Décès d'Henri Emmanuelli, figure de gauche respectée par la classe politique

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Il était une figure historique de l'aile gauche du Parti socialiste. L'ancien président de l'Assemblée nationale Henri Emmanuelli, est décédé à l'âge de 71 ans, a-t-on appris mardi auprès du groupe socialiste de l'Assemblée. Le député des Landes, qui avait annoncé en décembre 2015 souffrir de neuropathie, avait été hospitalisé vendredi dernier à Bayonne pour une "double bronchite infectieuse", selon le quotidien Sud Ouest.
L'ex-Premier secrétaire du Parti socialiste, pilier de la commission des Finances de l'Assemblée dont il a été le rapporteur général et le président, avait apporté son soutien en janvier à Benoît Hamon, investi depuis candidat du PS à l'élection présidentielle d'avril-mai. Il avait été réélu en 2015 président du conseil départemental des Landes.
"Il était plus vieux que moi mais comme un frère en politique", a-t-il ajouté.
Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a pour sa part exprimé sur Twitter sa "stupeur" et son "émotion", saluant un "homme de gauche, de convictions".
Le candidat de La France insoumise et co-fondateur du Parti de Gauche Jean-Luc Mélenchon y est également allé de son éloge.
Les personnalités politiques de tout bord ont également rendu un homme appuyé à celui qui a siègé non loin d'eux sur les bancs de l'Assemblée nationale. L'ancien Premier ministre Alain Juppé, maire (Les Républicains) de Bordeaux, a salué dans un communiqué "un homme politique qui savait assumer ses responsabilités jusqu'au bout". Ajoutant :
Banquier de profession, Henri Emmanuelli est nommé en mai 1981 secrétaire d'Etat aux Dom-Tom dans le gouvernement de Pierre Mauroy puis secrétaire d'Etat au Budget en mars 1983. Il est confirmé à ce poste en juillet 1984 par le nouveau Premier ministre Laurent Fabius. Président de l'Assemblée nationale de juin 1992 à avril 1993, il devient premier secrétaire du PS de juin 1994 à octobre 1995.
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Henri Emmanuelli est condamné en décembre 1997 dans le cadre de l'affaire de financement occulte du Parti socialiste - dite "affaire Urba" - à 18 mois de prison avec sursis et deux ans de privation de ses droits civiques. Le 17 juillet 2012, il est nommé président de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignations (CDC).
(avec Reuters)
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