Covid-19 : une perte de revenus considérable pour les salariés

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Dans la restauration, la plupart des salariés risquent de rester au chômage partiel jusqu'au mois de juin.
Dans la restauration, la plupart des salariés risquent de rester au chômage partiel jusqu'au mois de juin. (Crédits : Benoit Tessier)
Les salariés en chômage partiel pourraient perdre en moyenne 410 euros de revenus avec les deux mois de confinement, selon de récents calculs de l'OFCE. Le durcissement à venir des conditions d'éligibilité au chômage partiel pourrait à nouveau aggraver ces pertes.

La pandémie a déjà eu des répercussions importantes sur le portefeuille des Français. Selon une récente évaluation de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), les salariés en chômage partiel devraient perdre au minimum 2,7 milliards d'euros de revenus, soit 410 euros en moyenne pour huit semaines de confinement environ. De leur côté, les économistes du cabinet Xerfi estiment que la perte pourrait s'élever à 600 euros sur l'ensemble de l'année pour un travailleur touchant un salaire net médian de 1.845 euros.

À l'heure du déconfinement, beaucoup d'entreprises vont être obligées de prolonger les mesures de chômage partiel, notamment dans tous les secteurs encore concernés par les fermetures administratives, comme les cafés et les restaurants. Au dernier bilan de la direction statistique du ministère du Travail, le chômage partiel a été sollicité par près d'un million d'entreprises pour plus de 12 millions de salariés.

En outre, la reprise économique, qui s'annonce incertaine, ne devrait pas inciter l'ensemble les employeurs à...

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Commentaires
a écrit le 12/05/2020 à 17:47 :
Il n'empêche que certains chômage partiel pourraient être évités si toutes les entreprises jouaient le jeu du télétravail. Comment expliquez vous qu'une entreprise saine (une banque) mette un employé disons en gestion de projet en télétravail en urgence pendant le confinement et lui supprime dès le 11 mai parce que ces enfants ne reprennent pas l'école qui n'est pas rouverte ? La teletravaillophobie, et ce à contre courant de ce qui est prôné par par l'état. C'est le mal de beaucoup de patrons français.
a écrit le 12/05/2020 à 17:27 :
Oui, pour les salariés. Mais pas pour les sociétés, les commerçants (bar - restaurants - hôtels etc). C'est tout bénéfice pour eux. Je suis passé devant un salon de coiffure pour dames. Il est mentionné +10% sur tout les tarifs pour le matériels utilisés pour lutter contre le CODIV-19 avec l'indication 'comme le gouvernement nous l'autorise".
a écrit le 12/05/2020 à 7:37 :
la aussi la faute a plusieurs tète celle du gouvernement qui a décide seul du confinement sans dialogue avec les partenaires sociaux
celle des syndicats qui aurais du suggéré aux une prise partiel des conge et rtt
mais la encore ces personne ne pense qu'a leur intérêts personnel
voir le syndicaliste qui propose un impôts en supplément
et le même encore pour le même intérêts personnel
confond une demande de précision a la justice
et le rendu de justice si cela une manipulation
elle même amplifié par la ministre de tutelle
la cgt n'est pas un model de démocratie certes mais c'est bel et bien la justice
qui tranché assumé vos actes bande de lâche oui c'est une lâcheté de faire retomber
sur d'autres ces fautes
a écrit le 12/05/2020 à 0:13 :
Article assez ridicule.

Les salariés n'ont jamais autant économisé que pendant le chômage partiel.
J'ai pour ma part mis 3 fois plus de côté que d'habitude...

Les dépenses en moins :
Pas de repas à l'extérieur
Pas de frais de déplacement,
Pas de garde d'enfant
Pas de frais liés aux loisirs bar, ciné, culture...
Pas de shopping inutile, pas de cadeaux.
Pas de coiffeur

Les dépenses en plus :
- Electricité +25%
- Nourriture en supermarché, on se fait plaisir avec des produits supérieurs.
Et puis c'est tout...

