François Bayrou renonce à un passage en force sur le doublement des franchises médicales
La Tribune

Le Premier ministre a annoncé ce matin, sur RTL, qu'il ne prendrait pas de décret en urgence pour doubler les franchises médicales.
Reuters
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Le Premier ministre a annoncé ce matin, sur RTL, qu'il ne prendrait pas de décret en urgence pour doubler les franchises médicales.
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À trois jours d'un vote de confiance à l'Assemblée nationale susceptible de précipiter la chute de son gouvernement, François Bayrou désamorce un sujet hautement inflammable. Le Premier ministre a annoncé ce matin, sur RTL, qu'il ne prendrait pas de décret en urgence pour doubler les franchises médicales, malgré la possibilité juridique de le faire et face, surtout, à l'opposition des syndicats et associations de patients. « Je ne ferai pas les choses de manière dissimulée et abrupte », a indiqué le Premier ministre.
Mardi encore, sur France 2, François Bayrou avait pourtant défendu cette mesure destinée à freiner la progression des dépenses de santé. Le projet prévoit de porter la franchise sur chaque boîte de médicament de 1 à 2 euros, celle des consultations de 2 à 4 euros, et de doubler les plafonds annuels de reste à charge, de 50 à 100 euros. « Ce n'est pas faire des sacrifices excessifs, c'est faire chacun un geste pour que le pays se sauve », plaidait-il alors.
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Mais dès mercredi, le chef du gouvernement a pris soin de tempérer. « Je suis sûr que les décisions vont être prises dans les semaines qui viennent », a-t-il glissé, laissant entendre qu'aucun décret ne serait signé dans l'immédiat. Un signal envoyé aux partenaires sociaux et à l'opinion : le temps n'est pas au passage au force. Reste que le temps, tout court, apparaît désormais compté pour le gouvernement.
(avec AFP)
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