Ah la France ! Ses paysages, ses fromages, ses vins... ses prix. Selon une étude de l'Insee publiée ce jeudi, d'importants écarts de prix existent selon les territoires.
Ainsi, en mars 2015, le niveau général des prix à la consommation dans l'agglomération parisienne est supérieur de 8,8 % à celui dans le reste de l'Hexagone, hors Corse où les prix sont supérieurs de 4% à ceux observés en province. L'étude de l'Insee ne le dit pas, mais on peut raisonnablement envisager que tous les pays du monde sont concernées par ce type de décalage tarifaire.
Revenons à l'étude. Sans surprise, une poignée de postes de consommation concentre les écarts de prix les plus importants, notamment les loyers, l'entretien et les charges du logement où les prix sont plus élevées d'environ 25%, les autres biens et services tels que les soins personnels, les assurances, la protection sociale, les services financiers ... (+10%), les restaurants et hôtels (+8%), la santé (+8%), les produits alimentaires et les boissons non alcoolisées (7%).
" Les écarts de prix entre territoires sont plus forts du point de vue d'un ménage provincial que de celui d'un ménage de la région parisienne : si un ménage provincial s'établissait en région parisienne tout en gardant son mode de vie, son budget de consommation augmenterait de 9,2 %. Inversement, le budget de consommation d'un ménage venant de l'agglomération parisienne serait moins modifié s'il s'installait en province tout en conservant ses habitudes de consommation (- 7,8 %) ", explique l'Institut.
D'importants écarts sont également relevés entre la métropole et les départements d'outre-mer. En 2015, les prix étaient 12% plus élevés en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane qu'en métropole. Ils étaient 7% plus élevés à La Réunion et à Mayotte.
D'où proviennent ces écarts de prix entre les départements d'outre-mer et la métropole ? Ils sont en grande partie imputables aux produits alimentaires, l'un des premiers postes de consommation des ménages (15 %) où les écarts de prix sont les plus marqués entre les territoires. « C'était déjà le cas en 2010 », précise l'Insee. De fait, en 2015, en prenant comme référence le panier métropolitain, les prix sont en moyenne supérieurs à ceux de la métropole de 37 % à La Réunion, 42 % en Guadeloupe, 45 % en Guyane et 48 % en Martinique. Par rapport à 2010, ces écarts sont restés stables à La Réunion, ont diminué en Guyane, et ont augmenté aux Antilles.
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" Ces écarts prennent en compte les différences de mode de vie des ménages selon les territoires. Si tous les ménages consommaient le panier de biens et services moyen d'un ménage métropolitain, les écarts de prix seraient encore plus marqués. En revanche, un ménage d'outre-mer ne ferait qu'une économie limitée en payant son panier habituel aux prix métropolitains. Globalement, les écarts de prix s'expliquent en grande partie par la cherté des produits alimentaires outre-mer : à ces prix, un ménage métropolitain paierait son alimentation de 37 % à 48 % plus cher ; un ménage d'outre-mer, lui, la paierait de 17 % à 23 % moins cher en métropole ", indique l'Insee.
A noter, les prix sont en moyenne plus élevés en France qu'en Europe. En 2014, ils dépassaient de 7,3 % la moyenne de l'Union européenne et de 5,5 % celle de la zone euro. Ces écarts sont établis à structure de consommation identique, selon la méthodologie internationale de calcul des parités de pouvoir d'achat. Ils reflètent donc de purs écarts de prix entre produits comparables », précise l'Insee.
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A ces écarts de prix correspondent des des différences salariales selon les territoires. Certes datée - elle a été publiée en 2013 mais les statistiques portent sur 2010-, une étude de l'Insee permet d'appréhender ces écarts. En 2010, le salaire mensuel net moyen hors fonction publique s'établissait à 1.693 euros en moyenne en province et à 1.861 euros en moyenne en France métropolitaine. Il atteignait par exemple 2.364 euros en Ile de France, 1.626 euros en Bretagne et 1.584 euros en Corse.
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