Grève à la SNCF : promis, pas de privatisation assure l'exécutif
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Previsions de trafic sncf inchangees pour dimanche
Philippe Wojazer
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Previsions de trafic sncf inchangees pour dimanche
Philippe Wojazer
Une note interne évoquant la privatisation de la SNCF et la suppression de certaines lignes, avait semé le doute dimanche dans les esprits des pourfendeurs du projet de loi sur la réforme ferroviaire. Et c'est peut-être grâce (ou à cause) de cela que la mobilisation d'hier a repris une certaine vigueur, avec 27,58% de grévistes (contre 14,46% le 9 mai). Dans le détail, un fort rebond a été constaté chez les cadres, en grève à 10,14% (contre 3,1 le 9 mai), et la mobilisation s'est envolée chez les conducteurs (74,4%), les contrôleurs (74,3%) et les aiguilleurs (36,7%).
Il s'agit de la troisième plus forte mobilisation depuis le début du mouvement, après les taux inégalés du premier épisode de grève les 3 et 4 avril (33,9% et 29,7%). "La démonstration est réussie" s'est félicité Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots sur BFMTV.
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Sur l'antenne d'RTL, le directeur général adjoint de la SNCF Mathias Vicherat a fait état d'un "durcissement de certains grévistes". Car à la grève se sont ajoutés des incidents et des actes de malveillance selon la direction, qui va déposer une cinquantaine de plaintes. Elle pointe notamment des "passages à niveau en dérangement", "des clefs du local perdu" et "le sectionnement d'une caténaire en Normandie".
À la gare Saint-Charles de Marseille, la circulation des trains a aussi été paralysée par un blocage des voies. "C'est un détournement du droit de grève, ce type d'exaction" a-t-il estimé.
Pas de privatisation, c'est promis, assure le Premier ministre Édouard Philippe, dans un entretien accordé ce mardi chez nos confrères du Monde. Interrogé sur l'éventualité d'une privatisation de la SNCF, le ministre est catégorique : "Ma réponse est non". Quant à la question de la reprise de la dette par l'État, il a indiqué qu'elle ne sera "ni minimale, ni totale, mais substantielle". Tous les éléments devraient être connus avant le début de la discussion au Sénat, le 23 mai.
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Droit dans ses bottes, il assume ses désaccords avec les syndicats de la SNCF.
Plus tôt, en réaction à la révélation du document interne par Le Parisien, la ministre des Transports Élisabeth Borne a tenté de calmer la polémique en assurant dans un tweet que "les trois entreprises SNCF, SNCF Mobilités et SNCF Réseau sont et resteront 100% publiques et incessibles : ce n'est pas seulement une promesse, c'est ce que nous avons inscrit dans la loi votée à l'Assemblée nationale ! Nous le confirmerons lors du débat du Sénat".
Mieux. Sur l'antenne de France info ce mardi, la ministre n'a pas écarté une inscription en dure du terme "incessible" dans la loi, une revendication de la CFDT. "Si c'est la façon de se faire comprendre, pas de problème, on peut le mettre dans la loi", a-t-elle déclaré.
Les 147.000 salariés de la SNCF sont toujours invités à voter "pour ou contre le pacte ferroviaire porté par le gouvernement" qui reste inflexible sur trois points : l'ouverture à la concurrence, la fin de l'embauche au statut et la transformation de la SNCF en société anonyme à capitaux publics. Le vote se fait dans des urnes, avec bulletins et listes d'émargement devant permettre d'éviter les fraudes (bourrages d'urnes, notamment). Pour autant, pas d'isoloirs et les bureaux de vote sont improvisés. Alors que Guillaume Pépy, le patron de la SNCF, confère à cette consultation "aucune légitimité", Mathias Vicherat juge l'initiative "respectable", même si elle "s'apparente plutôt à une pétition".
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Selon les premiers chiffres de la CGT Cheminots, rapporté par l'AFP, la vot'action de la semaine dernière à Nice a donné un résultat net : 95% contre, pour un taux de participation de 63%.
(Avec AFP)
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