Insultes contre Hollande : le président de la FNSEA s'excuse

latribune.fr

latribune.fr
Visiblement gêné, le président de la FNSEA, Xavier Beulin, a présenté dimanche des "excuses" après les insultes prononcées à l'encontre du président François Hollande, lors de l'inauguration du salon de l'Agriculture samedi à Paris. "Je présente des excuses pour les noms qui ont été prononcés à l'égard du président", a déclaré Xavier Beulin sur Europe 1. François Hollande a été accueilli au salon par des sifflets accompagnés d'appels à la démission et d'insultes - "connard", "fumier", "bon à rien", entre autres - lancés par des éleveurs en colère.
"Ça n'est pas respectable, ni pour la fonction, ni pour la personne", a affirmé le patron du premier syndicat agricole français, ajoutant toutefois que "les mouvements qui ont eu lieu tout au long du parcours du président, c'était tout simplement l'expression d'une colère, d'un désespoir". Par ailleurs, Xavier Beulin a indiqué ne pas avoir été averti de l'intention de certains membres de la FNSEA d'Île-de-France qui ont démonté le stand du ministère de l'Agriculture samedi matin, poussant les CRS à intervenir. Plusieurs manifestants ont alors été blessés.
"J'ai été prévenu au moment où c'est arrivé", a-t-il assuré, estimant qu'il n'est pour autant "pas débordé" par sa base syndicale. "Les forces de l'ordre ont cru bon de charger un peu intempestivement et du coup ça a créé l'incident qu'on a vu", a-t-il expliqué. Prédisant "des mouvements spontanés" durant le salon, Xavier Beulin a lancé un "appel au calme" à la veille de la visite lundi du Premier ministre, Manuel Valls.
Il s'en est en revanche pris aux dirigeants de la grande distribution, les accusant de tenir un double discours à la veille de la fin des négociations tarifaires annuelles avec leurs fournisseurs.
À lire également
"Est-ce qu'on peut avoir une attitude aussi détestable?", a-t-il insisté, plaidant pour une évolution de la loi de modernisation de l'économie (LME), que François Hollande a promis de réviser. Ce texte adopté en 2008 instaure la liberté de négociation des prix entre les centrales d'achat des grandes surfaces et leurs fournisseurs. Il est accusé de ne pas prendre en compte les intérêts des producteurs.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

(Avec AFP)
latribune.fr
Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques
JO 2030 : « Nous allons continuer à bâtir et à investir », promet Éric Ciotti
Cadmium : diminuer la teneur des engrais n'aura d'effet sur les récoltes « qu’après plusieurs décennies »
Guerre au Moyen-Orient : les économies émergentes souffrent mais devraient résister en 2026