Les perdants du confinement sont les entreprises et les indépendants, mais certainement pas les salariés.
Réponse de le 12/05/2020 à 5:28 :
Votre analyse est très juste et fort utile vous avez raison de mettre en parallèle les économies en parallèle, les français ont mis la bagatelle de 55 milliards d’argent de côté, donc il faut maintenant dépenser pour sauver nos emplois
Réponse de le 12/05/2020 à 9:27 :
Effectivement les 4,980 millions de cadres ( chiffre de 2018) s'en sortent très bien dans ce confinement ,ce sont eux principalement qui ont pu mettre de côté vu les salaires.L'article évoque plutôt une perte financière pour les non-cadres.
Réponse de le 12/05/2020 à 11:41 :
Les grands perdants absolus sont les indépendants qui ont perdu à la fois leur revenu, tout en devant continuer à assumer les charges de leur activité.

Les grand gagnants sont les cadres salariés qui ont pu continuer leur activité en télétravail. Ils ont gardé l'intégralité de leur salaire, de leur retraite, parfois de leurs primes, certains toucheront même une surprîme de remerciement pour leur implication.
le tout en faisant l'économie des frais personnels de déplacement et de représentation.
Eux ont effectivement mis de l'argent de coté et vont pouvoir se "lâcher".

Les salariés mis au chômage partiel ont tout juste sauvé les meubles pendant deux mois, en éspérant qu'ils retrouveront leur job à la sortie.
a écrit le 11/05/2020 à 23:44 :
COVID-19 Has definitely struck down a lot of businesses but soon everything will be back up on it's feet.
a écrit le 11/05/2020 à 21:01 :
410 euros en moyenne pour huit semaines de confinement environ. De leur côté, les économistes du cabinet Xerfi estiment que la perte pourrait s'élever à 600 euros sur l'ensemble de l'année pour un travailleur touchant un salaire net médian de 1.845 euros.

