus de places disponibles dans les cliniques privées.Pourquoi ne pas les utiliser?Parce que c'est notre brochet.
a écrit le 23/03/2020 à 7:17 :
et voilà , le public étant incapable de travailler avec le privé, ce doit être l'armée qui doit agir. La présidente des hopitaux privé a précisé qu'elle avait des lits vides. On voit bien l'incapacité des ponctionnaires à être sérieux
a écrit le 23/03/2020 à 4:18 :
Heureusement que l'armee est la. Micron le petit aux faibles epaules n'est decidemment pas a sa place.
a écrit le 22/03/2020 à 23:57 :
J'ai honte d'être européen quand l'aide dont l'Italie ou d'autres ont besoin vient de Chine et de Russie ou que la czechie pillent les masques destinées à nos cousins italiens, et si l'Europe survit...ce sera un miracle. En attendant on discute pour savoir si on doit mutualiser nos dettes ou pas...cela ressemble à un mauvais remake du Titanic. Honte à nous européens aveuglés par nos états nations démunies.
Réponse de le 23/03/2020 à 1:43 :
Dépossédés, oui !

Par l'Union Européenne, cette institution technocratique vide de sens et de substance qui a dilapidé nos biens et notre savoir-faire.

N'ayez pas honte d'être Européen !
Ayez honte d'avoir mis au pouvoir des gens qui méprisent les Nations européennes !
Réponse de le 23/03/2020 à 16:37 :
L'Europe est un Cloud ou les nations sont virtualisées.
a écrit le 22/03/2020 à 23:56 :
Il faut saisir sans tarder l'offre des hôpitaux outre Rhin, car l'installation militaire va être vite saturée et les équipes de réa du Gd Est sont au bout du bout...
a écrit le 22/03/2020 à 22:47 :
Diagnostic, puis traitement médical, c'est lde la médecine, pas la guerre. Mais le diagnostic n'est pas testé biologiquement faute de matériel Le traitement appliqué est celui de l'insuffisance respiratoire, aucun traitement spécifique pour les Covid-19. Ce qui fausse aussi les statistiques : beaucoup de contaminés faiblement atteints ne sont pas comptés et beaucoup de morts qui ne sont pas contaminés sont comptés.
a écrit le 22/03/2020 à 22:23 :
Bon bah j'y vais en stop
a écrit le 22/03/2020 à 21:53 :
Les policiers et les gendarmes qui sillonnent les rues et qui verbalisent ne sont même pas testés et n'ont pas de masque FFP2, alors qu'ils naviguent à droite, à gauche ! Cela est critique pour eux, leur famille et les gens qu'ils rencontrent !

Et ces soldats que l'on présente, sont-ils TOUS testés au covid-19 avant d'intervenir ?

Et 30 lits, c'est symbolique, cela fait plaisir à la communication gouvernementale ! Mais La France n'a que 3 lits de réanimation pour 1000 habitants, SOUS la moyenne de l'OCDE. L'Allemagne en a 2 fois plus !

MAIS ENFIN, OÙ est passé l'argent que nous avons donné à l'État ???
a écrit le 22/03/2020 à 20:38 :
les bidasses, plus forts que les chinois pour construire un hopital
bon ok y a moins de lits...
un certain nombre de malades vont etre evacues sur le bade w¨rtenberg, sinon
Réponse de le 23/03/2020 à 10:59 :
et pis c'est pas un vrai hôpital.

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