Emploi des seniors : la précarité gagne du terrain

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Selon les dernières données de l'Insee, le taux de chômage des plus de 50 ans est passé de 6,1% en décembre dernier à 6,3% à la fin du mois de mars.
Selon les dernières données de l'Insee, le taux de chômage des plus de 50 ans est passé de 6,1% en décembre dernier à 6,3% à la fin du mois de mars. (Crédits : Reuters/Charles Platiau)
Malgré un taux d'emploi record, les seniors occupent de plus en plus d'emplois à temps partiel ou à durée limitée pour compléter des pensions de retraite parfois insuffisantes.

Les conditions de travail se sont fortement dégradées chez les seniors. La multiplication des temps partiels pour apporter un complément à une retraite parfois faible et les différentes réformes des retraites ont fortement contribué à ce phénomène, selon une étude de l'Insee publiée le jeudi 12 juillet. Les résultats de l'institut public sont révélateurs d'un monde du travail de plus en plus difficile pour les personnes les plus âgées. Ces dernières éprouvent parfois des difficultés à retrouver un emploi à temps complet et à durée indéterminée après un licenciement ou un plan social.

Montée en puissance du temps partiel

Cette détérioration des conditions de travail passe d'abord par une montée en puissance du temps partiel pour les 50-64 ans. Selon l'organisme de statistiques, la tranche d'âge qui a connu la plus forte expansion est celle des 60-64 ans. Leur part est passée de 28% à 30,7% en dix ans, soit 2,7 points contre 1,5 point pour les 50-54 ans (16,2% à 17,7%) et 0,5 point pour les 55-59 ans (19,6% à 20,1%).

Les plus âgés se démarquent grandement avec des taux supérieurs de 10 points par rapport aux autres tranches d'âge des 50-64 ans. Par ailleurs, plus de 40% des 60-64 ans effectuent moins d'un mi-temps.

Chez les 25-49 ans, la part est relativement stable entre 2007 et 2017 passant de 16% à 16,2%. Les conclusions de l'étude indiquent que les seniors sont plus souvent à temps partiel pour des raisons de santé (13,6 % pour les 50-64 ans, contre 5,4 % pour les 25-49 ans) ou pour compléter leurs revenus s'ils sont déjà retraités.

Les emplois à durée limitée

La précarisation du travail des seniors est également visible dans l'évolution de la part des emplois à durée limitée (*) sur la dernière décennie. Si cette part est moins importante pour les salariés seniors (7,6 % pour les 50-64 ans, contre 13,1% pour les 25-49 ans), les économistes de l'Insee notent que ce taux "a cependant augmenté entre 2007 et 2017, quasiment autant pour les 50-64 ans (+ 2,1 points) et pour les 25-49 ans (+ 2,5 points). Cette part est plus élevée chez les 60-64 ans, notamment chez les hommes (10,0%)."

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Statista, emploi à durée limitée, senior,

(Un graphique de notre partenaire Statista.)

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Un taux d'emploi en nette progression

Entre 2007 et 2017, le taux d'emploi (**) des seniors (50-64 ans) est passé de 53,3% à 61,5%, soit une hausse de 8,2 points alors que celui des 25-49 ans à reculé sur la même période. "Ainsi, les 50-64 ans représentent 29,3 % des personnes ayant un emploi en 2017, contre 23,8 % en 2007." Les résultats ci-dessous permettent d'observer que le taux d'emploi des 60-64 ans a quasiment doublé entre 2007 et 2017 passant de 15,7% à 29,2%.

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Ces résultats illustrent les conséquences des réformes des retraites qui ont reculé l'âge de départ des plus âgés et l'augmentation des durées de cotisation ainsi que la quasi-suppression des préretraites à financement public. La fin de la dispense de recherche d'emploi pour les chômeurs seniors a également contribué à accélérer le taux d'emploi de cette catégorie de population.

Lire aussi : Un taux d'emploi record pour les seniors et marqué par la précarité

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 (*) contrats à durée déterminée, intérim, apprentissage, stages et contrats aidés.

(**) Le taux d'emploi est défini comme la part des personnes ayant un emploi parmi les personnes âgées de 15 à 64 ans, exprimée en pourcentage.

