EDITORIAL Budget : Jupiter foudroyé par Flanby

 |   |  1133  mots
Le coup de l'héritage, tous les nouveaux gouvernements le font, c'est dans l'ordre des choses. La particularité de celui-ci, c'est qu'Emmanuel Macron, héritier de François Hollande, hérite aussi un peu de lui-même puisque même s'il n'était pas en charge du Budget, il était membre du gouvernement responsable de ce dérapage, jusqu'à sa démission à l'été 2016. Cela fait donc un peu arroseur arrosé.
Le coup de l'héritage, tous les nouveaux gouvernements le font, c'est dans l'ordre des choses. La particularité de celui-ci, c'est qu'Emmanuel Macron, héritier de François Hollande, hérite aussi un peu de lui-même puisque même s'il n'était pas en charge du Budget, il était membre du gouvernement responsable de ce dérapage, jusqu'à sa démission à l'été 2016. Cela fait donc un peu "arroseur arrosé". (Crédits : Reuters)
La foudre est tombée et c'est Didier Migaud, le premier président de la Cour des comptes qui a frappé. Selon l'audit de la rue Cambon, François Hollande laisse à son successeur un budget insincère et un trou de presque 9 milliards d'euros en 2017. Le gouvernement d'Edouard Philippe devra-t-il renoncer aux promesses les plus dispendieuses du candidat Macron ?

La Cour des comptes est "l'empêcheur de pipeauter en rond" de nos institutions. Les magistrats de la rue Cambon ont beau s'échiner telle Cassandre à prévenir les gouvernements que leurs turpitudes budgétaires n'échappent pas à leur sagacité, ce n'est que lorsque l'orage éclate que l'exécutif fait mine de s'apercevoir qu'il pleut. Commandé par le Premier ministre Edouard Philippe, l'audit rendu ce jour par la Cour des comptes apporte sans surprise la confirmation de ce qu'elle avait déjà affirmé au cours de la campagne électorale : les comptes publics de la France dérapent gravement par rapport aux prévisions optimistes du dernier budget proposé par MM. Hollande, Sapin et Eckert : près de 9 milliards d'euros de « trou », entre recettes fiscales manquantes, dépenses sous-estimées et recapitalisation d'entreprises publique en déroute (Areva).

Au point que Didier Migaud, le Premier président de la Cour des comptes, se permet de parler « d'insincérité » de la loi de finances, un terme rarement employé par l'institution.
En clair, au lieu de passer comme promis sous les 3% du PIB, le déficit public serait sans mesures de correction de 3,2% du PIB en fin d'année, contre 2,8% annoncés. 4 dixièmes de points de PIB, c'est beaucoup, pour un pays comme la France qui est le seul, avec l'Espagne, de la zone euro à vivre sous le coup d'une procédure pour déficit excessif.

Si les accusés Sapin et Eckert se sont défendus contre l'infâme qualificatif d'insincère, la nouvelle a fait le jeu du Premier ministre Edouard Philippe, ex-Les Républicains tendance Juppé, donc pas du genre à plaisanter avec le manque de sérieux budgétaire. Il a dénoncé le legs d'un « dérapage » par le gouvernement précédent et annoncé des « économies » supplémentaires pour redresser la trajectoire. Ce sera fait sans augmenter les impôts, a-t-il aussi assuré...

Le coup de l'héritage... et celui de l'arroseur arrosé

Le coup de l'héritage, tous les nouveaux gouvernements le font, c'est dans l'ordre des choses. La particularité de celui-ci, c'est qu'Emmanuel Macron, héritier de François Hollande, hérite aussi un peu de lui-même puisque même s'il n'était pas en charge du Budget, il était membre du gouvernement responsable de ce dérapage, jusqu'à sa démission à l'été 2016. Cela fait donc un peu "arroseur arrosé". Surtout, la question n'est plus désormais celle de l'héritage, mais celle de l'action qu'il compte mener pour le résorber. Or, on ne trouve pas 9 milliards d'euros sous le sabot d'un cheval, fût-il en marche. Rien que pour tenir en 2017 un déficit à 3% du PIB, il faut réaliser 4 à 5 milliards d'euros d'économies.

