Déficit public : la baisse se confirme mais Sapin rate de peu son objectif

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Pour Michel Sapin, ministre de l'Economie et des Finances, avec un déficit public de 3,4% en 2016, la France respecte exactement la recommandation de la Commission européenne. Pour lui, toutes les conditions sont réunies pour que, en 2017, le déficit public revienne sous les 3%.
Pour Michel Sapin, ministre de l'Economie et des Finances, avec un déficit public de 3,4% en 2016, la France respecte "exactement la recommandation de la Commission européenne. Pour lui, "toutes les conditions sont réunies pour que, en 2017, le déficit public revienne sous les 3%". (Crédits : Statista*)
Selon l'Insee, le déficit public a continué sa baisse en 2016 en se situant à 3,4% du PIB. Le gouvernement tablait sur 3,3%.

Caramba encore raté...mais tout juste ! Et la trajectoire reste bonne. Selon l'Insee, la France a enregistré en 2016 un déficit public légèrement plus élevé que prévu, à 3,4% du produit intérieur brut (PIB) au lieu des 3,3% escomptés par le gouvernement. La dette publique, qui continue à s'accumuler tant que les comptes publics sont dans le rouge, a pour sa part continué sa progression, pour atteindre 2.147 milliards d'euros fin 2016, soit l'équivalent de 96% du PIB, contre 95,6% fin 2015.

Ces résultats constituent une déception pour le gouvernement, qui insistait ces dernières semaines sur son sérieux budgétaire et se disait confiant sur sa capacité à tenir ses objectifs, malgré une croissance plus faible que prévu (1,1% en 2016 contre une progression attendue du PIB de 1,4%).

Sous les 3% en 2017

"Pour la troisième année consécutive, la France a scrupuleusement tenu ses engagements européens", a toutefois assuré le ministre de l'Economie et des Finances Michel Sapin, dans une déclaration transmise à l'AFP.

« Avec un déficit public de 3,4%, elle respecte exactement la recommandation de la Commission européenne", a ajouté le ministre, selon qui "toutes les conditions sont réunies pour que, en 2017, le déficit public revienne sous les 3%".

Ce n'est bien sûr pas l'avis de l'opposition de droite.

"La médiocrité du résultat interdit toute marge de manœuvre au futur président de la République car elle condamne tout espoir d'atteindre 3% de déficit public en 2017 attendu par nos partenaires européens", a considéré Gilles Carrez, président « Les Républicains » de la commission des finances de l'Assemblée nationale dans un communiqué.

Le gouvernement, après avoir obtenu plusieurs délais de Bruxelles pour repasser sous la barre des 3%, a engagé en 2014 un mouvement de réduction de la dépense publique, passée de 57,1% à 56,2% du PIB en 2016.

L'Insee a toutefois revu à la hausse vendredi le déficit public -- incluant le déficit de l'Etat, des collectivités locales et de la Sécurité sociale -- pour 2014 et 2015, respectivement à 3,9% (au lieu de 3,8%) et 3,6% du PIB (au lieu de 3,5%).

"Cette gestion budgétaire sérieuse aura permis de réduire continûment les déficits, tout en baissant les impôts des ménages et des entreprises et en permettant à la croissance de repartir", a estimé Michel Sapin.

Les prélèvements obligatoires en baisse à 44,3% du PIB

D'après l'Insee, le taux de prélèvements obligatoires a diminué de 0,1 point l'an dernier, à 44,3% du PIB. Dans le même temps, la progression des dépenses publiques a ralenti, passant de 1,4% en 2015 à 1,1% en 2016, grâce notamment à la diminution de la charge de la dette, sous l'effet de la baisse des taux d'intérêt.

Le gouvernement s'est engagé à ramener en 2017 le déficit public sous la barre fatidique des 3% du PIB, pour la première fois depuis 10 ans. Un objectif jugé peu crédible par de nombreux observateurs, d'autant que la plupart des candidats à la présidentielle ont assuré vouloir s'affranchir, du moins dans un premier temps, de cet engagement.