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Commentaires
a écrit le 16/07/2018 à 6:55 :
La retraite oui mais pas pour ceux qui n'ont pas assez cotiser c'est une France à deux vitesse forcément que ceux qui n'ont pas assez cotiser vont devoir travailler plus longtemps voilà logique du gouvernement il va bientôt falloir travailler si sa continue sur cette voie jusqu'à 70 ans a vous tous les retraiter actuelles essayer de comprendre et pour ce le gouvernement impact directement sur le les pension pour financer tous cela et ce n'est pas fini car des coups de ragots il vaut y en avoir encore ce n'est que le début je suis d'accord pour que l'on remette la retraite à 60 ans pour tous le monde la les retraités plus personne ne bouge et puis il faut penser à nos jeune eux qui ont besoin de gagner leur vie
a écrit le 15/07/2018 à 11:41 :
Un autre facteur n'est pas noté celui de la déconsidération dû en partie au message de Hollande qui a prétendu que la génération née autour de 68 n'était pas compétente en matière de NTIC. Alors qu'il s'agit de la génération ayant participé au développement de cet outil! Et c'est cette même génération qui a été décrite à l'époque par Chirac comme la génération sacrifié du fait même de l'arriver de cette technologie. L'image dépeinte sur tous les supports est en partie erronée... de facto les conséquences sont dramatiques.
a écrit le 15/07/2018 à 9:43 :
mettre les personnes ages a la retraite et la meillieur solution cela libereras des places pour les jeunes RETARDER LA RETRAITE C EST INDIGNE CAR CES PERSONES SONT MI AUX CHOMAGE A PARTIR DE 45ANS DANS CERTAINE EMTREPRISE ILS VOUS COMSIDERE COMME PLUS ASSEZ RENTABLE. EST CEUX QUI NON QUE LEURS FORCE MANUEL POUR TRAVAILLE EN SOUFFRE ENORMEMENT? IL EST TRES DUR DE RETROUVE DU TRAVAIL A PARTIR DE 45ANS ALORS SI LA RETRAITE RECULE ENCORE ET ENCORE CELA VAS FAIRE DE NOUVEAUX PAUVRE ? CELA DIMINUE LEURS RETRAITES ET SONT OBLIGE UNE FOIS RETRAITE DE RETROUVE UN PETIT TRAVAIL POUR SURVIVRE???AUX LIEUX DE S APITOYER SUR LES HOMMES ONT FERAIS MIEUX DE LES AIDER///MAXIME GOKI
a écrit le 14/07/2018 à 18:45 :
;En parlant de retraite :