Pour ce faire, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, les ministres de droite en charge de Bercy peuvent compter sur la réserve de précaution qu'avaient judicieusement anticipé de faire Michel Sapin et Christian Eckert. Une combine budgétaire des plus classiques, consistant à geler certains crédits, comme cela semble prévu par exemple à la Défense, au grand dam des militaires désormais sous la coupe d'une ancienne ministre socialiste du Budget, Florence Parly, qui connaît son affaire... Geler des crédits, donc, au risque de compliquer la tâche des nouveaux ministres, dont la popularité auprès de leurs troupes dépend de leur capacité à résister à la mâchoire de Bercy.

Dans le cas présent, il y aurait donc, affirment Michel Sapin et Christian Eckert dans un courrier commun, une "cagnotte cachée" exceptionnelle de 13,9 milliards d'euros de crédits mis en réserve... C'est considérable : un tel montant de réserve n'a jamais été vu. Edouard Philippe pourrait donc puiser dedans pour tenir les engagements budgétaires de la France, sans avoir besoin de faire voter de loi de finances rectificative dans l'été. Et de fait, aucun collectif budgétaire n'a été annoncé, ce qui serait pourtant la moindre des choses vu l'ampleur du dérapage identifié par la Cour des comptes.

Comme Gulliver, empêtré dans les filets budgétaires

Mais l'essentiel est ailleurs. Au-delà des signaux de rigueur adressés depuis quelques jours par le Premier ministre mais aussi Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie, le tout-Paris des conseillers du pouvoir bruisse de rumeurs d'une "opération-vérité" sur les promesses "intenables" du président de la République. S'étant engagé auprès de Bruxelles et de l'Allemagne d'Angela Merkel à ce que la France fasse ses devoirs et rétablisse sa crédibilité budgétaire avant que puisse s'engager toute relance de l'Europe, Emmanuel Macron est bien en peine de pouvoir respecter tous ses coûteux engagements de candidat.

Jupiter foudroyé par Flanby et empêtré tel Gulliver dans les filets budgétaires ? L'image est évidemment moins flamboyante que celle du monarque républicain qui convoque cinq jours avant le Congrès à Versailles, lundi, juste à la veille du discours de politique générale de son Premier ministre, pour bien montrer à tous que c'est bien lui le chef... Car si c'est le gouvernement qui va devoir endosser le mauvais rôle de père-la-rigueur à tous les étages, pour 2017 comme pour 2018, c'est bien le président de la République qui est mis au défi de démontrer que les engagements pris envers ses électeurs et les Français n'étaient pas en l'air.

Il faut donc s'attendre à de sérieuses révisions dans le programme et à des arbitrages déchirants : comment financer dans de telles conditions les 10 milliards d'euros que coûte l'exonération de taxe d'habitation pour 80% des Français ? Les 3 à 4 milliards d'euros de l'exonération de la partie « valeurs mobilières » de l'ISF ? Comment compenser la hausse d'impôts que va représenter pour les chômeurs, les indépendants, les fonctionnaires et certains retraités aisés du transfert prévu entre les charges salariales dans le privé et la CSG, qui sera relevé de 1,7 point sur tous les revenus ? Quid des mesures de compétitivité pour les entreprises (le Medef donne déjà de la voix...) ? Surtout, beaucoup de Français qui prendront de plein fouet la hausse de la CSG risquent de trouver bien saumâtre la facture, fiscale, du nouveau président, qui avait pris l'engagement de ne pas augmenter les impôts.

Et pour Emmanuel Macron, certes très habile dans la gestion de son image pour l'instant immaculée, il sera bientôt temps de redescendre de son Olympe afin de se confronter à la plus triviale des réalités. Pour détourner une expression qu'il affectionne tant, « il n'y a pas de finances (publiques) magiques » ! Et s'il a "des choses à dire" aux Français lundi à l'occasion du Congrès, et bien, nous serons tout ouïe !

