Retraites : le PS toujours pas convaincu par François Bayrou
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« Votre discours ne nous permet pas d'avoir une vision claire de l'équilibre général de votre budget », a lancé Patrick Kanner à François Bayrou.
LTD/Xose Bouzas/Hans Lucas
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« Votre discours ne nous permet pas d'avoir une vision claire de l'équilibre général de votre budget », a lancé Patrick Kanner à François Bayrou.
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« Le compte n'y est pas ». Voilà comment le patron des sénateurs PS Patrick Kanner présente la séance de questions au gouvernement qui a eu lieu ce mercredi, au lendemain de son discours de politique générale. Au cœur du sujet : la réforme des retraites. Devant les sénateurs, ce mercredi, François Bayrou a proposé de soumettre un nouveau projet de loi au Parlement en cas de « progrès » entre les partenaires sociaux, même « sans accord général ».
« Désaccord : on en reste au texte actuel. Accord complet : on fait un texte de loi. Accord partiel : on traduit l'accord partiel dans un texte d'amélioration de notre système de retraite. C'est la voie la plus franche, la plus transparente, la plus honnête qu'on pouvait trouver sur ces sujets-là », a détaillé François Bayrou dans sa déclaration de politique générale devant le Sénat.
Mais pour le responsable PS, le Parlement « devra impérativement avoir le dernier mot et débattre de toutes les options mises sur la table par les partenaires sociaux » chargés d'une nouvelle négociation sur les retraites. « Votre discours ne nous permet pas d'avoir une vision claire de l'équilibre général de votre budget », a-t-il ajouté, se disant « inquiet (de) découvrir les sujets sur lesquels vous ferez de nouvelles économies ».
De son côté, le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure a réclamé, pour ne pas voter la motion de censure qui sera examinée jeudi, que le Parlement soit saisi, quelles que soient les conclusions du « conclave » des syndicats et du patronat prévu pour trois mois.
Pour rappel, les 66 élus PS doivent se réunir mercredi pour arrêter leur position sur la motion de censure déposée par leurs alliés de gauche, LFI en tête, à laquelle se sont ralliés les communistes et les Écologistes. Comme François Bayrou la veille, la porte-parole du gouvernement Sophie Primas a aussi fait valoir que sur « une dizaine de sujets » soulevés par le PS, « il y a au moins huit sujets sur lesquels il aura une réponse qui va lui convenir ».
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Un constat qui n'est pas partagé par une grande partie de la gauche. Une « humiliation totale » pour les socialistes, qui « n'ont rien obtenu, même pas des miettes », a fustigé la députée écologiste Sandrine Rousseau, déterminée à censurer un Premier ministre qu'elle juge « indigne de sa fonction ». « Ce que propose François Bayrou est une comédie (et) il y a une possibilité qu'il parte très vite », a renchéri la cheffe des députés LFI Mathilde Panot, appelant le PS à « revenir à la raison (car) ceux qui vont à l'encontre du programme » du Nouveau Front populaire « s'excluent de fait » de l'alliance de gauche.
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Les soutiens de l'exécutif ne brillent pas non plus par leur cohésion. L'homme fort des Républicains, Laurent Wauquiez, a estimé sur CNews et Europe 1 que le projet de François Bayrou « reste très flou », en dépit de « bonnes intentions ». Même au MoDem, le parti de François Bayrou, le chef des députés Marc Fesneau a reconnu sur France Inter que le discours du Premier ministre « peut donner le sentiment (d'être) trop dans des généralités ». Mais, « l'important c'est d'essayer de trouver une méthode ».
(Avec AFP)
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