Sortie du glyphosate en trois ans : le recul de Hulot
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Le numéro 3 du gouvernement, qui s'est battu l'an dernier pour une sortie du glyphosate en trois ans, s'apprêterait-il à reculer sur cette question ? C'est en tout cas ce que le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot a laissé entendre dimanche, lors d'un entretien accordé au Journal du Dimanche (JDD). Il s'est dit prêt à envisager des "exceptions".
Pour rappel, en novembre dernier, à la suite de la décision de l'Union européenne de renouveler pour cinq ans la licence de l'herbicide controversé, Emmanuel Macron avait promis que la substance, principe actif du fameux Roundup de Monsanto, serait interdite en France "au plus tard dans trois ans".
Mais fin janvier, le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert avait déclaré que la France allait "essayer de sortir" dans les trois ans. "Le président a rappelé que tant qu'il n'y a pas de substitution, il n'y a pas de suppression", avait-il aussitôt souligné.
Bien que le CIRC, une agence de l'OMS composée de scientifiques internationaux, a classé l'herbicide comme "cancérogène probable" en 2015, les agriculteurs dits "conventionnels" estiment ne pas pouvoir s'en passer, faute d'alternative. Ce statut quo est vivement dénoncé par certains défenseurs de l'environnement, dont Jean-Baptiste Réddé, un activiste, qui considère qu'il faut "arrêter les pesticides maintenant et ne pas attendre d'écouler les stocks". Il parle même "d'écocide".
Stéphane Travert doit présenter à l'issue du Salon de l'agriculture un "plan d'action" en la matière, en collaboration avec les autres ministres concernés.
Le JDD indique aussi, par ailleurs, que Nicolas Hulot ne se rendra pas au Salon, alors que l'ancienne ministre de l'Environnement, Ségolène Royal, y avait fait une visite l'an dernier. Le ministère de la Transition écologique a précisé que Nicolas Hulot "privilégie le dialogue direct avec les parties prenantes dans de bonnes conditions d'échange".
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Ses deux secrétaires d'État, Sébastien Lecornu et Brune Poirson, doivent, eux, se rendre au Salon dans la semaine.
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Dans ce même entretien au JDD, Nicolas Hulot évoque aussi, pour la première fois, la création "d'un fonds assurantiel" destiné aux agriculteurs qui se convertissent à l'agriculture biologique. Ce fonds permettrait de "couvrir certains risques et indemniserait les producteurs en difficulté".
(Avec AFP et Reuters)
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