La Cour des comptes juge "encourageante" l'insertion par l'activité économique

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D'après des chiffres de 2016, 43% des 132.300 salariés concernés étaient employés par des associations intermédiaires, 37% par des ateliers ou des chantiers d'insertion et 20% par des entreprises d'insertion ou des entreprises de travail temporaire d'insertion.
D'après des chiffres de 2016, 43% des 132.300 salariés concernés étaient employés par des associations intermédiaires, 37% par des ateliers ou des chantiers d'insertion et 20% par des entreprises d'insertion ou des entreprises de travail temporaire d'insertion.
La Cour des comptes préconise "des financements plus adaptés" pour les personnes bénéficiant de dispositifs d'insertion économique.

Bien que ce dispositif ne soit pas très connu, l'insertion par l'activité économique (IAE) a fait l'objet de deux évaluations cette semaine. Dans un rapport publié par la Cour des comptes le 15 janvier, les magistrats de la rue Cambon estiment que "les résultats de l'insertion par l'activité économique sont plutôt encourageants, mais ils ne sont aujourd'hui évalués qu'à travers le seul taux de retour à l'emploi des bénéficiaires, dont l'estimation souffre de plusieurs limites méthodologiques".

De son côté, le service de statistiques du ministère du Travail (Dares) souligne, dans une étude publiée ce jeudi, que, après avoir stagné en 2016, les embauches dans les structures qui proposent des parcours d'insertion ont augmenté de 7% en 2017. Il y a un an, ce secteur comptait environ 136.000 salariés répartis dans 3.860 structures conventionnées par l'État.

Un retour à l'emploi "favorable"

Confrontées à des populations parfois très éloignées du monde du travail, les structures qui accueillent ce type de public affichent des taux d'insertion disparates après la sortie des structures sur la période 2012-2017. D'après les chiffres présentés par l'institution basée à Paris le taux global d'insertion dans l'emploi serait stable autour de 37%, un résultat jugé "encourageant".

En revanche, les auteurs du rapport émettent plus de réserves sur le financement de ces structures. "Il serait souhaitable de faire évoluer le mode actuel d'allocation des aides au poste, dont le calcul prend insuffisamment en compte la réalité des modèles économiques des différents types de structures" indiquent-ils.

Sur la question de la formation, l'organisation souhaite "une meilleure visibilité des ressources mobilisables" à l'avenir pour "conforter la place de la formation" dans les parcours d'insertion, en raison d'"incertitudes liées" à la toute récente réforme de la formation professionnelle.

Enfin, la Cour des comptes souligne que de fortes inégalités territoriales persistent en matière d'offre d'insertion entre les territoires. "Le nombre de postes d'insertion rapporté au nombre de chômeurs de longue durée varie de 1 à 8 entre les départements les plus mal couverts (comme l'Hérault, le Val-de-Marne et la Haute-Garonne) et les mieux dotés (Meuse, Jura et Cantal)."

Portrait-robot des travailleurs en insertion

Les services à la personne (32%) et l'agriculture (21%) sont les deux domaines qui emploient la plus forte proportion de personnes en insertion. D'après l'enquête menée par les économistes de la Dares, elles sont principalement âgées entre 26 et 49 ans (61%) alors que les moins de 26 ans sont 21% et les plus de 50 ans, 18%.

En termes de formation, 37% des travailleurs en insertion ont un niveau inférieur au CAP, 22% ont un niveau CAP-BEP sans avoir obtenu le diplôme, enfin 21% affichent un niveau CAP-BEP et ont été diplômés. En revanche, ils ne sont que 14% à avoir un niveau Bac. Les personnes en insertion sont souvent très éloignées de l'emploi. Les chiffres accablants de l'étude indiquent que 38% d'entre eux sont inscrits à Pôle emploi depuis 24 mois et 20% entre 12 et 24 mois.

> Lire aussi : Retour à l'emploi : le calvaire des chômeurs de longue durée

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Commentaires
a écrit le 18/01/2019 à 12:28 :
D’où la nécessité d’une réforme : fusionner le cap et le Bep : créer un nouveau diplôme ou niveau adapté à notre époque.
a écrit le 18/01/2019 à 8:51 :
En termes de formation, 37% des travailleurs en insertion ont un niveau inférieur au CAP, 22% ont un niveau CAP-BEP sans avoir obtenu le diplôme, enfin 21% affichent un niveau CAP-BEP et ont été diplômés. En revanche, ils ne sont que 14% à avoir un niveau Bac. Les personnes en insertion sont souvent très éloignées de l'emploi. Les chiffres accablants de l'étude indiquent que 38% d'entre eux sont inscrits à Pôle emploi depuis 24 mois et 20% entre 12 et 24 mois.

Et personne pour constater que l'Educatioon Nationale ou l'Université Française sont champions du Monde pour reproduire les inégalités… A croire que la stratégie de la Société est : Eliminer, Eliminer, Eliminer...

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