Elections régionales: ce qu'il faut retenir du second tour

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La soirée électorale a connu son lot de surprises. La consécration espérée par la présidente du FN en vue de la présidentielle de 2017 n'est pas advenue, et la gauche ne s'est pas effondrée comme certains le prévoyaient. Revue de détail des faits marquants à l'issue du second tour de ce scrutin.
La gauche a remporté cinq régions, quand la droite en a gagné sept. Les nationalistes ont obtenu la Corse. Le suspense a été particulièrement intense en Île-de-France. La région a finalement basculé à droite. Le ministère de l'Intérieur a donné les chiffres définitifs: Valérie Pécresse l'emporte avec 43,8% des suffrages et Claude Bartolone termine deuxième (42,18%). Ce dernier a indiqué qu'il remettait en jeu son mandat de président de l'Assemblée nationale.
En 2010, quand la métropole comptait 22 régions, la droite n'avait gagné qu'une région.
Vaincu, le FN a pourtant vanté une "montée inexorable" du parti par la voix de Marine Le Pen. "Rien ne pourra nous arrêter !", a-t-elle proclamé, présentant son parti comme "la première force d'opposition dans la plupart des régions de France."
"Nous avons triplé le nombre de conseillers régionaux par rapport à 2010", a par ailleurs claironné Marine Le Pen. Le Front national obtiendrait 350 conseillers régionaux à l'issue du second tour. A noter que le FN a recueilli 6,45 millions sur 89% de bulletins comptés.
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Les appels à la mobilisation de l'exécutif socialiste ont été entendus puisque la participation a enregistré un bond de quelque neuf points (près de 59%) par rapport au 6 décembre, en particulier dans les trois régions où le Premier ministre Manuel Valls avait appelé à voter à droite pour faire barrage au FN.
Julien Dray a annoncé un changement de nom pour le PS après les régionales afin de "l'ouvrir". Une idée déjà évoquée par Manuel Valls en octobre 2014.
Les divers représentants du PS et de LR ont mis en avant "l'avertissement" que représentait le résultats du FN au premier tour bien que celui-ci n'a gagné aucune région à l'issue du second tour.
Alain Juppé, en direct de la Mairie de Bordeaux, appelait ainsi à la réflexion:
De son côté, Nicolas Sarkozy déclarait:
Et de promettre:
Le Premier ministre Manuel Valls a, quant à lui, mis en avant sa responsabilité:
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ll a promis d'agir sans relâche pour obtenir "plus de résultats", et d'agir pour "la formation des chômeurs, l'apprentissage notamment". Mais aussi de regagner la confiance des électeurs :
(Article publié le dimanche 13 décembre à 23:27, mis à jour avec les chiffres du ministère de l'Intérieur le 14.12. à 8h27)
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