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 04/07/2017 à 11:44 :
Qui chez la droite si virulente (et ailleurs) se souvient, mais n'en parle pas, que Sarkozy avait laissé le trou énorme de 617milliards ... une somme à laquelle Hollande ne s'attendait pas et qu'il a du gérer ?
Réponse de le 08/07/2017 à 21:43 :
Et qui de la gauche amnésique se rappelle de la crise qu'a du affronter Sarko ?
a écrit le 03/07/2017 à 16:09 :
Avant qu'on constate les dégâts, la Cour des Comptes pourrait aussi regarder le budget des JO 2024. Elle avait déjà constaté les manipulations budgétaires de la ville pour le budget 2017, ça permettrait de limiter les dégâts ou au moins d'être prévenus...
a écrit le 02/07/2017 à 17:30 :
Tout le monde le savait, bon, c'est du théâtre pour l'occasion ! La douche froide arrive comme prévue !
a écrit le 02/07/2017 à 13:00 :
Lorsque la commission européenne (Allemagne) et le FMI pousseront les portes de l'Elysée, cela ne sera plus le gel du salaire des fonctionnaires qui sera fait mais des tailles à la hache dans les dépenses publiques. Nous allons payer l'incurie des gouvernements successifs : L’État doit revoir son périmètre d'intervention : le régalien en priorité. Il faut s'attaquer aux collectivités locales, aux dépenses somptuaires des roitelets locaux etc, réorganiser la puissance publique en supprimant des fonctionnaires qui plombent notre pays etc ... (ils ne sont pas responsables, les élus et politiques, OUI)
Réponse de le 02/07/2017 à 15:03 :
Détendez-vous! Les lecteurs de la Tribune ont un minimum de culture économique ils ne peuvent adhérer à des discours populistes.

Ils savent donc que la dette de la France est soutenable et qu'il existe une marge de manœuvre importante.

Mais vous savez vous que l'Etat est plutôt migre en France. QUe le nombre de fonctionnaires n'est pas un bon indicateur.

En effet si on rend la somme des fonctionnaires et des employés de droit privé (CDD, CDI) travaillant pour l'Etat, la France est dans la norme.

Enfin si on prend le cout des missions de service public (par exemple la santé) en y intégrant tous ceux qui sont payé avec de l'argent public (fonctionnaires, salarié de droit privé, entreprises prestataires) le cout des missions des services publics devient relativement faible faible en France.

Il n'y aa adonc aucun scandale de dépense publique de l'Etat.

Peut-être savez-vous que l’exception française se fait sur les dépenses sociales. Mais pour le coup, les français on compris que lorsqu'on réduit la dépense publique cela signifie qu'ils payeront individuellement des dépenses qui auparavant étaient payées par l’État au sens large.

A chaque réduction de dépense correspond une réduction de prestation.

Et là encore la qualité des prestations est plutôt supérieur par rapport à de systèmes libéralisés.

Remplacer des cotisations sociales par des cotisations d'assurance n'est ps une grande avancée.

Bref, on va transférer des dépenses prises en charge par l’État vers les ménages mais au final, il n'y aura aucune économie!

