France : autopsie d’un déficit record de 60 milliards d'euros
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Le ministère des Finances dans le 12ème arrondissement de Paris.
XOSE BOUZAS / Hans Lucas via AFP
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Le ministère des Finances dans le 12ème arrondissement de Paris.
XOSE BOUZAS / Hans Lucas via AFP
Les critiques continuent de pleuvoir en cascade sur les gouvernements d'Elisabeth Borne et de Gabriel Attal. Au terme d'un long travail de six mois et des centaines d'heures d'auditions, la Commission d'enquête sur les écarts de prévision à l'Assemblée nationale a dressé ce mardi 15 avril un bilan au vitriol des années 2023 et 2024. Dans un rapport épais de plus de 330 pages de contributions (tome 1) et 800 pages de comptes-rendus (tome 2), les parlementaires ont passé au scalpel les facteurs qui ont pu expliquer ce dérapage incontrôlé entre le déficit prévu initialement à 4,4 % et celui réalisé à 5,8 % fin 2024.
Et les conclusions de cette volumineuse investigation sont accablantes. Le président de la Commission d'enquête Eric Coquerel parle « d'illusion », « d'aveuglement » des politiques. « La surestimation des recettes est une erreur politique », a taclé le député (LFI) de Seine-Saint-Denis. Au moment où le Premier ministre François Bayrou a déroulé sa méthode et son calendrier pour le projet de loi de finances pour 2026, ce rapport vient sonner comme un avertissement.
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Auditionnés ce mercredi après midi par la Commission des finances, les ministres Eric Lombard et Amélie de Montchalin ont promis plus de « transparence » et de « réactivité ». Mais l'absence du Premier ministre François Bayrou à la première réunion du comité d'alerte organisé le matin même, avant la conférence de presse, fait déjà grincer des dents dans les milieux parlementaires, patronaux et les syndicats. Invités sans ordre du jour préparé à l'avance, plusieurs participants ont eu le sentiment de jouer « le rôle de figurant ».