Grand Paris Express : les élus d'Île-de-France dénoncent un "scandale d'État"

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La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, a annoncé, dans la foulée des déclarations du gouvernement, qu'elle allait réunir tous les présidents des départements afin d'« explorer avec eux toutes les pistes qui permettraient d'accélérer la réalisation » et surtout d'évoquer avec eux « toutes les solutions alternatives de transport du quotidien qui pourraient alléger les difficultés de transport liées aux retards annoncés».
La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, a annoncé, dans la foulée des déclarations du gouvernement, qu'elle allait réunir tous les présidents des départements afin d'« explorer avec eux toutes les pistes qui permettraient d'accélérer la réalisation » et surtout d'évoquer avec eux « toutes les solutions alternatives de transport du quotidien qui pourraient alléger les difficultés de transport liées aux retards annoncés». (Crédits : Reuters)
A la suite des annonces du gouvernement de ce matin sur le décalage dans le temps de certains tronçons et de lignes du Grand Paris Express, les élus de petite et grande couronne sont à la fois rassurés de voir un calendrier fixé, mais s'inquiètent déjà des conséquences de ces retards pour l'avenir de la région. Dans un communiqué au vitriol, les élus de la région jugent que l'État est incapable de "piloter ce projet".

Il était présent à la réunion d'arbitrage avant d'assister à la conférence de presse d'Édouard Philippe et d'Élisabeth Borne qui ont annoncé le maintien du projet du Grand Paris Express dans son intégralité, mais ont aussi reporté entre 2027 et 2030 la réalisation de certaines lignes. A l'issue des annonces, Jean-Yves Le Bouillonnec, maire (PS) de Cachan, vice-président de la métropole du Grand Paris chargé des Finances et surtout président du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris (SGP), s'est dit satisfait de voir « l'État entrer dans l'histoire et assumer ses responsabilités : l'État ne paie pas un centime, mais c'est un projet de sa compétence. Il est donc engagé dans sa garantie, et c'est bien qu'il accompagne la démarche ».

En revanche, Grégoire de Lasteyrie, maire (LR) de Palaiseau, vice-président de Paris-Saclay chargé de l'Aménagement et de l'Attractivité territoire et président de l'Union des élus pour la ligne 18, regrette le report de la livraison du tronçon Orly-CEA Saint-Aubin :

« C'est une douche froide pour l'ensemble des personnes qui y étudient, y travaillent ou qui y vivent. C'est déjà extrêmement galère avec des routes surchargées et des RER vieillissants. Déjà 2024, c'était trop tard, imaginez la déception très forte liée à 2027 ! »

Comme d'autres élus locaux franciliens, et comme le soulignait le promoteur Alain Dinin, Pdg de Nexity dans nos colonnes, il va devoir suspendre des projets de construction de logements:

« On va lancer un moratoire sur l'ensemble des chantiers, y compris les logements familiaux. »

La promesse du renforcement d'une offre de desserte ne le rassure pas non plus :

« Il y a déjà des bus articulés qui passent et même en en mettant le maximum, on n'arrivera pas à gérer les flux de demain. C'est presque un pansement sur une jambe de bois. »

La fronde et la colère des grands élus

La présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse a d'ailleurs annoncé, dans la foulée des déclarations du gouvernement, qu'elle allait réunir tous les présidents des départements afin d'« explorer avec eux toutes les pistes qui permettraient d'accélérer la réalisation » et surtout d'évoquer avec eux « toutes les solutions alternatives de transport du quotidien qui pourraient alléger les difficultés de transport liées aux retards annoncés».

Dans un communiqué commun, l'ensemble des grands élus de la région sont montés au créneau, jeudi soir, pour dénoncer un « scandale d'État » :

« Valérie Pécresse, Présidente de la Région Ile-de-France, Jean-Jacques Barbaux, Président du Département de la Seine-et-Marne, Pierre Bédier, Président du Département des Yvelines, François Durovray, Président du Département de l'Essonne, Patrick Devedjian, Président du Département des Hauts-de-Seine, Stéphane Troussel, Président du Département de la Seine-Saint-Denis, Christian Favier, Président du Département du Val-de-Marne, Marie-Christine Cavecchi, Présidente du Département du Val d'Oise, et de nombreux élus des territoires concernés ne cautionnent pas les annonces d'Edouard Philippe et y voient un absolu mépris du Premier Ministre pour la voix des élus et les habitants de petite et grande couronne », affirment-ils.

