Conclave sur la réforme des retraites : entre optimisme et inquiétudes

Fanny Guinochet
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Le Premier ministre n'a pas donné la date de la prochaine réunion.
Abdul Saboor

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Le Premier ministre n'a pas donné la date de la prochaine réunion.
Abdul Saboor
Au ministère du Travail, tous étaient réunis ce vendredi 17 janvier, pour le conclave voulu par François Bayrou. Objectif, discuter de la réforme des retraites, entrée en vigueur en 2023. À l'issue de la rencontre, devant la presse, le nouveau locataire de Matignon s'est montré très enthousiaste « face au volontarisme des partenaires sociaux ».
Il était confiant quant à sa méthode qu'il qualifie « d'inédite », et qui consiste à réunir les délégations de partenaires sociaux dans les mêmes locaux pendant trois mois : « Vous allez me trouver idéaliste, ou naïf, mais je crois qu'on peut progresser ensemble et trouver des réponses qu'on avait jamais imaginées. Je crois qu'on trouve autant de solutions autour de la machine à café, que la table de la négociation. » Seule solution pour François Bayrou pour dépasser les « blocages ».
Le Premier ministre a ainsi octroyé un délai jusqu'au mois de mai aux partenaires sociaux pour travailler. Il a par ailleurs proposé que ce soit Jean-Jacques Marette, ancien directeur général de l'Agirc-Arrco (retraite complémentaire du secteur privé). Ce haut fonctionnaire avait été missionné par Édouard Philippe, en 2019, pour animer la « conférence d'équilibre et de financement des retraites ».
Ce vendredi, les syndicats comme les représentants du patronat ont exposé leurs positions. Les désaccords restent marqués, notamment autour de l'âge légal de départ à la retraite. Sans surprise, les centrales ont, une nouvelle fois, insisté sur la nécessité d'abroger ce report de la borne de départ à la retraite de 62 à 64 ans, inscrite dans le texte de 2023.
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« 64 ans, c'est non », a ainsi martelé Marylise Léon, la cheffe de file de la CFDT, qui entend « obtenir un bougé » sur ce sujet. La numéro 1 du syndicat réformiste entend aussi porter la question d'une meilleure prise en compte de la pénibilité. Pour Sophie Binet de la CGT, qui demande l'abrogation globale de la réforme, cette réunion a surtout été « l'occasion de constater l'ampleur des désaccords ».
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Fanny Guinochet