La Chambre des députés italienne a voté jeudi un texte qui réduit considérablement les retraites versées aux anciens députés, une mesure qui répond à l'engagement du Mouvement 5 Etoiles (M5S) pendant la campagne électorale de mettre fin aux privilèges jugés parfois exorbitants des anciens parlementaires.Selon une étude du groupe de réflexion Vision, le budget de la Chambre des députés italienne, qui compte 630 élus, est à lui seul presque aussi élevé que les budgets réunis des assemblées française, britannique, allemande et espagnole.
Le nouveau système approuvé par la Chambre entrera en vigueur en janvier prochain et concernera près de 1.400 anciens députés, dont certains ont promis de contester cette mesure devant les tribunaux.Il devrait permettre à l'Etat d'économiser 40 millions d'euros par an, a dit le président de la Chambre, Roberto Fico, membre du M5S.Jusqu'ici, tout élu au palais de Montecitorio, où siège la Chambre, était assuré de toucher toute sa vie une retraite, le "vitalizio", même s'il n'avait siégé qu'une seule journée
a écrit le 14/07/2018 à 11:45 :
Depuis des décennies tous les chercheurs et statisticiens de l'économie établissent des rapports sur l'âge et donc les plafonds de ressources d'une France vieillissante afin que les caisses stabilisent leur déficit. Tout cela au détriment du salarié et du montant de sa retraite. Preuve en est du différenciel accepté par la majorité des syndicats lors de la dernière négociation sur les retraites qui a vu le secteur privé être évalué pour ses retraites sur 25 années pendant qu'une caste de privilégiés étaient évaluées sur leur 6 derniers mois hyper gonflés de toutes leurs primes grâce à des syndicats catégoriels qui ne travaillent que pour eux mêmes.42 régimes privilégiés que le secteur privé subventionne en cas de besoin sur leurs déficits ont mis à bas la solidarité sur les pension de retraite.
De ce fait, les économistes sérieux ont tout de suite alerté les instances gouvernementales à savoir que la France se dirigeait tout droit vers une pauvreté égale au 1/3 monde pour l'immense majorité des personnes âgées en retraite. Nous y sommes aujourd'hui et il n'y a jamais eu autant de retraités en nécessité de travailler pour payer leur loyer et survivre modestement !
a écrit le 14/07/2018 à 6:38 :
L'une des escroqueries de notre système est la différence entre les trimestre cotisé et les validés. Vous pouvez avoir un nombre de trimestres validés permettant de partir à la retraite sauf que le compte est fait sur les trimestres cotisés. Dont les trimestre "donnés" (chomeurs, nombre d'enfants élevés...) ne sert à rien car ils ne permettent pas de partir à la retraite. Donc pendant quelques trimestres, années on maintiens au chômage (souvent non indemnisé) des personnes que les entreprises ne veulent plus et qui pourraient être à la retraite si un trimestre était un trimestre.
La fonction publique à cette capacité à rendre toute réforme inopérante par des applications de textes votés contraire à la volonté du législateur. Voir en faisant changer un mot dans un texte le rendre sans utilité.
Il est temps de ne plus retrouver comme élu un % de fonctionnaire supérieur à ce qu'ils sont dans la société. Nous ne vivons pas le même monde du travail donc pas les même retraites.
a écrit le 14/07/2018 à 5:51 :
Sauf erreur l'emploi n'est pas une cause de quelque chose, mais une conséquence. Tout le discours politique, repris depuis des décennies sans discernement par les médias, consiste à constater la faiblesse du nombre d'actifs dans notre pays. Le personnel politique d'essence fonctionnaire depuis les années 60, ne se pose aucune question sur les motifs recurents de ce peu de création d'emplois. De temps à autre, il est évoqué la qualité des produits fabriqués. Il est connu que nous ne fabriquons - hors le luxe - que peu de produits haut de gamme à forte valeur ajoutée et avec beaucoup d'emplois. Par exemple nos industries ont le plus faible taux d'utilisation de robots des pays développés. La résultante de la grande faiblesse de notre appareil productif détruit par le gauchisme politique depuis les années 80, l'excès de réglementation totalement inadapté au tissu français d'entreprises de petites tailles aboutit à la faiblesse de l'emploi.
a écrit le 13/07/2018 à 22:48 :
retraite insuffisants pour vivre surtout seule ; 44 année de travail ; le loyer payer 50%du budget reste , un découvert sur le compte
a écrit le 13/07/2018 à 18:52 :
Il ne faut pas oublier de dire aussi que mécaniquement, une partie de la population qui aurais du se retrouver en retraite s'est retrouvé au chômage. Ce qui à fait augmenter le nombre de chômeur depuis 2007. Il faut ajouter la crise financière aussi pour montrer que le taux de chômage actuel aurait pu être... un tout petit peut meilleur. On a en parti déshabillés Pierre pour... l'envoyer chez l'abbé Pierre!

La réforme à venir va uniformiser par le bas, pas complètement je pense pour que Macron puisse se gargariser un minimum: "z'avez vu? Les p'tites retraites sont passsés de 700 à 708 euros! cocorico!"

Mais en supprimant les régimes spéciaux, on va encore transformer des retraités en chômeurs!
a écrit le 13/07/2018 à 16:47 :
Etant senior, je le confirme.
Pouvez-vous envoyer votre article à l'agence France presse, car les télévisions TF1 et BFM télé, semblent s'en contre foute royalement
Tout est beau tout est rose pour leurs journalistes, à la solde du pouvoir macronique
Cordialement
a écrit le 13/07/2018 à 15:10 :
Il est ouit oooor.... mon senior !

il en manque une !
a écrit le 13/07/2018 à 13:27 :
etude a mon avis tout a fait loufoque ma grand mere née en 1890 a toujours travaiilé très tard...je pense au noir... perso j'ai 74 madame 72 on travaille toujours;. officeillement macron va nous piquer 2000 euros de csg et le prelevement a la source me conduit a prévoir 8000 euros de prelevement depuis janvier 2019 et un remboursement de cette excedent en fin d'année 2019 ??? a voir, mais on travaille comme beaucoup de retraité pour se maintenir en forme, avoir un peu plus d'argent et ca fait plaisir et d'autres par nécessité surtout QUE 75 % SONT DES FEMMES
Réponse de le 14/07/2018 à 10:45 :
Pour la population née en 1890 l'espérance de vie à la naissance était de 45 ans....