Selon eux, « Le Gouvernement invoque des problèmes techniques et financiers dont les élus n'ont pu juger le fondement n'ayant pas eu le droit de disposer de documents solides durant la prétendue concertation qui ne fût en réalité qu'un simulacre. La Cour des Comptes soulignait avec insistance que les élus membres du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris étaient intentionnellement privés des informations qui auraient dû leur permettre d'exercer leur rôle de contrôle et de proposition ».

Les élus « déplorent » que les mesures de financement indispensables pour respecter le calendrier initial ne soient pas prises, dès à présent. Ils contestent la validité du budget de la Société du Grand Paris, dont l'absence de gouvernance en a fait « un bateau ivre ». Ils rappellent que les franciliens contribuent massivement au financement de la Société du Grand Paris, notamment par la taxe spéciale d'équipement (taxe d'habitation et taxe foncière). Et que c'est par manque de financement de l'Etat que le calendrier initial n'a pas été tenu. Dés lors, ils concluent que "les annonces du Premier Ministre ne font que confirmer l'incapacité de l'Etat à piloter" ce « chantier du siècle ».

A cet égard, le conseiller régional Grégoire de Lasteyrie met en garde : « le Grand Paris Express est payé par les franciliens, les bus par Ïle-de-France Mobilités. Il ne faudrait pas que l'Etat se reporte sur le conseil régional pour financer ces bus de substitution ».
Au Nord de Paris, à l'inverse, le sénateur (UDI) de Seine-Saint-Denis Vincent Capo-Canellas, ex-maire du Bourget, qui redoutait, mi-janvier, le renvoi aux calendes grecques de la ligne 17 et donc de la gare Le Bourget-Aéroport, juge « important » de regarder si « les entreprises pourront répondre au délai de 2024 à un prix acceptable ». Il n'en demeure pas moins vigilant quant aux intentions énoncées ce matin :

« Le Premier ministre a tenu un langage de vérité, mais que ces nouvelles décisions ne fassent pas l'objet d'un nouveau report. Si c'est un calendrier clair, que la phase d'économie potentielle n'amène pas à un déshabillage. »

Stéphane Troussel, président (PS) du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, est beaucoup plus critique que le parlementaire : « je regrette tant sur la forme que sur le fond que l'Etat n'ait pas mesuré l'amplitude du projet. Ce ne sont pas des obstacles techniques, mais un choix discuté par des questions financières. Ne pas commander le nombre de tunneliers suffisant, c'est une occasion manquée alors que les 35 milliards d'euros vont accélérer les investissements et créer de la valeur ».

Le maire (LR) de Rueil-Malmaison, Patrick Ollier, se dit, lui, « heureux d'avoir vu un Premier ministre décider du maintien du projet dans sa globalité ». Avec sa deuxième casquette de président de la métropole du Grand Paris, fier de la première édition de son concours « Inventons la métropole » où 19 des 51 projets reposent sur des quartiers de gare du Grand Paris Express, il ne peut dire le contraire : « je préfère du retard que l'absence de gares ». Au-delà de la rime facile, cet édile à la tête d'un collège de 131 maires redoute tout de même « les effets collatéraux sur les efforts d'aménagement » de ses confrères et consœurs : « il risque d'y avoir des conséquences financières pour ces communes où il y aura deux à quatre ans de retard ». Aussi, Patrick Ollier assure-t-il avoir demandé, dès le café préliminaire aux annonces, à Edouard Philippe comment l'Etat pouvait « soutenir les financements » des territoires concernés. Le Premier ministre lui aurait promis, dit-il, de « réfléchir avec ses services ».

Gilles Carrez à la rescousse pour trouver des financements

Son ancien vice-président chargé des Finances, le député (LR) du Val-de-Marne, Gilles Carrez, est chargé par le Gouvernement de trouver des ressources supplémentaires pour la Société du Grand Paris. Il reçoit déjà des propositions détonantes : « la maire du IXème arrondissement de Paris, Delphine Bürkli, m'a a écrit pour me proposer un péage urbain »... L'ancien président de la commission des Finances de l'Assemblée, qui avait commandé à la Cour des Comptes le rapport explosif dévoilé mi-janvier, écarte déjà cette piste de même qu'il assure qu'il ne soumettra « pas de nouveaux impôts, ni de subventions budgétaires, ni de financement national » quand le Grand Paris Express avance aujourd'hui, bon an mal an, grâce à une taxe prélevée sur les entreprises franciliennes.

