Déficit public : l'avertissement de Bruno Le Maire à Michel Barnier
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Thomas Cazenave, Bruno Le Maire et Eric Coquerel à l'Assemblée nationale ce lundi 9 septembre.
Reuters
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Thomas Cazenave, Bruno Le Maire et Eric Coquerel à l'Assemblée nationale ce lundi 9 septembre.
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Le marathon budgétaire s'est transformé en parcours d'obstacles. Une semaine après avoir reçu une vaste pile de documents budgétaires, la Commission des finances de l'Assemblée nationale a passé sur le grill les ministres de Bercy démissionnaires Bruno Le Maire (Economie) et Thomas Cazenave (Comptes publics) ce lundi 9 septembre pendant près de trois heures. Présidée par le député (LFI) Eric Coquerel, cette commission a cherché à dissiper le brouillard qui plane au dessus de la situation budgétaire de la France.
Après le déficit plus élevé que prévu en 2023, les parlementaires ont découvert, la semaine passée dans un courrier des ministres, que la situation des comptes publics de l'Hexagone était bien plus alarmante qu'annoncé. Bercy table désormais sur un déficit de 5,6% en 2024 au lieu de 5,1%, et de 6,2% en 2025 au lieu de 4,1%, si 60 milliards d'euros de coupes n'étaient pas réalisées.
Sidéré, le député de la Seine-Saint-Denis a décidé de convoquer les deux ministres au Palais Bourbon, dans l'attente de la nomination d'un nouveau ministre à Bercy. « Emmanuel Macron joue avec le temps pour rendre sa politique économique irréversible. Ce qui guide le chef de l'Etat est de poursuivre sa politique en faveur du capital », a taclé le député, lors d'une rencontre avec des journalistes la semaine dernière.
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Devant les membres de la Commission des finances, le ministre démissionnaire a rendu hommage aux députés et les a félicités pour le travail réalisé, avant d'esquisser les chantiers à venir du gouvernement Barnier. « La situation des finances publiques est le premier défi que devra relever le gouvernement de Michel Barnier. C'est le défi le plus urgent, le plus difficile et le plus politique », a-t-il insisté.