Ce 25 novembre, en conseil municipal, François Rebsamen (PS) a passé la main à sa première adjointe Nathalie Koenders, préférant se consacrer à son poste de président de la métropole de Dijon. Une succession qui a suscité des réactions parmi les acteurs économiques de la région.Nathalie Koenders (PS) devient la première femme maire de Dijon. Elles ne sont pas nombreuses à occuper ce poste en France. Seules cinq femmes sont maires de villes d'au moins 160.000 habitants comme à Dijon : Anne Hidalgo (PS) à Paris, Martine Aubry (PS) à Lille, Johanna Rolland (PS) à Nantes, Jeanne Barseghian (Écologiste) à Strasbourg et Nathalie Appéré (PS) à Rennes.
La nouvelle maire de Dijon est loin d'être une inconnue auprès des acteurs économiques locaux. Ancienne kayakiste de haut niveau, celle-ci a exercé des fonctions de cadre au ministère de la Jeunesse et des Sports. Approchée par François Rebsamen au moment des municipales de 2008, Nathalie Koenders devient adjointe pour la première fois, déléguée au commerce, à l'artisanat et au projet « cœur de ville ». Elle gravit ensuite les échelons, jusqu'à accéder en 2015 au poste de première adjointe.
Les acteurs économiques locaux s'attendaient à cette élection par le conseil municipal car celle-ci avait déjà assuré son intérim lors de la maladie de François Rebsamen, atteint d'un cancer en 2018. Ces derniers mois, la première adjointe à la ville de Dijon était apparue lors d'importants évènements médiatiques. S'il se dit « en pleine forme », François Rebsamen a indiqué vouloir avoir des journées moins remplies.
Continuer à renforcer l'attractivité de la ville
Du côté des patrons de la Côte-d'Or, la continuité des projets en cours est un point central. « Nathalie Koenders a toutes les compétences pour continuer le travail qui avait été fait ces dernières années », se réjouit Jean-Philippe Porcherot, président du MEDEF 21. Ce dernier a souligné les efforts de l'administration précédente pour renforcer l'attractivité de Dijon, que ce soit en termes d'images par la qualité du centre-ville ou par la création de structure telle que Dijon Bourgogne Invest. Un des enjeux majeurs évoqués par Jean-Philippe Porcherot est la mobilité. Le MEDEF 21 a récemment créé une commission dédiée, soulignant l'importance de l'intermodalité et de l'accessibilité des zones d'activité. « Il y a encore un travail à faire sur le climat de circulation globale », a-t-il ajouté, en appelant à une concertation avec la ville. En matière de transition écologique, Jean-Philippe Porcherot a noté que Nathalie Koenders semblait très engagée. Celui-ci a mentionné des projets tels que la rénovation énergétique des bâtiments et le développement durable. « Nous encourageons les entreprises à adopter des pratiques durables », a-t-il déclaré, soulignant l'importance de ces initiatives pour l'avenir de la ville.