Avant même de remettre ses propositions en mai à la ministre des Transports et de trouver d'ici là comment réaliser au moins 10 % d'économies, comme l'exige le gouvernement, Gilles Carrez rappelle que « la mariée était trop belle » - traduisez l'euphorie liée au lancement sarkozyste en 2009 - et qu'aujourd'hui, « on a besoin de vérité car on passe à l'opérationnel. Il ne faut pas s'engager sur des promesses qu'on pourra pas tenir ». L'ancien maire du Perreux-sur-Marne (94), habitué au RER A, continuera donc à défendre mordicus le super-métro : « ce projet est d'abord fait pour les habitants de l'Ile-de-France. Ils n'en peuvent plus ! Dès lors qu'on prend des engagements, il faut les tenir. Le prolongement de la ligne 14 à Saint-Ouen, annoncé en 2011 puis en 2017, se fera en 2020. Concentrons-nous sur le plus urgent pour les habitants ! »

Dans l'idéal, Gilles Carrez veut « s'en tenir à cette enveloppe de 35 milliards d'euros » : « si sans exploser les coûts, on arrive à tenir l'objectif de la rocade en 2030, on aura été performants. Maintenant que les études ont été menées à bien, il va falloir tenir ces coûts et ces délais ». Il n'empêche, en off, tous ces décideurs publics soulèvent le problème des tunneliers. Si le premier creuse déjà à Champigny (Val-de-Marne) la ligne 15 Sud, il en faudra 21 en simultané pour avancer au rythme de douze mètres par jour. Or, au-delà du coût estimé à plusieurs dizaines de millions d'euros, seul un fabricant allemand est bien positionné pour les livrer en cinq à six mois dès la commande.
De même, puisqu'il faut vingt-quatre personnes en permanence sur une machine de cette taille, qui tourne vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept, imaginez vingt-et-un tunneliers, et le coût en ressources humaines pour les entreprises du secteur. Et encore, l'absentéisme et la formation aux métiers de demain, qui frappe le BTP comme les autres, n'ont pas été évoqués non plus.