On aura pas le FMI au porte de l’Élysée mais on aura les huissiers aux portes des familles!
Réponse de le 04/07/2017 à 19:12 :
Après l'état en faillite c'est l'état en déliquescence.La solution passé sans doute par des coupes claires au sein des services publics.ok mais alors il me paraîtrait cohérent d'éviter de se retourner vers l'état dès qu'une difficulté apparaît.
a écrit le 02/07/2017 à 10:27 :
Il y a t-il une comparaison avec celui laisser par Sarkozy de 617 milliards ?
a écrit le 02/07/2017 à 9:15 :
il faut que la justice qui veut tout controler
demande aux ex dirigeants la raison des faux en ecriture
pour les comptes de la France
et inculpes les auteurs
a écrit le 01/07/2017 à 19:18 :
UN ENARQUE QUI A DIRIGE LA FRANCE ,J'ATTENDS DE VOIR LE PROCHAIN ???IL NE FAUDRAIT PAS RESSEMBLER A //DALIDA ///PAROLE///PAROLE///COMME LE PERE FRANCOIS NOUS L'A FAIT ???AVEC LES ARABES ET LA MOBYLETTE???PERE MACRON ,IL FAUT QUE CA CHANGE ??NON PAS POUR MOI MAIS LE DEVENIR DE MES ENFANTS ET MES LOULOUS???EN AUCUN CAS VOUS DEVEZ RESSEMBLER A VOTRE PREDECESSEUR???VOUS DEVEZ REMETTRE LA PEINE DE MORT POUR LES FICHES///S//// VIRER LES ARABES DE FRANCE QUI DE MON TEMPS ONT OBTENUS GRACE A DE GAULLE LEUR INDEPENDANCE???MERCI EMMANUEL ??
a écrit le 01/07/2017 à 18:28 :
'Il a dénoncé le legs d'un « dérapage » par le gouvernement précédent et annoncé des « économies » supplémentaires pour redresser la trajectoire'.

