Finances locales : 3 pistes pour sortir les collectivités de l'ornière
César Armand
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Vers une CSG départementalisée ? (Photo d'illustration)
Reuters
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Vers une CSG départementalisée ? (Photo d'illustration)
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C'est le grand soir pour les collectivités locales : de 17 à 19 heures à l'hôtel de Roquelaure, les associations d'élus et les parlementaires concernés sont conviés par le gouvernement à une conférence financière des territoires. Sans surprise : les édiles vont devoir participer au redressement des comptes publics. Sans attendre les conclusions définitives de ce raout, La Tribune est allée sonder trois acteurs de terrain pour connaître leurs propositions.
Si la proposition d'une contribution modeste, formulée par le ministre de l'Aménagement du territoire et de la Décentralisation François Rebsamen, en lieu et place de la taxe d'habitation, a aussitôt été rejetée par le Premier ministre Bayrou et Bercy, elle anime toujours les élus locaux. L'édile (UDI) de Bures-sur-Yvette (Essonne), vice-président de l'association des maires de France charge de l'environnement, plaide pour un impôt de résidence pour que chaque habitant participe au financement de la transition écologique.
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Et pour cause, en 2019, l'institut de l'économie pour le climat a estimé à 12 milliards d'euros le coût local de la lutte contre le changement climatique pendant dix ans. Un montant rehaussé à 19 milliards en 2023 rien que pour la période 2024-2030. A Bures, Jean-Francois Vigier a prévu d'investir 6 millions en 2025 pour la rénovation de bâtiments scolaires, le changement d'éclairage public, la végétalisation et l'entretien de la voirie. À son corps défendant, il fait contribuer les propriétaires via la taxe foncière et bénéfice de dotations d'investissement de l'Etat.
César Armand