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Commentaires
a écrit le 27/02/2018 à 19:55 :
Toute les français paieront pour financer un grand Paris invivable et les logements de luxe continueront d'enrichir les nantis,et vous pourrez aussi échanger votre pavillon
contre un 10 M2 à Paris.
a écrit le 24/02/2018 à 13:28 :
Il n'y a pas d'argent. Mais l'état va rembourser la taxe d'habitation alors que ce n'est pas financé non plus. on a pas fini de pleurer . il va peut être augmentér la CSG des retraités ?
a écrit le 24/02/2018 à 9:07 :
La situation désastreuse des transports ferroviaires en Ille de France comme dans toute la France est l'aboutissement d'une politique conduite depuis 50 ans par tous les gouvernements qui n'ont jamais eu le courage de faire évoluer la SNCF et ont privilégié des investissements sans rapport avec les besoins des Français. Investissements décidés à Paris par "l'élite parisienne"! Aujourd'hui tous les Français en paient les conséquences .
Régler ses comptes entre élus n'est pas la solution!
a écrit le 24/02/2018 à 7:31 :
Le contribuable en a marre de ces élus qui dépendent l'argent qu'ils n'ont pas. Il est normal en bon gestionnaire et pour préserver l'intérêt du citoyen, que des dépenses soient différées si le financement n'est pas prévu. Les décideurs devraient être personnellement, sur leurs deniers propres, responsables. Notre pays est structurellement dépensier. On voit le résultat: beaucoup d'impôts qui génèrent beaucoup de chômage. Les opposants aux décisions du gouvernement actuel sont pleinement responsables de la situation actuelle. Mais, sans mémoire, sans compétences économiques, sans compétences financières, ils gaspillent le fruit du travail productif du pays.
a écrit le 24/02/2018 à 6:07 :
Comme le dit un commentaire chaque gare ressemble au gugeneim de Bilbao . pourquoi tant de luxe dans le service publique ? Parce qu'ils n'ont qu'à lever un impôt pour se financer ! J'ai entendu un des architectes qui parlait de la température dans la gare . Une gare plus ou moins climatisée , avec plus ou moins des énergies propres . Pour un coût exorbitant . Qui a besoin de tout ce luxe dans une gare ? L'ego centrisme de ses dirigeants.
a écrit le 23/02/2018 à 19:22 :
Arrêtons de concentrer tous les financements sur Paris et la région parisienne qui sont au bord de l’asphyxie. Les entreprises, les administrations et les populations s’entassent les unes sur les autres. Les contraintes au fil du temps ne feront que s’accentuer. Ce modèle de développement économique est onéreux et obsolète.
Réponse de le 24/02/2018 à 5:56 :
Tout à fait . Il faudrait decentraliser . Les campagnes aussi ont besoin de grands projets .
a écrit le 23/02/2018 à 16:47 :
le principal scandale c est que le contribuable de tout le reste de la France va payer pour ca. Il aurait ete plus logique de faire comme les allemands et de ne pas tout entasser sur paris. Mais c est sur qu aucun politicien n est pret a ca
a écrit le 23/02/2018 à 12:16 :
L'extraordinaire dans notre époque, c'est que les problèmes sont toujours résolus sans rechercher leur origine pour les faire disparaître. S'il y a tant de problèmes de transport en région parisienne, c'est tout de même parce que de nombreuses personnes n'habitent pas près de leur travail. A l'heure des NTIC, faire une bourse sur le net pour échanger des jobs afin de se rapprocher de son travail ce serait mieux que d'améliorer les transports ? Bien sûr tout le monde ne peut pas travailler à dix ou quinze minutes de chez lui, mais travailler à l'Est lorsqu'on vit à l'Ouest... c'est dommage alors qu'en même temps peut-être qu'un autre secrétaire, un autre ouvrier, un autre serveur, un autre comptable fait le même trajet en sens inverse. Puisque si j'ai bien compris le principe du Grand Paris, ce n'est pas d'aller sur Paris où là, les prix pour se loger sont tels que qu'un vendeur sur les Champs Elysées ne peut que vivre plus loin que près de son travail mais transporter les gens de banlieue à banlieue.
Réponse de le 23/02/2018 à 16:07 :
Tres bonne idee. Attendons qu'un americain developpe une app.
des gens a l'ouest a Paris, il y en a beaucoup....la pollution de l'air certainement!!
Les roquets aboient, la caravane passe....
Réponse de le 23/02/2018 à 16:44 :
Premiere partie du commentaire tout a fait juste. le probleme majeur c est que le sgens s entassent sur paris. il faut deconcentrer et arreter de tout mettre la. La seconde partie du commentaire est fausse : le probleme c est que ni les gens ni les jobs sont interchangeables ... vous n allez pas prendre un job juste a cote si c est moins payé ou le patron est un con. de meme un employeur n aura pas envie de perdre quelque un de ocmpetant pour un autre nettement moins ...
Réponse de le 23/02/2018 à 19:59 :
Amusant. Travailler à l'ouest quand on vit à l'est. J'ai bossé en région parisienne et ma boite - une grosse boite et comme beaucoup de grosses boites sur Paris, à déménager 5 fois...
La seule solution: créer des pôles loin deParis avec les transports en communs adaptés .
a écrit le 23/02/2018 à 11:53 :
"Scandale d´état"...

le scandale d´état est d´avoir des politiques qui n´influencent pas un aménagement du territoire harmonieux. Et préfèrent plutot ,pour des raisons d´égo et de budget, vouloir tout concentrer sur la région parisienne.

avec les lignes TGV, il y a un grand nombre de ville moyennes à une ou deux heures de Paris qui auraient pu se déveloper en acceuillant des entreprises tout en offrant des conditions de vie bien meilleures: logement plus grand, cout plus bas, pollution...

au lieu de cela ces politiques cherchent à avoir les plus gros budgets et condamnent les prochaines générations à vivre dans 20m2 avec 2 heures de transport tous les jours, avec une insécurité croissante pour trouver un travail en région parisienne.
Toutes les villes de province se désertifiant de plus en plus...

Honte à ces politiques
Réponse de le 23/02/2018 à 15:03 :
Monsieur,


Tout ceci fait partie des problèmes fondamentaux de la FRANCE : pas de moyens financiers, pas de moyens humains, et il faut acheter le matériel à l'étranger.

