L'automne s'annonce sans doute moins orageux qu'anticipé. Au lendemain de la chute du Premier ministre, François Bayrou, certains signaux laissent entrevoir des résultats meilleurs qu'au printemps. La Banque de France table désormais sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) de l'ordre de 0,3 % au troisième trimestre. Les économistes de la banque centrale s'alignent donc sur les dernières projections de l'Insee (+0,3 % au troisième trimestre). Après un débat d'année atone (+0,1 % sur les trois premiers mois de l'année), les moteurs de la croissance retrouvent des couleurs depuis le deuxième trimestre (+0,3 %).
« Ces chiffres suggèrent un démarrage correct du troisième trimestre, mais le dynamisme économique reste limité. La consommation des ménages en biens a fortement chuté en juillet, et le climat des affaires demeure faible », explique l'économiste d'ING, Charlotte de Montpellier. Pour rappel, le gouvernement sortant table sur une croissance de 0,7 % en 2025. Mais la plupart des économistes s'attendent à une croissance plus terne sur l'ensemble de l'année, de l'ordre de 0,5 %. Avec le départ de François Bayrou de Matignon, l'économie française est à nouveau plongée dans l'incertitude budgétaire et fiscale. Pressé par le calendrier budgétaire, le prochain exécutif devra bâtir un projet de loi de finances dans l'urgence et toujours sans majorité à l'Assemblée nationale.