Les zones d'ombre du gouvernement sur les coupes dans le budget 2025
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Les ministres Antoine Armand (Economie) et Laurent Saint Martin (Comptes publics).
Reuters
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Les ministres Antoine Armand (Economie) et Laurent Saint Martin (Comptes publics).
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« Je suis là pour tenir un discours de vérité ». Après plusieurs semaines d'attente, les ministres Antoine Armand (Economie) et Laurent Saint Martin (Comptes Publics) ont fixé le cap de la politique budgétaire pour l'année 2025 ce jeudi 10 octobre. Pressés par le marasme des finances publiques, les ministres de Bercy ont confirmé « l'effort »de redressement de 60 milliards d'euros pour l'année 2025, lors de la présentation du budget dans une salle comble.
Sur ce total, 40 milliards d'euros concerneraient des coupes budgétaires. Le reste (20 milliards d'euros) correspondrait à des hausses d'impôts centrées sur les plus grandes entreprises et les plus riches. Le projet de loi de finances permettrait, selon les dires de l'exécutif, de réduire le déficit public de 6,1% en 2024 à 5% en 2025. L'exécutif prévoit un retour sous le seuil des 3% d'ici 2029, conformément aux exigences du traité de Maastricht.
Mais le plan du gouvernement pour sabrer dans la dépense est relativement nébuleux. Dans les documents distribués aux journalistes, Bercy a documenté la répartition des grandes masses des économies à prévoir l'année prochaine. L'Etat devrait représenter la moitié de l'effort (52% ou 21,5 milliards).
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Dans le détail : sont programmées 15 milliards d'euros de coupes dans les dépenses de l'Etat comme annoncé dans les lettres de plafonds préparées par le gouvernement de Gabriel Attal. À cela s'ajoutent des économies chez les opérateurs de l'Etat (-1,5 milliard d'euros). Les ministres ont notamment évoqué des fusions d'opérateurs comme Atout France et Business France et « des efforts de rationalisation».