Autant dire que votre grand-mère n'a pas travaillé longtemps et que la question de la retraite ne s'est pas posée. A l'époque pour pouvoir prendre sa retraite il fallait être rentier, état aussi rare que désirable pour la majorité de la population. Sinon on était à la charge de sa famille, ou des hospices de charité.

Ce qui peut ennuyer c'est qu'on est en train de retourner à cette situation puisque les pensions sont de plus en plus indigentes.

La finance qui veut de plus en plus d'argent frais a convaincu les politiciens qu'il fallait encourager l'épargne individuelle plutôt que la redistribution immédiate par répartition.

Fatalement, les petits revenus qui ne sont pas en mesure d'épargner seront les retraités misérables des décennies à venir, alors qu'on avait réussi à éviter cela depuis les années 70 jusqu'aux années 2010 en assurant une retraite décente à nos ainés.
a écrit le 13/07/2018 à 12:13 :
si j’étai Président ce que je ferais :

réformer l’éducation nationale ( qualification et formations combinées jusqu’au Master et au- delà.

donner des aides d’études jusqu’à 30 ans avec qualification et formation

couper les aides sociales pour les jeunes pour les pousser à l’autonomie , pas d’incitation à des naissances pour des jeunes de 16 ans ( voie de la bêtise et facilité)

pousser les jeunes aux études et qualification

faciliter le parcours de l’emploi aux études et études vers l’emploi pour tous et toutes

inciter les femmes à l’autonomie et à la confiance en soi , et à tenir droites dans les bottes sans s’accrocher à autrui

pour les retraites : création d’une grille unique pour toute la France et toutes les catégories.

Proposer une pré- retraite à 60 ans pour ceux qui le justifie( santé , points suffisants...)

pour les «  couples qui perdent leur conjoints) quelque soit l’âge proposer «  une pension de remplacement » en attendant que la personne en deuil se reconstruise

pour les conjoints qui ont cotisé plus de 20 ans proposer la réversion au survivant quelque que soit l’âge.

Ensuite :

ouverture de procès au tribunal contre tous les ex- ump pour « spoliation des droits sociaux « ( pensions de réversion - loi par décret )des Français.

revote au tribunal constitutionnel
revote à la cour des comptes
revote des sénateurs au Sénat
revote à l’assemblée

...
je ferais le chemin «  inverse » avec d’autres politiciens ,des gens HONNETES , de nouveaux visages , engagés , pas de gens influençables par le fric , un avantage ou des votes , mieux formés à
« l’équité sociale. »


a écrit le 13/07/2018 à 11:41 :
Vu qu il y a de plus en plus de vieux et que ceux ci vivent de plus en plus longtemps, il y a 2 solutions:
1) saigner a blanc les jeunes pour entretenir les retraités ( c est la solution utilisee jusqu a peu, en augmentant les cotisations sociales et en faisant de la dette)

2) mettre a la diete les vieux. Solution choisie par Macron via la fin du taux reduit de CSG. Il a encore de la marge vu qu eles retraités actuels ont un niveau de vie superieur aux actifs qui les financent. Mais la generation qui va etre a la retraite d ici 10 ans va etre nettement plus pauvre
Réponse de le 13/07/2018 à 12:33 :
Vous avez oublie une troisieme alternative.
Quitter le pays et bosser ailleurs afin de capitaliser sa retraite et ne plus etre rackette par les divers organismes type Ponzi made in France.
De loin la meilleure solution avec a la cle la decouverte d'autres gens et de societes.
Réponse de le 13/07/2018 à 14:27 :
Pourquoi être toujours binaire : il suffit juste et enfin de poser sur la table ce que nous avons à distribuer et de mieux le répartir. Là encore je ne parle pas que d'argent, mais de possession, d'avantages de situation, ...
On ne peut plus tirer sur ceux qui n'ont pas un de ses avantages donc ?
a écrit le 13/07/2018 à 11:40 :
donc de 15 a 24 ans on bosse 10 ans*0.291 soit 2.91 années
de 25 a 49 25*0.806= 20.15
de 50 a 54 5*0.802= 4.01
de 55 a 59 5*0.724= 3.62
et de 60 a 64 5*0.292= 1.46

Soit sur une tres respectable carriere possible de 50 piges (eh bhé) ça nous fait 32.15 annuités. Les 42 a 43 ans de cotisation maintenant exigés pour une retraite a taux plein sont un aimable plaisanterie a moins de n'avoir 10 ans de cotisations "chomage" dans le reste de sa carriere.
a écrit le 13/07/2018 à 11:18 :
la presse le révèle tous les jours ! s attaquer aux plus faibles ! retraités ! hier les handicapés '( perte mensuelle de plus de 100 euros ).. toujours une politique des très riches.. chomage et insécurité et AGRICULTURE RIEN , ,?
a écrit le 13/07/2018 à 11:13 :
Presque 20% de non en emploi dans les 25/54 ans. Pour avoir un chômage global a moins de 10%, y aurait il vraiment plus de 10% de cette population qui ,seraient de riches oisifs n'ayant pas le besoin de travailler ni même de chômer?
Réponse de le 13/07/2018 à 17:27 :
Ben alors mon pauvre monsieur vous me parliez en fait et je vous ignorais ?

Ou bien c'est un test pour savoir si je lis de temps en temps, plus sûrement. :-)

Faut dire que vous êtes pas facile à voir hein...

Pourriez vous répéter votre question sous une autre forme je ne comprends pas là, merci ?
a écrit le 13/07/2018 à 10:52 :
Équations impossibles à résoudre ?
On pourrait en conclure que le travail des uns fait le chômage des autres et que les seniors maintenus en activité retardent l'entrée en activité des nouvelles générations ? C'est bien sûr plus compliqué que ça.
Et si c’était un problème d’aménagement du territoire ? Par projection médiatique, des jeunes montrant dans les médias leur seul objectif de jouer au ballon, ou de jouer aux figurants à se prélasser sur une plage paradisiaque. Non pas que tout un chacun ne mérite pas cette forme de téléréalité, mais on comprendra que les villas et les stades y seraient trop exigus pour accueillir tout le monde et qu’il faudrait bétonner tout le littoral et remplacer les terres agricoles par des stades. Matériellement cela parait impossible et cela oblige à repartir sur des fondements plus classiques.

Plus sérieusement.
Ce n’est pas trop grave s’il y a par la même occasion prolongement de la scolarité et qualification des plus jeunes et mise en adéquation avec les besoins du marché de l’emploi.
Le comble serait d’avoir des seniors qualifiés et expérimentés travailler à des postes éprouvants et peu qualifiés et de l’autre côté des jeunes en déshérence (d’après une note du CAE de 2013 ils étaient 900000 ages de 15 à 19 ans et https://www.lemonde.fr/idees/article/2017/04/12/presidentielle-2017-une-jeunesse-en-desherence_5110027_3232.html). Une perte d'espoir des plus jeunes extrêmement grave et ce ne sont pas quelques rudiments civiques qui vont y remédier, tout juste pourra t'on quantifier l'ampleur des dégâts.
Côté retraités, la retraite de base est à peine suffisante tout comme le minimum vieillesse et tout le monde n’a pu (et ne pourra) se constituer un patrimoine. Comme pour les aides sociales, il faudrait arriver à fixer un seuil ou un différentiel entre revenus du travail et revenus d’assistance. Supprimons les « distorsions de concurrence » entre secteurs d’activités, entre public et privé, entre types de structures, entre niveaux de revenus, etc… sinon, à défaut d’équité, toute reforme sera impossible ou mal perçue. Le bonheur des uns faisant le malheur des autres, le sujet est tellement délicat, que les politiques n’osent s’y confronter, promouvant de fait une forme de clientélisme électoral.

La constitution de trimestres, de points, ou de fonds de capitalisation ne change rien à l’affaire, c’est purement comptable. Le problème est de faire partir plus tôt ceux qui ont souffert au travail, de laisser travailler ceux qui bénéficient de prévisions de vie plus longue. Le travail se réduisant quantitativement, par gains de productivité, robotisation,… les financements pourraient venir d’ailleurs, mais il semblerait que ce soit déjà le cas :
Côté impôts sur les salaires, on a déjà donné : http://www.oecd.org/fr/ctp/les-impots-sur-les-salaires-20725132.htm
Coté prélèvements sociaux aussi, à voir dossier complet https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2018-01/20180125-rapport-particulier5-prelevements-obligatoires-capital-des-menages.pdf
Cote sociétés : si on reprend un argument de l’OCDE « l’impôt sur les sociétés aux cotisations sociales apparaît difficile à justifier. En effet, le capital étant relativement mobile,… » note OCDE PERSPECTIVES DE L’EMPLOI DE L’OCDE – ISBN 978-92-64-03305-4 – © OCDE 2007
Reste les très gros revenus : https://www.oecd.org/fr/els/soc/OCDE2014-FocusTresHautsRevenus.pdf
Où l’on constate que les impôts affectant les hauts revenus ont diminué et la conclusion du "focus" est la suivante : « Par conséquent, pour lutter contre l’inégalité globale et assurer l’égalité des chances, il est indispensable de mener une stratégie d’action globale qui englobe des politiques efficaces et bien ciblées en matière de transferts, de prestations sociales, de marché du travail et d’éducation ». Le côté candide du propos fait penser que Leibniz n’aurait pas dit mieux. (Il est toujours intéressant de se plonger dans le passé, quitte à ce qu'il soit condensé dans Wiki, et de constater l’évolution des idées). Dans ce cas on peut préférer l’esprit sarcastique de Voltaire, qui lui-même aurait eu une préférence pour une forme d’oligarchie de la société. Le problème aurait-il été résolu par le contrat social de Rousseau ? je ne sais pas, pas lu. Ce qui fait penser qu’avant de s’attaquer au train de vie des citoyens il faudrait réduire le train de vie de l’Etat et lui demander l’exemplarité.

Mais peut être qu’au lieu d’écouter les opinions politiques actuelles des uns et des autres, peut être faut-il lire les classiques. C’est plus enrichissant intellectuellement.
a écrit le 13/07/2018 à 10:36 :
Il faut remercier ce gouvernement car il rend les personnes de plus en plus pauvre mais les riches de plus en plus riche. Merci qui merci Macron. Macron s'en prend même aux personne invalide pour récupérer quelques sous ! ! ! ! !
a écrit le 13/07/2018 à 10:16 :
"Ces résultats illustrent les conséquences des réformes des retraites qui ont reculé l'âge de départ des plus âgés"

Cela va s'accentuer donc :

La réforme des retraites voulue par Emmanuel Macron en 2019 ne sera "en rien définitive" et des ajustements seront "nécessaires" pour maintenir l'équilibre financier, en particulier le report de l'âge légal de 62 à 63 ans, ont affirmé ce mercredi 4 juillet les sénateurs René-Paul Savary (LR) et Jean-Marie Vanlerenberghe (UC).
a écrit le 13/07/2018 à 9:25 :
Bonjour,

Avant l’ump , les 50- 55 bénéficiaient soit d’une pré- retraite, invalidité ou une rente de réversion ( suppression par décret- les fonds ont été orientés ailleurs)

ça explique «  la courbe la plus haute du graphique »

Aujourd’hui avec la prolongation de la retraite , ce paradoxe ne risque pas de diminuer , à moins d’augmenter les taux de cotisations pour les actifs de 20 à 40 ans ...
ou une uniformisation des retraites de fonctionnaires vu que leur salaire est au- dessus de 3000 euros à tous...

....je ne vois pas comment le gvt va réformer tout ça ... surtout que le système de base a été cassé par les gouvernements de la droite ( raffarin , sarkozy ... )
a écrit le 13/07/2018 à 8:30 :
De plus en plus de précarité tout comme en Allemagne. Normal c'est le régime néolibéral. C'était évident.

"Le modèle qui inspire Emmanuel Macron: L’enfer du miracle allemand" https://www.monde-diplomatique.fr/2017/09/CYRAN/57833
Réponse de le 13/07/2018 à 10:57 :
La seule évidence est que l'on préserve comme toujours les rentiers/les insiders... cela n'a rien de libéral Mr Blasé (la vie n'est pas binaire, creusez, voyagez, ...). On dispose d'un volume de richesses qui est à partager et cette richesse n'est pas qu'argent mais aussi liée à des rentes de situations : moi à 49 ans je dois me débrouiller sans accès à rien alors que d'autres sont au chaud avec plein de gras...
Réponse de le 13/07/2018 à 16:38 :
@ multipseudos

Non c'est pas de ça dont je parle, vous trollez.

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