Covid : Bercy à la rescousse des entreprises frappées par la cinquième vague
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"L’activité partielle avec un reste à charge nul est accessible à ces entreprises dès 65% de perte de chiffre d’affaires" assure Bercy dans un communiqué.
Les entreprises de l'événementiel, les traiteurs, les agences de voyages et les salles de loisirs "indoor" dont l'activité pâtit de la reprise épidémique, feront l'objet d'un "soutien spécifique" en décembre, avec une prise en charge de leurs coûts fixes si leur perte de chiffre d'affaires dépasse 50% notamment, annonce le gouvernement.
L'horizon au bout du tunnel est encore très loin. Alors que le gouvernement avait annoncé la fin du "quoi qu'il en coûte" au début de l'été, la cinquième vague et l'explosion du variant Omicron obligent l'exécutif à revoir ses plans. A la veille des fêtes de fin d'année et à quelques mois de la présidentielle, l'arrêt complet de cette politique annoncée par le président Macron au printemps 2020 pourrait être politiquement et socialement risqué en pleine recrudescence de la pandémie. En Europe, les Pays-Bas ont décidé de mettre en place un couvre-feu et la plupart des Etats ont durci les mesures sanitaires ces dernières semaines depuis la découverte du variant Omicron en Afrique du Sud.
Prise en charge des coûts fixes et de l'activité partielle
"Pour le mois de décembre, les entreprises les plus affectées par la situation sanitaire pourront bénéficier du dispositif coûts fixes dès lors qu'elles perdent plus de 50% de leur chiffre d'affaires et qu'elles connaissent des pertes d'exploitation (EBE négatif)", précise mardi un communiqué du ministère de l'Economie. Ce dispositif permettra de compenser 90% de la perte d'exploitation, et 70% pour les entreprises de plus de 50 salariés, poursuit-il, avec un montant "plafonné à 12 millions d'euros par groupe, sur toute la durée de la crise".
Quant à l'activité partielle avec un reste à charge nul, elle est "accessible dès 65% de perte de chiffre d'affaires", complète Bercy, pour les entreprises de ces secteurs qui "connaissent un ralentissement de leurs activités" lié à "l'évolution de la situation sanitaire et aux récentes recommandations sanitaires".
Par ailleurs ces entreprises peuvent toujours bénéficier des prêts garantis par l'Etat (PGE), des plans d'apurement de dettes de cotisations sociales et du fonds de transition, rappelle le ministère.
"C'est bon à prendre, parce qu'une entreprise qui perd 65% de son chiffre d'affaires, autant dire qu'elle ne peut pas vivre", a réagi auprès de l'AFP Hervé Becam, vice-président du principal syndicat de l'hôtellerie restauration, l'Umih.
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