Croissance en 2016 : l'OCDE moins optimiste que Bercy

Après avoir taclé la zone euro pour ses piètres résultats, eu égard à la baisse des prix du pétrole, à l'euro faible face au dollar et aux bas taux d'intérêt, facteurs dont elle n'a pas su profiter, l'OCDE prévoit pour la France une croissance à 1,4% en 2016, alors que Bercy espère atteindre 1,5%.

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Michel Sapin a juge prudente la prévision de 1,5 de croissance pour 2016.
Michel Sapin a juge "prudente" la prévision de 1,5 de croissance pour 2016. (Crédits : © Dado Ruvic / Reuters)

Paris atteindrait la croissance prévue à la fin de l'année, en dépit d'un deuxième trimestre atone. Dans ses dernières estimations, publiées mercredi 16 septembre - et sous-titrées "Énigmes et incertitudes"-, l'OCDE estime que la France enregistrera une hausse de son PIB de 1% en 2015, soit 0,1 point de moins que sa précédente estimation en juillet. L'institution est donc en adéquation avec les prévisions du gouvernement français.

Mais pour 2016, l'OCDE est moins optimiste que ce dernier. L'organisation a abaissé ses prévisions de 0,3 point, fixant la progression du PIB à 1,4% pour cette année-là, contre une hypothèse de 1,5% retenue par Paris pour le cadrage budgétaire 2016. Toutefois,  Michel Sapin, ministre des Finances, a déclaré mercredi lors d'une conférence de presse: "Je préfère constater ce qui est, que d'espérer ce qui ne sera pas". Il a qualifié cette dernière estimation de "prudente".

Avec la baisse du pétrole, entre autres, la zone euro aurait dû mieux faire

L'OCDE n'a pas fourni d'analyse propre à chaque pays. Elle a toutefois noté que, en moyenne, en zone euro, la croissance "s'améliorait, mais moins vite qu'espéré", et qu'elle devrait s'établir à 1,6% cette année et à 1,9% l'an prochain. Et ce, en considérant que la zone euro aurait dû connaître une reprise plus vigoureuse soutenue par la baisse des prix du pétrole, un euro plus faible face au dollar et des taux d'intérêt plus bas.

Elle préconise que la politique monétaire "très accommodante [de la Banque centrale européenne, BCE, Ndlr] devrait rester en place jusqu'à ce que l'inflation prenne clairement et durablement le chemin de l'objectif officiel", soit 2%.

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Commentaire 1
à écrit le 16/09/2015 à 16:09
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Juste pour rire. Souvenons nous de 2012. François Hollande table sur une croissance de 0,5% en 2012, puis 1,7% en 2013, 2% en 2014 et 2,5% en 2015, 2016 et 2017. Pour être juste et équitable. Nicolas Sarkozy prévoit de son côté une progressio...

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