Eric Lombard et Amélie de Montchalin veulent éviter un nouveau crash budgétaire
Jean-Victor Semeraro
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Le ministre de l'Economie, Eric Lombard et la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, lors de la conférence sur les finances publiques, mardi 15 avril.
Tomas Stevens/ABACAPRESS.COM
Eric Lombard et Amélie de Montchalin veulent éviter un nouveau crash budgétaire
Le duo à la tête de Bercy entend améliorer les modèles de prévisions budgétaires du ministère, mais aussi lancer un « cercle des prévisionnistes ».
Préparer les esprits à un tour de vis budgétaire. C'est ce qu'a cherché à faire, ce mardi, le Premier ministre François Bayrou face à la presse, alors que son gouvernement compte réaliser 40 milliards d'euros d'économies dans le budget 2026, et ce, malgré une équation politique toujours peu favorable au Parlement. La dette menace « la survie de notre pays », a même alerté le locataire de Matignon.
Mais comment faire passer une telle pilule aux Français ? D'abord en rétablissant la « confiance, à commencer par celle dans la parole budgétaire de l'État », selon le ministre de l'Économie Éric Lombard, auditionné ce mardi après-midi avec sa collègue du Budget, Amélie de Montchalin, par la commission des Finances de l'Assemblée nationale. Voilà pour la politique.
Sur le plan technique, pour aboutir à 40 milliards d'euros d'économies - l'effort devrait s'élever à une réduction de 6 % des dépenses publiques sur 5 ans, a précisé Éric Lombard -, le duo à la tête de Bercy depuis le 23 décembre entend surtout améliorer le pilotage budgétaire. Un objectif déjà esquissé lors de la présentation de leur « plan d'action » le 3 mars.
Pas question de revivre l'incroyable imbroglio sur les prévisions de recettes qui a conduit à un écart de 60 milliards d'euros en 2023 et 2024 en raison d'un « dérèglement des modèles », selon les ministres.
Dès lors, le gouvernement compte améliorer les modèles de prévisions de Bercy, lesquels ont fait défaut ces dernières années en raison d'une grande volatilité de l'inflation notamment. L'instabilité de l'économie internationale ce printemps, provoquée par la poussée protectionniste des États-Unis, est un nouveau défi pour le ministère des Finances. D'autant qu'il n'est pas question « d'externaliser » les prévisions budgétaires, ont prévenu les ministres.
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