On a surtout l'impression que tout cela à été bien orchestré pour éviter l'augmentation de point d'indice pour les agents de la fonction publique.Hollande en mars 2016, avait décidé de donner un coup de pouce aux fonctionnaires en annonçant une hausse de 1,2 % du point d'indice . Cette hausse avait mis fin à six années "blanches" de toute augmentation générale L'exécutif avait surtout décidé de lâcher du lest pour éviter une poussée de mécontentement alors que la contestation persistait contre la loi El Khomri.Maintenant que Jupiter est passé avec des voix aussi de fonctionnaire surtout de la catégorie A+ cadre supp et A ) et qu'il va y avoir une loi travail XXL à celle d'El Khomri, fallait trouver une raison pour geler de nouveau le point d'indice et oh miracle ,un audit de la cour des comptes qui tombe à pic.On peut rappeler par comparaison des 9 milliards que la fraude fiscale générée par le monde de l'entreprise coûte de 60 à 80 milliards chaque année, sans oublier le CICE 41 milliards d'euros .
a écrit le 01/07/2017 à 18:02 :
Un grand merci a tous les anes qui ont voté Macron pour se débarrasser de la clique
LR-PS !
Vous pouvez commencer a preparer vos mouchoirs et tant pis pour les 75% qui n'ont voté ailleurs ou n'ont pas voté .....
Réponse de le 02/07/2017 à 10:28 :
MAi au fait qui a été Ministre des Finance de Hollande????? euh un certain E.M.
Réponse de le 02/07/2017 à 10:29 :
MAi au fait qui a été Ministre des Finance de Hollande????? euh un certain E.M.
a écrit le 01/07/2017 à 11:58 :
Beaucoup de bruit pour pas grand-chose, la cour des comptes établi un bilan purement comptable.
Mais la politique et la conduite d’un état oblige à prendre en compte d’autres paramètres, que n’intègre pas la cour des comptes. Un déficit, limité à 3% du PIB est un chiffre, qui ne veut rien dire, puisque le PIB n’intègre pas les conséquences à long terme des investissements.Disons que cette annonce permettra de justifier quelques mesures impopulaires à venir, et autre renoncement aux promesses électorales . Mais ça , on connait on nous refait le coup à chaque changement de président.
a écrit le 01/07/2017 à 9:20 :
La hausse de la CSG compensée par la baisse des cotisation est neutre pour les finances publiques. Et contrairement à ce que laisse entre la droite (dont l'électorat se réduit de plus en plus aux retraités), c'est une mesure qui sera positive pour l'immense majorité des Français. Retraités (hors petites retraites) et rentiers sont une minorité et clairement pas ceux qui ont le plus besoin d'un allègement de la fiscalité.
Réponse de le 01/07/2017 à 18:01 :
On peut etre retraité et ne pas voter a droite : une anerie de plus !
Réponse de le 01/07/2017 à 19:24 :
@Pierre: et une fois de plus, on nous sert cette idiotie ! Les retraites, pas plus que les autres couches de la societe, ne votent tous dans le meme sens. Chacun voit midi a sa porte, et tout le monde n'a pas la meme porte :-)
a écrit le 01/07/2017 à 6:13 :
De toute évidence, ce n'est pas la crise pour tout le monde, "le trou" n'est pas une fatalité, les caisses sont ouvertes à tout vent pour ceux qui les gères, la cours des comptes ne peut que faire un constat, mais pour les idées, tout reste à faire…
a écrit le 30/06/2017 à 22:13 :
Le terme insincérité relatif à un budget est un terme technique courant en matière de finances publiques. Il n'a dans ce cadre aucun caractère infamant, mais souligne la nécessité d'une correction.
a écrit le 30/06/2017 à 21:32 :
Chamalow va faire la bise a sécotine. L'histoire drôle de la semaine. Mais c'est la France entière qui les a mis au pouvoir, alors de quoi se plaindre?
a écrit le 30/06/2017 à 20:17 :
Même la technicienne de surface de l' Elysée connaissait les chiffres....Alors pas une surprise, pourquoi ce jeu?
un renoncement aux réformes...
mettre fin à cette gabegie ?de déficit
enfoncer des coins plus profondément pour compenser?
Une chose est sûre il ne sera pas là où les médias l' attendent .
a écrit le 30/06/2017 à 18:57 :
Oui, enfin, ils ont bine fait de ne pas détailler tout de suite la promesse sur la TH : 80% exonérés ça ne va pas avec le détail indiquant une exonération pour les revenus inférieurs à 20.000 euros annuels. Il suffit juste de se rappeler que le revenu médian est de cet ordre. Donc l'exonération ne concerne pas 80% mais 50% des français. ça fait une légère différence...
a écrit le 30/06/2017 à 17:48 :
on est deja mal parti avec un congres tous les ans au cout unitaire entre 500 a 600 M
d'euro
LES 15 ministres annonces sont 30 l
le president de l'assembles qui veut donner la place apres deux ans mais certainement pas sans privilèges
le falcon Presidentiel pour aller voter etc etc
a écrit le 30/06/2017 à 16:34 :
Comment financer ? En demandant aux fonctionnaires de se serrer la ceinture, pardi ! Réduire le pouvoir d'achat déjà bien écorné des agents publics, ça plaît à l'opinion publique ! C'est tellement facile que de toutes les pistes évoquées par le rapport de la Cour des comptes, c'est la seule mesure qui est déjà annoncée pour 2018. Et une fois de plus, alors qu'on sortait à peine de 6 années de gel du point, on va à nouveau demander aux salariés de la fonction publique d'assumer l'effort qui devrait incomber à tous - ménages et entreprises - et de financer les cadeaux fiscaux promis à certains.
a écrit le 30/06/2017 à 16:03 :
Pour récompenser Hollande et Sarkozy qui a eux deux ont plombé la France pour des générations, on leur offre une retraite dorée assortie d'avantages qui font rire toute l'Europe !
a écrit le 30/06/2017 à 11:08 :
L es promesses electorales n'engagent que ceux qui les ecoutent.
les impots devraient comme c'est la tradition dans le doux pays de France augmenter sous peu. Ah, ces enarques narquois sans imagination aucunes. Pauvres citoyens.
Réponse de le 30/06/2017 à 14:26 :
.... ces énarques , ELUS !!! , par les anes de ce pays !
a écrit le 30/06/2017 à 11:06 :
Il faut souligner que le contexte (celui de l’alignement des planètes depuis quelques années) était pourtant approprié pour que la France réduise ses déficits, avec des taux d’emprunt, pour elle, très bas dus à la politique très expansionniste de la BCE (taux très bas, voir négatifs et quantitative easing de celle-ci), la forte baisse du prix du pétrole, etc. Il est vrai que le gouvernement précédent a fait quelques bêtises mais il vrai aussi que la France est un pays désormais affaibli, les fortes croissances qu’elle pouvait encore faire à la fin du siècle dernier c’est désormais de l’histoire ancienne. Ce faisant le gouvernement va faire ce qu’il peut pour régler ce problème en réduisant les dépenses publiques plutôt que d'augmenter les prélèvements fiscaux et sociaux qui surtout s’ils portent sur les entreprises, aggraverait le contexte de compétitivité déjà bancal dans lequel se meuvent les secteurs de l’économie française exposés à la concurrence internationale.

