Impôt sur les sociétés, rachat d'actions : les économistes étrillent les pistes de l'exécutif
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Le ministère des Finances à Paris dans le quartier de Bercy.
Reuters
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Le ministère des Finances à Paris dans le quartier de Bercy.
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La présentation du projet de loi de finances 2025 approche à grands pas. Après avoir cumulé les retards, le gouvernement a envoyé au Haut Conseil des finances publiques (HCFP) ce lundi une version du budget 2025 pour avis. Dans sa déclaration de politique générale mardi 1er octobre, le Premier ministre Michel Barnier pourrait fixer le cap de sa politique économique et budgétaire, resté jusqu'à maintenant relativement flou.
En déplacement en Bourgogne le week-end dernier, le locataire de Matignon a égratigné le bilan budgétaire du précédent exécutif dans un entretien accordé au Journal de Saône-et-Loire (JSL). « Je trouve une situation très dégradée, beaucoup plus dégradée que cela a été dit ».
Anticipé à 4,4% dans le budget 2024, le déficit de la France pourrait dépasser les 6% du produit intérieur brut (PIB) en 2025, a révélé le ministre des Comptes publics, Laurent Saint-Martin, lors d'une audition à l'Assemblée nationale, la semaine dernière. Devant les députés, les deux ministres de Bercy ont fixé leur priorité sur la baisse de la dépense publique. À Matignon, le Premier ministre a ouvert la brèche à plus de « justice fiscale ». Sur la table, figurent notamment une surtaxe de l'impôt sur les sociétés et un prélèvement sur les rachats d'actions, selon des documents consultés par Le Monde.
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Sur les entreprises, le gouvernement planche actuellement sur une « contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises ». Cette fiscalité pourrait toucher les groupes ayant un chiffre d'affaires supérieur ou égal à un milliard d'euros. Ce qui représente environ 300 sociétés. Le gouvernement espère des rentrées fiscales de l'ordre de 8 milliards d'euros.
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