Barnier devra aussi convaincre son camp
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Le 28 septembre 2024, Michel Barnier participait au 130e Congrès National des Sapeurs-Pompiers à Mâcon.
LTD / ELIOT BLONDET/ABACAPRESSE
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Le 28 septembre 2024, Michel Barnier participait au 130e Congrès National des Sapeurs-Pompiers à Mâcon.
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Emmanuel Macron et Michel Barnier ont rendez-vous demain matin à l'Élysée. Les deux hommes prépareront le Conseil des ministres qui se tiendra exceptionnellement le lendemain. Jusqu'où le Premier ministre évoquera-t-il aussi avec le président la déclaration de politique générale qu'il prononcera mardi à l'Assemblée nationale ?
Si le locataire de Matignon tient à son indépendance, celui de l'Élysée en sera-t-il vraiment fâché ? Désormais, Emmanuel Macron veut surtout que l'on retienne qu'il se tient loin de ce que fait Michel Barnier. Pour un Premier ministre, une déclaration de politique générale est toujours un acte essentiel.
Pour l'ancien commissaire européen, elle le sera d'autant plus que les armatures sur lesquelles repose la coalition qu'il dirige, composée des formations de l'ex-majorité présidentielle et de LR, semblent très frêles. Depuis plusieurs jours, il travaille d'arrache-pied sur son discours avec son cabinet. Pour l'alimenter, il a consulté mercredi les présidents des groupes composant sa majorité relative. Vendredi, il a réuni pour un séminaire les 41 membres de son gouvernement. Toute la semaine, il a reçu à Matignon les partenaires sociaux. Mais, en fin de compte, face à eux tous, Michel Barnier s'est très peu dévoilé. « Il fait sa déclaration dans son coin, comme tout ce qu'il fait depuis le début », ironise un acteur de la majorité.
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Pour son discours, le nouveau chef du gouvernement s'est fixé plusieurs objectifs. Il ne veut pas que sa feuille de route ressemble à un catalogue de mesures et dure trop longtemps. Il se concentrera donc sur ses priorités. Dans son propos, il actera la situation financière catastrophique du pays et détaillera comment, face à elle, il entend établir un budget crédible. « Sur la question de la fiscalité, j'ai dit que je protégerais de toute augmentation fiscale ceux qui sont sur le terrain, qui travaillent, qui produisent. Nous allons faire appel, de manière exceptionnelle et temporaire, à ceux qui peuvent contribuer à cet effort », a déjà précisé hier, dans une interview au Journal de Saône-et-Loire, le Premier ministre. Celui-ci sera également très attendu sur la question de l'immigration.