Je souhaite au gouvernement de réussir mais on devrait savoir maintenant que les pays en difficulté de la zone euro ont du mal à sortir de la tête de l’eau et dans les années à venir le soutien de la BCE qui est une instance supranationale est loin d’être garanti pour la France si elle devait en avoir besoin, d’autant qu’il est prévu que le QE de la BCE prenne fin dans les deux ans.
a écrit le 30/06/2017 à 11:03 :
Depuis 1974 , l'état est dans l'incapacité d'équilibrer son budget. Et pourtant, les impôts n'ont pas cessé d'augmenter. Ça n'a servi à rien, ces politiciens n'ayant aucun courage et voulant se faire réélire, ont préféré creuser la dette , 2300 milliards d'euros contre 400 millions de francs en 1974. Bref , mettre la poussière sous le tapis. Les politiques sont une réelle menace pour les français , il faut dire que notre république bananière vient de prendre une dimension supplémentaire , spatiale, avec l'arrivée de Jupiter.
Réponse de le 30/06/2017 à 12:02 :
C'est une blague de comparer des sommes à deux époques et dans des monnaies différente sans actualisation ni conversion?

Vous confondez volontairement prélèvement obligatoires et impôts?
Réponse de le 01/07/2017 à 18:05 :
... et ils passent- OU ces impots qui , il y a cinquante ans faisaient tourner le pays BEAUCOUP mieux , alors qu'ils n'ont céssé d'augmenter et que TOUT se dégrade ???
a écrit le 30/06/2017 à 10:46 :
Pourquoi ne laisseriez-vous pas ce genre de titre doublement dévalorisant au Palmipède, qui d'ailleurs n'en sort pas que de bons ? L'ancien Président Hollande a montré qu'il pouvait être ferme, et non cette caricature qu'un de ses ministres avait, de longue date, baptisée d'un nom de flan. Quant à l'actuel Président traité - par hyperbole fort abusive - en maître de l'Olympe politique français, vous le traitez assez injustement d'arroseur (a-t-il vraiment trahi François Hollande ou, mieux, s'en est-il séparé à très bon escient, au contraire de M. Valls ?) arrosé : on doute que l'ex-Président n'ait pas - avant d' "arroser" éventuellement son successeur - cadeauté les électeurs au moment où il croyait encore pouvoir briguer un second mandat...
Réponse de le 01/07/2017 à 18:07 :
" ... L'ancien Président Hollande a montré qu'il pouvait être ferme ......."?!?
Vous pourriez donner la (ou les .... ) réferences exactes de ces occasions ?..... le salon de l'agriculture peur-etre !
a écrit le 30/06/2017 à 10:45 :
le mauvais exemple LE CONGRES 500 à 600 M TOUS LES ANS ?et la reouverture des chasses Présidentielles ,,,,????

