Alors que le gouvernement vient de dévoiler son plan contre les déserts médicaux, la Mayenne décide de jouer collectif. Les élus départementaux et les représentants des neufs intercommunalités ont signé une charte de coopération avec quelques règles partagées.En France, 87% du territoire est sous-doté en médecins et six millions de personnes sont sans médecin traitant. Pour remédier aux problèmes des déserts médicaux, le gouvernement veut imposer jusqu'à deux jours par mois de travail aux médecins dans les zones sous-dotées, avec à la clé des contreparties financières et des sanctions pour les récalcitrants.
En zone d'intervention prioritaire
Face à la tension croissante sur l'accès aux soins, certains territoires cherchent des solutions. C'est le cas en Mayenne, dans les Pays de la Loire. Dans ce département qui recense environ 305.000 habitants, les élus et les représentants des neuf EPCI ont signé une charte de coopération dans le cadre de la conférence des élus santé qui s'est tenue le 28 avril dernier. De quoi marquer une nouvelle étape dans la stratégie de santé de ce territoire où exercent 166 médecins généralistes libéraux dont environ un quart sur la commune de Laval. Environ 190 commues (sur les 240 du département) sont dépourvues de médecins. La Mayenne est d'ailleurs classée en zone d'intervention prioritaire par l'ARS.
« Sur un sujet aussi vital que celui de la santé, nous devons faire front commun. Cette charte est une étape essentielle pour construire ensemble un territoire plus attractif. Elle nous permet surtout d'apporter une réponse collective et concrète aux défis majeurs de l'accès aux soins en Mayenne, en favorisant la coopération plutôt que la concurrence entre les territoires »,affirme Olivier Richefou, président du conseil départemental de la Mayenne.