Ce qui est clair, c'est qu'un pays capable de croire qu'on peut réussir sans travailler et sans compétence, qui est persuadé que des annonces démagogiques telles la baisse de la taxe d'habitation, la baisse de la TVA sur les restaurants, ou que limiter les indemnités de licenciements et dépenser des moyens pour mettre le latin à l'Ecole, permettra de concevoir, fabriquer et vendre des produits à haute valeur ajoutée, est foutu : on n'a plus qu'à attendre que la CHINE veuille bien nous confier la fabrication de sandales en osier .
Réponse de le 23/02/2018 à 20:15 :
@ René Monti

Je suis parfaitement d'accord avec vous... et j'ajouterais qu'avec un taux de plein emploi autour de 9%, un déficit commercial qui croît année après année sans moyen pour ralentir le processus, une dette publique qui frise les 100% du PIB, une éducation nationale déficiente qui excelle à fabriquer des diplômés qui on peu ou pas de compétences (surtout sur la scène internationale), une désindustrialisation patiente et constante qui continue inexorablement depuis 20 ans, etc. etc... avec tous ces handicaps il est difficile de croire (ou de faire croire) que la France reste une nation capable de tenir sa place dans l'économie mondiale.
a écrit le 23/02/2018 à 11:38 :
Le vrai scandale c'est de construire une mégapole que nous serons incapables d'alimenter correctement dans 50 ans. De nombreuses terres vont être sacrifiées pour construire toujours plus de réseaux de transports alors qu'il faudrait forcer la baisse des trajets inutiles, développer les fermes urbaines, pousser les familles à s'installer dans les campagnes, en gros anticiper l'après pétrole/charbon/gaz. Ce qui est beau c'est que les premiers à critiquer de telles mesures vont juste accélérer, volontairement ou non, le retour à l'age de pierre.
a écrit le 23/02/2018 à 11:31 :
Ils me font doucement marrer.

C'était évident qu'il n'y aurait pas assez de ressources pour tout faire en même temps...

2030 ne pourra pas être tenu non plus. il aurait mieux valu ouvrir des lignes à moitié pour 2025 puis les agrandir jusque 2050 ça aurait permis de lisser et de faire d'important gains structurels.

De toute façon quelque soit le gouvernement le calendrier initial était intenable. Ce sera déjà bien si en 2025 (7ans on arrive à avoir la partie stratégique de ce projet.

Rome ne s'est pas faite en 1 jour.

il a fallu 6 ans pour faire sortir la ligne 1 en 1900 et encore techniquement c'était plus simple.
a écrit le 23/02/2018 à 11:23 :
La France incapable de financer des infrastructures de transport indispensables à son développement économique et bientôt va tomber la note des Jeux Olympiques dont le budget initial sera plus que dépassé (conformément à la tradition olympique), c'est là que les athéniens vont s'atténir.
a écrit le 23/02/2018 à 11:17 :
Croire que le calendrier est conditionné par le nombre de tunnelier, quelle erreur. Ce qui manque ce sont les ressources humaines qualifiées, pour les études, les travaux. Et si le coût dérape , comment s'en étonner ? Chaque gare ressemble au Guggenheim. Ils n'avaient qu'à demander des stations de metro nos élus. En multipliant les fronts de travaux, on perd de l'argent sans gagner du temps: le.projet va etre submergé par mes aleas geologique. Geologie qui se fiche bien des considérations politiques. Poches d'argile, couche de gypse, sable de beauchamps non prévus , eux ils.sont là pour rester.
a écrit le 23/02/2018 à 10:53 :
Scandale! Quel beau mot pour se faire exister.
Un calendrier c'est mieux que l'enfumage habituel des précédents gouvernements.
a écrit le 23/02/2018 à 10:49 :
Ces trvx sont surtout programmes pour les JO. Les necessiteux obliges de se demmerder pour aller bosser devront continuer a se demmerder.
Les poli-tocards et petits barons locaux aux gouvernes continuent de se moquer de leurs electeurs.
Depuis sa mise en service en 73, le periph est le seul projet en IsF a avoir permis en son temps une evolution.
Triste pays en voie de desintegration economique faute de vision.
a écrit le 23/02/2018 à 10:24 :
Le scandale est à venir, avec l'explosion des coûts prévus..
a écrit le 23/02/2018 à 9:57 :
quelle blague, c'est justement la multiplication de petits élus locaux qui ne veulent pas perdre de leurs privilèges, qui ralentit le projet
a écrit le 23/02/2018 à 7:33 :
Quand on voit l'état des infrastructures routières, autouroutieres, des transports en general dans et autour de Paris et de sa région, je ne sais pas si les collectivités territoriales concernées depuis 30 ans ont également étaient à la hauteur....😎

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