Va t on retablir la Monarchie
a écrit le 30/06/2017 à 9:59 :
Bof , avec 22 milliards d'euro d'augmentation de recette de la CSG pour 2018 , Macron va pouvoir compter sur une cagnotte utile pour limiter le déficit .
Bien sûr , la promesse de réduction de la taxe d'habitation sera différée , comme celle de baisse des charges des entreprises , la réforme de l'assurance chômage se traduira par une baisse de dotation de 11 milliards d'euro correspondant à la suppression de la cotisation salariale ( dont le produit était de 11 milliards) , et la Secu remboursera encore moins de médicaments .
Quid cependant de la promesse faite aux fonctionnaires de compenser des annulations de cotisations qu'ils ne payaient déjà pas ( maladie et chômage ) à l'inverse des salariés du privé ? le Gouvernement trouvera certainement une source de financement de solidarité pour pouvoir honorer la parole du Président sur ce sujet .
a écrit le 30/06/2017 à 9:37 :
L'on veut nous faire prendre des vessies pour des montgolfières....! Il y a une grosse connivence (visible et/ou invisible) entre F.Hollande et E.Macron ...! en l'urgence électorale, , il s'agissait surtout pour les socialiste et leurs réseaux , par > tous les moyens .< ..d'assurer la "translation " entre la nomenklatura entièrement socialiste d'avant et la nomenklatura socialiste édulcorée d'après... cela, avec une dose minimal de poudre de perlimpinpin de "droitistes " mutants...! évidement comme toutes les stratégies politiques socialistes (visibles ou invisibles) le financement est assuré avec l'argent des autres ...! et la démonstration est maintenant là devant nous .... !
a écrit le 30/06/2017 à 9:33 :
Il faudrait : soit consulter les oracles, ou recruter des financiers.
Pas seulement pour faire les comptes (on a déjà la cour des comptes) et présenter l’addition (on a déjà le fisc), mais pour gérer.
a écrit le 30/06/2017 à 9:27 :
Pour la taxe d habitation, c est les communes qui seront touchees -> pas vraiment un probleme pour Macron. En plus ca peut meme etre positif si ca permet de taxer plus l immobilier et donc aider a degonfler la bulle. Pour la CSG, la non plus pas de probleme, macron avait dit qu il l augmenterai : ca va pas faire plaisir a pepe, mais vu que les retraités ont un niveau de vie superieur aux actifs, ca devrait passer vu que les autres ont une baisse de charge sociale. En plus le gros des retraités aisés votent LR...
Apres Macon peut faire preuve de creativité: par ex les corses ont voté pour des deputés independatitse: prenons les au mot : negocions l independance de Corsica. Vu ce qu ils nous coutent, ca va faire de sacre economies. Et ca devrait calmer mayotte ou la guyane
Réponse de le 30/06/2017 à 14:33 :
"Pour la taxe d habitation, c est les communes qui seront touchees ..."
Exact et comment vont-elles compenser , a votre avis ?
a écrit le 30/06/2017 à 9:25 :
qui ne sait pas utiliser une calculatrice d'où la formidable réforme initiée par l'ancien "gouvernement de combat" (façon armistice du 22 juin 40) sur les calculatrices utilisées lors des concours et des examens nationaux.

