Dépenses publiques : d'ici à 2018, l'État devra faire un effort de 10 milliards d'euros

Le ministre de l'Action et des Comptes publics a confirmé, ce jeudi, la contribution de l'Etat à la baisse des dépenses publiques. L'effort devrait atteindre environ dix milliard l'an prochain.
(Crédits : CHARLES PLATIAU)

Un effort général ? L'État contribuera pour moitié à l'effort de réduction des dépenses publiques l'an prochain, a déclaré, jeudi, le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin lors du débat sur l'orientation des finances publiques à l'Assemblée.

"En 2018, (...) l'État va faire plus de 50% de participation à la diminution de la dépense publique", a-t-il dit aux députés.

L'effort sur le budget de l'État devrait donc atteindre environ dix milliards d'euros en 2018, puisque le Premier ministre Édouard Philippe a évoqué la semaine dernière, lors de la publication du rapport gouvernemental visant à préparer le débat d'orientation budgétaire, un effort d'au moins 20 milliards d'euros d'économies pour l'an prochain.

"C'est un effort sans précédent, ce qui ne veut pas dire que les autres, y compris les collectivités locales, ne feront pas cet effort", a précisé le ministre en signalant que la contribution de l'État à la baisse des dépenses publiques s'élèverait à "à peu près 40%" au cours des années suivantes.

"Les collectivités locales vont participer"

Ainsi, pour atteindre l'objectif d'une baisse de trois points du poids des dépenses publiques par rapport au produit intérieur brut (PIB) d'ici 2022 et d'un déficit public ramené à 0,5 % à cette date, "les collectivités locales vont participer (...) à proportion de leurs dépenses dans le stock des dépenses toutes APU (administrations publiques, Ndlr) confondues, c'est-à-dire à peu près 20 % et sans doute un petit peu moins, l'année prochaine".

L'effort demandé aux collectivités locales sur l'ensemble du quinquennat, qui avait été estimé à dix milliards d'euros dans le programme d'Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, va atteindre 13 milliards.

L'effort demandé à la Sécurité sociale encore inconnu

D'après le rapporteur de la commission des Finances du Sénat, Albéric de Montgolfier, "en retenant le niveau tendanciel d'évolution de la dépense publique estimée par la Cour des comptes (1,6% en volume), le montant des économies à réaliser sur l'ensemble du quinquennat pour atteindre l'objectif d'évolution de la dépense en volume fixé par le gouvernement peut être évalué à 82 milliards d'euros", alors que le programme de campagne du chef de l'État prévoyait un total de 60 milliards d'euros d'économies publiques.

Concernant la réalisation de ces économies, le ministre de l'Action et des Comptes publics a précisé que toute "l'action réformatrice" du gouvernement se concentrerait, "du moins dans les premiers mois" sur une amélioration de l'efficacité et une limitation du coût de "trois politiques publiques pour lesquelles nous dépensons plus (que nos voisins) sans pour autant améliorer les services publics auxquels ont accès nos concitoyens : le logement, la formation professionnelle et les dépenses d'intervention sociales au sens large."

Pour l'instant, l'ampleur de l'effort qui sera demandé aux administrations de sécurité sociale n'a cependant pas encore été précisé par le gouvernement.

(avec Reuters)

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Commentaires 17
à écrit le 23/07/2017 à 16:35
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Qu'elles sont les baissent de fonctionnement qui sont prévu pour les plus hauts élus? Les ministres, président, membre des assemblées et sénats, qui nous coutent le plus et nous servent le moins (je préfère pouvoir déposer ma demande d'aide social qu...

à écrit le 21/07/2017 à 22:01
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il suffit d'y croire .

à écrit le 21/07/2017 à 10:18
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Où sont les vrais réformes de l'état, fonction publique territoriale Monsieur Gérald Darmanin ? 10 milliards d'euros mais comment ? Je veux dire restructuration fermeture ou délocalisation d'agences publiques , nouvelle organisation, Gestion des eff...

à écrit le 21/07/2017 à 7:38
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cela ne semble déranger personne de voir l'euphorie de l'état à obtenir les jeux olympiques qui couteront probablement plus de 12 milliards d'euros et dont certaines structures seront inutiles, sous employés pour ne pas dire détruite une fois les jo ...

à écrit le 20/07/2017 à 21:29
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L'État, c'est le contribuable. Ce qui veut clairement dire que les taxes et impôts, même si on en change le nom, vont augmenter :-)

le 21/07/2017 à 8:34
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Tout a fait d'accord ! ....par contre la GESTION c'est le gouvernement et là il y aurait beaucoup a dire sur les choix ! Comment se fait-il que le budget de l'état , en augmentation continuelle depuis des années et qui se désengage de plus e...

à écrit le 20/07/2017 à 19:55
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Le ministère de l'éducation nationale forme des chômeurs qu'elle ne peut même plus inscrire dans ses universités sans pratiquer un tirage au sort honteux et anti-républicain. C'est là que se trouvent les gisements d'économies et d'efficacité. C'est d...

le 20/07/2017 à 20:51
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On ne touche surtout pas l'éducation national . L'armée oui , l'éducation non ! Pourtant le plus gros budget de l'état après le remboursement des emprunts de la dette ne cesse d'en réclamer encore et encore plus ... Leurs fonctionnaires travaillent ...

le 21/07/2017 à 0:26
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Il a du cœur, tu as du carreau et Darmanin a du pique ton fric, ne te reste plus mon lapin qu'à manger tranquillement ton trèfle dans ton jardin :-)

à écrit le 20/07/2017 à 18:56
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40 associations gravitent autour du ministère de l'éducation nationale. En supprimant leur financement, on réalise une économie de ? (le manque de transparence budgétaire ne m'a pas permis de découvrir ce chiffre)

à écrit le 20/07/2017 à 18:52
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La France est prise dans des histoires militaires depuis la seconde guerre mondiale, peu importe les dépenses, que les autres pays européens désarmés paient la facture !

à écrit le 20/07/2017 à 18:11
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beaucoup de blabla et aucune réforme de type fermeture de sous-préfecture inutile et de ses agents sans tâches de travail faute d'usagers comme l'on peut trouvé en Alsace ou administration bidon sans utilité avec des missions bidons dans la fonction ...

à écrit le 20/07/2017 à 18:01
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Vous pouvez nous rappeler qui était le ministre du budget en 2015 2016 ? Il ne manque pas d'air le père Collomb...

le 20/07/2017 à 21:52
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C'était Michel Sapin.

à écrit le 20/07/2017 à 17:48
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10 milliards d'effort sur les dépenses publiques (et il n'est pas certain que cela soit une baisse... peut-être plutôt une hausse moins forte que prévu) c'est une pantalonnade quand on sait que les dépenses publiques devraient baisser de 200 milliard...

à écrit le 20/07/2017 à 17:14
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Mais oui mais oui on connait la musique... "L’ordre de la dette. Enquête sur les infortunes de l’État et la prospérité du marché" http://www.monde-diplomatique.fr/2017/01/LEDER/57018

à écrit le 20/07/2017 à 17:14
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C'est ce que je disais ces gens n'ont jamais connus le chômage, ce qu'ils proposent à la France c'est une respiration en apnée, ça promet. La solution : supprimer les décrets abusives sous l'ump va permettre de relancer l'économie, arrêter l'assist...

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