*Un graphique de notre partenaire Statista

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 30/03/2017 à 19:41 :
Vivement un retour de la droite après les performances médiocres de Sapin : il arrive à peine à 3% de déficit en 2017 §
Sous Chirac puis Sarkozy et Fillon on a pu bénéficier d'une hausse phénoménale, jamais vue, du déficit public et de la dette ! Jamais atteints avant eux, même par le renommé F Mitterand.
Sans parler de le Pen qui nous promet des sommets dignes de la 4ieme république ...
a écrit le 29/03/2017 à 14:06 :
La Tribune, le bel écho de la voix de son maître.
a écrit le 25/03/2017 à 11:32 :
Ce sapin, a t-il reussi une seule chose depuis qu'il occupe ce poste ?
Menteur incompetent, pleonasme evident puisque c'est la marque de fabrique du socialisme.
Allez encore un peu de patience les erections pestilentielles approchent, et les francais vont en reprendre pour 5 annees avec le micron de c/o Rothchild corp.
a écrit le 25/03/2017 à 9:58 :
Les résultats économiques, c'est comme le but au football. Quand la balle est 3cm à coté des cages, ce n'est pas dedans et ça n'apporte rien !
a écrit le 24/03/2017 à 21:05 :
La baisse se confirme ?!
Le même soir, je lis que le Portugal, pourtant en bien plus mauvaise posture que nous (dette au delà des 130 % du PIB), arrive à passer d'un déficit de 4.1 % à 2.1 % en un an, et envisage d'atteindre 1.4 % dès 2017, alors que nous, bien plus riche, avec une économie bien plus diversifiée, on n'est pas foutu d'atteindre la barre des 2.9 % comme promis par Hollande..
A tout hasard, je rappelle que les 3 % à l'origine c'était dès 2013 , si Hollande avait suivit scrupuleusement ses promesses, on devrait être à l'équilibre aujourd'hui (déficit à 0 % en 2017).
Alors tu parles d'une performance, je serai Moscovici et Disenbloem, je saquerai la France pour déficit excessif et non respect des objectifs de la règle d'or Target 2...
Après tout, en principe une amende correspondant à 0.2 % du PIB était prévu dans ces cas là, je ne vois pas pourquoi on y échapperait, puisqu'on n'a pas respecté les objectifs qu'on s'était nous même fixé..Personne en 91 n'a forcé Mitterand à fixer à 3 % la règle du déficit pour faire passer la pilule de la création de l'euro aux allemands qui n'en voulaient pas, à raison d'ailleurs...

Allez donner des leçons après aux autres , quand on est infoutu nous même de les faire appliquer !

C'est l'hôpital qui se fout de la charité, vivement que ce quinquennat lamentable se termine au plus vite, on n'en peux plus , dieu que c'est long !
a écrit le 24/03/2017 à 20:20 :
Super, à ce rythme-là, s'il n'y a pas de nouvelle crise et surtout si les taux ne remontent pas d'ici-là, dans 16 ans le budget sera à l'équilibre et se refermera une période de 53 ans sans un seul budget équilibré....
a écrit le 24/03/2017 à 17:28 :
Mr Sapin s'est loupé plus d'une fois soit sur les taux de croissants (1.1 % au lieu de 1.4%, soyons gentil) mais sur le calcul du déficit 2014 et 2015.

L'Insee a toutefois revu à la hausse vendredi le déficit public pour 2014 et 2015, respectivement à 3,9% (au lieu de 3,8%) et 3,6% du PIB (au lieu de 3,5%).

A suivre en 2018 pour le calcul final de 2016.

Mais bon c'est du Mr Sapin, c'est approximatif. Mais il est content, content de lui le pépère à pas de bol à la couleur de cheveux hors de prix.
Réponse de le 24/03/2017 à 21:09 :
De toute façon même quand le chômage augmentait fortement ; il était toujours content.
Ministre du budget, quand on avait des trimestres à 0 ou en négatif, idem..
Content de lui, le sapin !
Il lui en faut, remarquez avec Hollande, mieux valais éviter de se fixer des objectifs ambitieux, vu qu'on a toujours été infoutu de les respecter !
a écrit le 24/03/2017 à 16:58 :
Cette fois cela sent vraiment le "bois" Il c'est tromper a chaque fois !!!
a écrit le 24/03/2017 à 16:26 :
Les recettes de l'état: env. EUR 239MM
Les dépenses de l'état: env. EUR 313MM

La différence et le déficit. En regard de ces chiffres, j'ai de la peine à parler de rater de peu.
a écrit le 24/03/2017 à 16:18 :
Il faut ne pas manquer de souffle pour titrer: "Déficit public : la baisse se confirme mais Sapin rate de peu son objectif"!
La propagande socialiste propagée par les médias et les agences de presse continue! Comme si 3.4% pouvait être un bon résultat. Cela signifie que l'Etat a dépensé à peu près 20% de plus que ce qu'il a engrangé! Donc une augmentation de la dette pour financer ce déficit et des impôts supplémentaires différés pour les français... Mais le pire est d'oser présenter comme une performance le fait que «c'est mieux qu'en 2008» (source Reuters : une agence d’information qui se devrait d’être objective!) et qu’il est en baisse de 0.2% par rapport à 2015 comme l’écrit le Monde! Quand on sait qu'en 2008 nous étions en pleine crise mondiale et que depuis 2012:
1. les taux d'intérêt sont proches de zéro (4% entre 2007/2012 et moins de 1% entre 2012/2017)
2. l'euro a perdu 20% de sa valeur facilitant les exportations
3. le prix du pétrole a été divisé par deux et demi
En réalité nous devrions être non pas à 3.4% de déficit mais à l'équilibre !
Les informations diffusées par Reuters ou le Monde ne sont pas fausses, c’est pire! Elles tendent à désinformer et à manipuler le lecteur en occultant l’essentiel ! Nous sommes en pleine propagande !
Réponse de le 24/03/2017 à 21:11 :
Tout à fait, mais la Tribune depuis 2012 est d'une complaisance dingue avec les socialistes alors que ce journal ne passait rien à l'équipe Sarkozy qui pourtant avait connu à cause de l'énorme crise de 2008 des défis sans communes mesures !
Je ne vois vraiment pas où est la performance, comme dit mon fils, le gouvernement et ce journal se foutent carrément de notre gueule !

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