Pourquoi parler de 410 euros et non pas 205 par mois ce qui est plus parlant (mais avec moins de frais de déplacement de repas extérieurs de garde d'enfants de verre bu avec des potes donc tout va bien)
ensuite comparer 600 euros de perte par an a un salaire de 1845 exprimé mensuellement releve du meme désir de désinformation ou de mise en panique
ca fait juste 50 euros par mois soit 3% du salaire
et comme il n'y a pas eu de vacances a payer a paques tout va encore bien
a écrit le 11/05/2020 à 18:52 :
Si "nous sommes en guerre" -ce que je crois ni ne vois pas-, alors ces considérations de pertes de revenus sont très secondaires. Et Citoyen blasé a raison de dire que c'est le chômage qui va être le problème. L'Echo, votre confrère belge, évoque 1 chômeur partiel qui deviendrait chômeur tout court sur 5 chômeurs partiels actuellement.. Espérons que ce ne soit ni le cas en Belgique, ni en France!
a écrit le 11/05/2020 à 18:46 :
Imaginons un instant que notre gouvernement ait appliqué la recette américaine et remercions le ciel qu'il ne l'ait pas fait. quoique nous le paieront cher.
a écrit le 11/05/2020 à 17:34 :
410 euros largement compensés par moins d'IR , moins de dépenses de transport etc...
Très surprenant que tous ces bilans ne présentent que la perte de revenus et JAMAIS les économies induites .
Réponse de le 11/05/2020 à 18:24 :
c' est que les choses ne fonctionnent pas exactement comme vous le décrivez-comptabilisez:
l' ir ne baissera -selon les tranches impactées et donc les montants -que de 3 à 9 %, le transport ne représente que 3 à 5 % sur un salaire médian...le calcul n' étant pas le cumul direct mais ce qu' il représente en valeur -ratio par rapport au salaire (1845-1950€)
par contre 410 € sur un salaire de 1845 , c' est une chute de conso directe qui va impacter les entreprises marchandes et productives...
a écrit le 11/05/2020 à 17:10 :
en meme temps c'est rien compare a ce qu'on perdu les boites ( entre les restos qui ont perdu 100%, le batiment qui tourne a vide, les boulangeries qui ont perdu entre 80 et 90% de ca, etc)
avec comme corollaire que certaines ne vont pas se relever, laissant sur le carreau le createur et ses employes ( qui perdront plus que 600 euros!)
et quant aux finances de l'etat on n'en parle pas!
les gens vont pas etre contents de devoir en plus payer plus d'impots pour rembourser tout ce bon pognon du chomage partiel pour tous, vu l'organisation plus que bordelique de la france qui a oblige a un confinement total
Réponse de le 11/05/2020 à 18:16 :
vous évoquez la france et les décisions gouvernementales mais tous les autres pays européens on fait a peu prés la même chose sauf la Gb ...qui elle voit à ce jour le nombre de mort s' envoler (+32000 ) sans que son économie-fortement dépendante de l' extérieur- soit en bonne santé
"tout ce pognon "' est pour soutenir la consommation ...(la grande distribution et donc ses emplois en centaines de milliers en est une des gagnantes)
c'est vrai qu' il va y avoir de la casse sociale...notamment pour ceux qui ont FAIT LE CHOIX de ne pas être salarié ..(la liberté et le risque a aussi un coût) mais le filet de sécu évitera une implosion généralisée avec peut-^tre un risque de guerre civile (les gens n' ayant plus rien à perdre)
une frange de la population non négligeable devrait prendre conscience que ce n' est pas fini ...d' autres vagues épidémiques du covid pourraient surgie ainsi que la casse sociale et économique
Réponse de le 12/05/2020 à 7:30 :
ok ca a evite la casse encore pire
j'ai pas dit qu'il ne fallait pas le faire, j'ai dit que si ca avait ete moins bordelique ( la france est un pays sovietique, avec des boyards dans des bureaux qui decident des grands choix, comme nivelle et weygand a vincennes) la france n'en serait pas la
think global act local
la france est parmi les pays qui va etre touchee le plus longtemps, avec les degats sur l'economie les plus gros ( c'est pour ca qu'elle veut des prets de la bce qui seront annules - ce qui, en francais s'appelle ' don' et pas pret')
l'affaire des masques obtenus plus rapidement par la grande distribution que par des incompetents qui se prennent pour des dieux n'en n'est en fait qu'une pathetique cerise sur un gateau d'incompetence bureaucratique..............
a écrit le 11/05/2020 à 16:58 :
Quand madame Muriel Pénicaud dit que les conditions de la reprise sont là, cela me paraît être un peu optimiste. Mais, elle est ministre donc, il est difficile pour elle de dire le contraire.
Cordialement
a écrit le 11/05/2020 à 16:13 :
C'est le chômage réel pour lequel il va falloir particulièrement s'inquiéter avec cette avalanche de mauvaises nouvelles pour l'emploi présent et à venir.

Les économies d'essence et d'entretien de la bagnole vont permettre à ceux qui bossent loin de leur travail, à savoir de plus en plus nombreux puisque travail de plus en plus rare de limiter les dégâts, sans parler des déplacements de façon général qui ont permis à nombreux de voir qu'en s'organisant rien qu'un peu on pouvait faire encore plus d'économie.

Parce que vous prenez le salaire médian, toujours surprenant tandis que les salariés que je connais sont bien plus souvent autour de 1300 euros que de 1800. Un ami qui avait un boulot à 30 kilomètres de chez lui, petites routes qui tournent montent et descendent donc fortement énergivores, en a trouvé un à deux kilomètres auquel il se rend à pieds ou à vélo, il m'a dit que c'était simple qu'il économisait presque 300 euros par mois, gagnant une heure de vie supplémentaire par jour qui plus est.

Le véritable "coût du travail" c'est le salarié qui le paie et lui seul.
a écrit le 11/05/2020 à 16:06 :
Pas d'inquiétudes, les patrons n'oublieront pas de s'augmenter au début 2021... Après tout ce qu'ils vous donnent pas ce jour il pourront le mettre dans leur propre poche et celle des actionnaires demain !

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