Départ de François Asselin à la tête de la CPME : son successeur connu mardi
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François Asselin a été élu en 2015 puis réélu cinq ans plus tard.
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François Asselin a été élu en 2015 puis réélu cinq ans plus tard.
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Après dix ans de mandat, François Asselin quitte son poste de président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). Celui qui a largement contribué à donner de la visibilité au PME - toujours disponible pour donner le point de vue de la confédération dans les médias - se dit satisfait d'avoir contribué à rehausser la place des petites entreprises dans le débat économique.
La CPME est la première organisation patronale pour le nombre d'entreprises adhérentes, avec une représentativité - basée pour sa part sur le nombre de salariés - de 25,54%, entre le Medef (69,21%) et l'U2P (entreprises de proximité, 5,24%). Réalisé tous les quatre ans, le nouveau comptage sera annoncé en juillet.
« Je n'ai jamais voulu être la grenouille qui veut être plus grosse que le bœuf », assure celui qui a été élu en 2015 puis réélu cinq ans plus tard, « mais aujourd'hui c'est difficile de ne pas faire avec la CPME. Elle est tout à fait en mesure de "tenir la plume" d'un accord ». Et d'estimer qu'avec la mise en place d'une « feuille de route stratégique » sur les combats à mener, il pense avoir fait de l'ex-CGPME, qui savait « gueuler », une organisation capable « de proposer ».
François Asselin est heureux que les partenaires sociaux soient remis « en position de responsabilité » avec la négociation sur les retraites, et souhaite y voir avancer les thèmes de la capitalisation et de l'usure professionnelle. François Bayrou a, en effet, décidé de réunir les délégations de partenaires sociaux pendant trois mois pour négocier à ce sujet.
En outre, pour le futur ex-président de la CPME, le futur sujet « énormissime » sera d'assurer une couverture sociale aux 2,4 millions d'auto-entrepreneurs, tout en « sécurisant juridiquement » l'entreprise donneuse d'ordre.
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Se réjouissant d'avoir passé dix « années exceptionnelles » à la tête de la confédération, malgré quelques « machines à broyer l'initiative » rencontrées en fin de quinquennat Hollande, il salue la stabilité fiscale, et le « point de bascule » qu'ont constitué les ordonnances travail de septembre 2017, abattant des barrières juridiques, mais favorisant ainsi l'embauche, assure-t-il.
Le nom de son successeur sera connu mardi. Trois candidats sont en lice depuis septembre pour un mandat de 5 ans, auprès des 122 fédérations et 112 unions territoriales qui composent la CPME. Ils ont, ou vont avoir, 60, 50 et 40 ans.
Et c'est Amir Reza-Tofighi, le benjamin des trois, soutenu par de nombreuses fédérations, qui fait figure de favori. Dirigeant de Vitalliance (aide à la personne, 8.500 collaborateurs), qu'il a cofondée très jeune, il a présidé une fédération, la Fédésap (services à la personne), atout que ses concurrents n'ont pas. Il souhaite rendre la CPME « forte dans le débat d'idées ». Il a notamment le soutien de nombreuses fédérations - bâtiment, travaux publics, propreté, intérim... - qui pèsent lourd dans ce scrutin indirect. « Son implication dans ces instances et sa participation aux négociations sociales - il était dans la délégation sur l'emploi des seniors - sont un plus », indiquait, à La Tribune, Éric Chevée, vice-président chargé des affaires sociales de la CPME, mi-décembre.
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Figure également Alain Gargani, qui préside la CPME Sud Provence-Alpes-Côte d'Azur et dirige l'agence d'organisation de congrès AOS. Il veut rendre la CPME « plus forte et plus influente ». Enfin Gaétan de Sainte Marie, vice-président de la CPME du Rhône et dirigeant la centrale d'achat Qantis, souhaite promouvoir « le réflexe PME ».
(Avec AFP)
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