Coronavirus: quelles mesures seraient prises en cas de passage au stade 3 ?
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En cas de passage au stade 3, "les activités collectives sont fortement impactées", souligne le gouvernement.
Reuters
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En cas de passage au stade 3, "les activités collectives sont fortement impactées", souligne le gouvernement.
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Suspension de transports en commun, restriction des rassemblements, fermetures d'écoles: un passage au stade 3 de l'épidémie provoquée par le nouveau coronavirus entraînerait des mesures qui auraient un impact important sur la vie quotidienne des Français.
Il ne s'agit alors plus de freiner la propagation du virus comme au stade 2, où la France se trouve depuis samedi, mais d'en atténuer les effets.
Cela passe, d'une part, par des restrictions sur les rassemblements et les déplacements.
En cas de passage au stade 3, "les activités collectives sont fortement impactées", souligne le gouvernement sur le site gouvernement.fr.
Pour se préparer à cette éventualité, les autorités s'appuient sur un Plan de prévention et de lutte rédigé en 2011 en cas de pandémie grippale.
"Il peut servir de base de réflexion", précise-t-on au ministère de la Santé, même s'il y a des différences entre la grippe et le Covid-19 (à commencer par l'absence de vaccin pour le deuxième).
Ce plan prévoit entre autres :
"Il ne s'agit pas d'arrêter le pays", a assuré lundi la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne. "Différents scénarios sont envisagés" dans l'hypothèse d'un passage au stade 3, mais "il n'est pas question d'arrêter de faire rouler les trains".
Les endroits de France les plus touchés, l'Oise et le Morbihan, sont d'ailleurs déjà concernés par l'annulation des rassemblements ou par des fermetures d'écoles.
A contrario, au stade 3, certaines de ces restrictions pourraient être allégées s'il s'avère que le virus circule vraiment partout, ce qui les rendrait alors inutiles.
Dans le domaine de la vie quotidienne, le plan de 2011 prévoit des actions pour éviter des pénuries:
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Enfin, des structures d'accueil spécifiques pour les SDF seraient mises en place.
Le passage au stade 3 entraînerait par ailleurs une réorganisation complète du système de soins. À ce sujet, le guide méthodologique de "préparation au risque épidémique Covid-19", disponible sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé, donne des éléments de réponse sur les mesures que pourrait prendre le gouvernement dans ce domaine.
En d'autres termes, ce stade, poursuit le ministère, impose la "mobilisation de tous les secteurs de l'offre de soins". Par exemple, l'ensemble des établissements sanitaires "doivent pouvoir participer au diagnostic et à la prise en charge des patients Covid-19, de même que les établissements médico-sociaux doivent monter en charge : être en capacité de repérer les patients Covid-19 et mettre en œuvre des mesures d'isolement dans leur établissement si nécessaire".
Les professionnels de santé libéraux, les services de soins à domicile et potentiellement les services d'aide à domicile pourront également être mobilisés, en complément, dans la lutte contre la propagation du virus.
Le plan décrit dans le guide prévoit également de développer "une filière ambulatoire avec maintien à domicile des patients peu graves tant que leur état clinique le permet". Dans cette configuration, les gens infectés par le coronavirus n'iraient plus systématiquement à l'hôpital: les patients sans gravité (80% des cas selon les études internationales) resteraient chez eux.
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Le gouvernement a saisi lundi le Comité national d'éthique pour lui demander son avis sur les "mesures contraignantes qui pourraient être prises" pour lutter contre la nouvelle maladie, a indiqué cet organisme à l'AFP.
Le journal La Croix, qui a révélé cette saisine, y voit "un signe supplémentaire que le gouvernement envisage activement le passage à la troisième phase de l'épidémie".
Quant à savoir quand cela interviendra, "il est trop tôt pour le dire, le président de la République prendra sa décision sur la base d'éléments scientifiques", fait valoir l'Élysée.
(Avec AFP)
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