Pour Jupiter, ce n'est pas un problème. Il n'avait de toute façon pour seul programme que d'augmenter les impôts et les taxes. Les sans dents doivent comprendre que ce n'est qu'une question de justice sociale de se faire plumer lentement, très lentement.
a écrit le 30/06/2017 à 8:54 :
Mais c'est bon pas de problème il va aller chercher l'argent de la fraude fiscale et nous ramener ainsi 80 milliards d'euros chaque année, on est large. C'est ça les gens courageux.
a écrit le 30/06/2017 à 7:27 :
Seule solution appliquée le programme de FILLON
a écrit le 29/06/2017 à 23:47 :
Où l'on se rendra bientôt compte qu'Hollande était arrivé au pouvoir avec le même handicap et qu'il laisse la France avec une "cagnotte" de 13 milliards d'euros.
Macron commence avec le même handicap + la "cagnotte"...Avec tous les cadeaux faits aux entreprises et divers acteurs économiques + une couche d'austérité supplémentaire, on fera les comptes dans 5 ans...par exemple le nombre de chômeurs en circulation, le pouvoir d'achat ou encore le niveau de fortune des riches (Arnault/Bettencourt et consorts...)
Réponse de le 30/06/2017 à 2:17 :
Pour l'instant, l'austérité n'est pas encore là puisqu'il y a un déficit public programmé continuellement depuis 40 ans. L'austérité ce serait de rembourser notre dette abyssale à hauteur de 3% du PIB par an par exemple.
Réponse de le 30/06/2017 à 7:48 :
Le terme de cagnotte avec un déficit de 70 milliards et une dette de 100% du PIB a quelque chose de surréaliste.
Réponse de le 30/06/2017 à 9:46 :
tout à fait d'accord! Et il faudra pendant 5 ans courber le dos sous des mesures iniques pour "toujours les mêmes": salariés du privé, chômeurs, petits retraités!Car ce nouveau gouvernement,de son propre aveu, est"condamné à réussir", je n'ai jamais vu que la réussite soit en elle-même une condamnation! Vers quelle "réussite" va nous mener cette politique, et pour qui? Reconduction du CICE sans contrepartie d'embauches,licenciements facilités dans le privé avec la nouvelle loi travail,augmentation de de la CSG qui impactera les plus fragiles, et je voudrais voir la refonte du RSI dans le régime général où les salariés paieront encore pour les artisans, commerçants, professions libérales, qui veulent une protection sociale à très bon marché!Et tout le reste...La vraie "réussite" eût été plus d'égalité, une vraie protection des plus faibles.Au lieu de cela les lobbys feront la loi, "comme d'habitude. Car du haut de l'Olympe, Jupiter et ses demi-dieux en ont ainsi décidé, et sont bien loin des préoccupations disons"terre à terre"de "ceux d'en bas"!
Réponse de le 30/06/2017 à 11:38 :
Oui très vrai, mais qui peut dire ce que nous serons dans 5 ans. Et puis se rappeler que tout ce "bruit" pour essayer de respecter la « sacro sainte » directive européenne des 3%.. !qui ne repose que sur une vague appréciation déficit PIB. En relire l’historique ici :
http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20101001trib000554871/a-l-origine-du-deficit-a-3-du-pib-une-invention-100-francaise.html
Réponse de le 30/06/2017 à 15:14 :
@charly10 : cet article de 2010 serait intéressant si ce Monsieur Abeille n'était atteint de logorrhée...!
Réponse de le 30/06/2017 à 15:28 :
La "vague" valeur de 3% a été inventée par Mitterrand pour se donner une image de rigueur tout en ouvrant les vannes de la dépense publique en grand, avec les conséquences que l'on connaît : moins d'une année plus tard il a fallu procéder en catastrophe à un virage à 180°. 3% au long cours c'est beaucoup trop et ça conduit à une dette gigantesque que seul le miracle de taux demeurant durablement bas permet de supporter.
a écrit le 29/06/2017 à 23:28 :
L'avenir c'est soi un job dans la fonction publique,soit devenir réfugié économique dans un autre pays Européen.
Réponse de le 30/06/2017 à 7:50 :
Pour des emplois de fonctionnaires encore faut-il avoir des contribuables (particuliers et entreprises) à rançonner.
a écrit le 29/06/2017 à 20:32 :
Quel manque de respect envers un ancien et un nouveau président de la République...même les journalistes ne respectent plus personne et oublions certains hommes politiques...alors prétendre faire la leçon aux jeunes.
Réponse de le 30/06/2017 à 7:52 :
L'un et l'autre ne sont guère respectables :
Hollande a laissé filer les dépenses sans la moindre rigueur et Macron ne pouvait pas ignorer, ès qualité, que c'était le cas, autrement dit ses promesses de campagne étaient autant de mensonges.
Réponse de le 30/06/2017 à 11:13 :
Il faudra vous y faire. Votre pays est en pleine decadence. Vos politiciens des mafieux. Ils ne meritent que le mepris.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :