En 2023, les salles de cinéma espèrent profiter de la déferlante « Avatar : la voie de l'eau »
latribune.fr
latribune.fr
La fréquentation des salles de cinéma est loin d'avoir retrouvé ses niveaux d'avant crise. Le chiffre ne sera dévoilé que lundi mais il devrait être en recul d'environ un quart par rapport à l'avant-Covid. Néanmoins, cette fin d'année rassure les exploitants. Ainsi « Avatar: la voie de l'eau » devient le plus gros succès cinématographique de l'année en France, détrônant « Top Gun: Maverick ». Selon les chiffres compilés par Disney, plus de 6,87 millions de spectateurs ont embarqué pour l'astre Pandora depuis la sortie de ce nouvel « Avatar », le 14 décembre.
« Le public familial est très présent ainsi que les spectateurs occasionnels qui n'étaient jamais encore retournés au cinéma depuis trois ans et le début de la pandémie », se félicite auprès de l'AFP Frédéric Monnereau, directeur de la distribution chez Disney. « Ce succès est une bonne nouvelle pour l'ensemble de l'industrie du cinéma et des salles », se réjouit-il, notant que « plus un film fait d'entrées, plus il génère de taxes » reversées à la production de films, dans le système français.
En 2022, « l'ensemble du public est retourné en salles, mais en étant plus sélectif », analyse pour l'AFP Eric Marti, spécialiste chez Comscore: les films américains ont été un « moteur » quand, côté français, seuls les films « avec une certaine originalité » ont résisté, au détriment des grosses comédies par exemple. Pas un seul film français n'a réussi à s'imposer dans le Top Ten des long métrages les plus vus cette année, une première depuis 1989.
« L'année se termine mieux qu'elle n'a commencé », souffle le délégué général de la Fédération des cinémas français, Marc-Olivier Sebbag : « nous sommes très optimistes pour 2023 où on retrouvera enfin une offre de films comparable à celle des années d'avant-crise ».
En 2023, les cinémas parient notamment, au rayon action et aventure, sur Keanu Reeves et le nouveau « John Wick », Tom Cruise dans « Mission: Impossible », et le retour de Harrison Ford dans « Indiana Jones ». « Ant-man » doit inaugurer une nouvelle « phase » de l'univers Marvel. Steven Spielberg livrera son film le plus intime (« The Fabelmans » - 22 février), Christopher Nolan présente « Oppenheimer », sur le « père » de la bombe atomique tandis que la coqueluche du cinéma indépendant Greta Gerwig est attendue sur un projet aussi énigmatique que rose bonbon, « Barbie », avec Margot Robbie dans le rôle-titre.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Côté français, l'année sera marquée par le « Astérix et Obélix » de Guillaume Canet et son casting XXL (Gilles Lellouche, Vincent Cassel, Marion Cotillard mais aussi les rappeurs Bigflo et Oli, les YouTubeurs McFly et Carlito ou la star du ballon rond Zlatan...) ainsi qu'une ambitieuse adaptation des « Trois Mousquetaires » dont deux volets doivent sortir en 2023.
Aussi attendus, côté comédie, Philippe Lacheau à deux reprises (« Alibi.com 2 » et « 3 jours max »), Dany Boon avec « La vie pour de vrai » ou le duo Eric Toledano/Olivier Nakache (« Une année difficile »).
Néanmoins, si les Français semblent bien retrouver le chemin des salles obscures, les plateformes de streaming restent de redoutables concurrentes. Elles disposent d'une arme atomique. Ainsi, « Avalonia », un film Disney, n'est diffusé que sur Disney +. L'empire du divertissement, mécontent du système de chronologie des médias qui protège les cinémas en régulant la façon dont les films peuvent être diffusés ensuite, a décidé de ne pas le sortir en France. Par ailleurs, Paramount+ rentre dans le jeu. Disponible en France le 1er décembre, la chaîne de streaming promet des « contenus originaux et exclusifs », comme la mini-série « The Offer » sur la création du film « Le Parrain », la série « Tulsa king » avec Sylvester Stallone ou une série basée sur le jeu vidéo « Halo ».
À lire également
En mai 2022, une étude commandée à l'IFOP par l'Association française des cinémas d'art et essai (Afcae) démontrait que la concurrence était dévastatrice pour les salles de cinéma. 29 % des personnes abonnées à une offre de vidéo à la demande déclaraient aller « moins souvent au cinéma » et 12 % « ne plus y aller » du tout. La majorité (54 %) continue de s'y rendre « au même rythme » et seuls 5 % « plus souvent ».
latribune.fr
🔴 Sommet européen au Monténégro, réacteurs nucléaires japonais, Bourses… L'essentiel de l'actualité ce vendredi 5 juin
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir
« C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance