Le gouvernement veut faire passer la franchise d’un à deux euros par boîte de médicaments et de deux à quatre euros la consultation médicale début 2026.
Les franchises sur les boîtes de médicaments, ainsi que sur les consultations médicales, doubleront d’ici à 2026, au risque de pénaliser fortement les patients atteints d’affections longue durée.
Le gouvernement continue de distiller des mesures d'économies en amont des discussions autour du budget de la Sécurité sociale à la rentrée. Dernière en date : le doublement des franchises médicales unitaires, soit le passage d'un à deux euros par boîte de médicaments et de deux à quatre euros par consultation médicale début 2026, selon une information des Échos. La franchise correspond à la part non remboursée par l'Assurance maladie ou par les mutuelles, soit celle qui sort directement de la poche des patients.
Au total, l'exécutif vise plus de 2 milliards d'économies par an, selon Les Échos. Le ministre de la Santé, Yannick Neuder, a confirmé l'information ce matin sur TF1, précisant que le doublement des franchises ne concernerait pas « les personnes avec revenus modestes, avec notamment la C2S [la complémentaire santé solidaire] », « les femmes enceintes » et les « mineurs ».
Le gouvernement avait déjà doublé ces franchises en 2024, de 50 centimes à 1 euro pour les boîtes de médicaments, de 2 à 4 euros sur les transports sanitaires et de 1 à 2 euros pour le forfait chez le médecin.
Cette mesure avait alors coûté 19 euros supplémentaires par an aux personnes en affections de longue durée et 17 euros aux autres, selon une enquête menée par l'association de patients France Assos Santé. Cette dernière s'inquiète surtout d'une autre mesure, qui pourrait faire exploser les factures : le doublement des plafonds de franchises médicales annuelles, annoncé par la ministre du Travail, Catherine Vautrin, au quotidien Le Monde il y a quelques semaines.
Concrètement, le paiement des franchises médicales sur les médicaments et les actes paramédicaux était alors limité à 50 euros par an, de même que pour les consultations médicales et les divers examens biologiques ou radiologiques. Si le patient atteint la limite, alors il ne paie plus cette part. Cette mesure est un « bouclier sanitaire » pour les patients en affections de longue durée, précise Féreuze Aziza, chargée de mission Assurance maladie chez France Assos Santé.
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