JO 2024 : la Seine propre à la baignade presque tous les jours depuis début juillet
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Vue sur le bord de seine devant la tour eiffel a paris
SARAH MEYSSONNIER
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Vue sur le bord de seine devant la tour eiffel a paris
SARAH MEYSSONNIER
Bonne nouvelle, à deux semaines tout pile de la cérémonie d'ouverture, qui marquera le début officiel des Jeux olympiques de Paris 2024. La Seine a été baignable « dix ou onze jours » sur les douze premiers de ce mois de juillet, selon Pierre Rabadan, adjoint à la mairie de Paris chargé des JO et de la Seine. Pour rappel, ces eaux doivent accueillir la cérémonie d'ouverture du 26 juillet, ainsi que les épreuves de triathlon (30 et 31 juillet puis le 5 août), de natation marathon (8 et 9 août) et de paratriathlon (1er et 2 septembre).
Avant d'ajouter que les épreuves se tiendront « avec des aménagements si nécessaire ». « Je ne vous dis pas qu'on est très sereins vu la météo, mais on n'a pas d'inquiétude sur la capacité à tenir les compétitions à date », a-t-il appuyé.
L'adjoint s'affiche plutôt confiant. Pourtant, le suspense demeure sur la bonne tenue des épreuves dans le fleuve qui traverse la capitale. La qualité de l'eau pourrait en effet les empêcher. Des analyses pour l'évaluer sont menées tous les jours. La mairie et la préfecture de la région Île-de-France publient les résultats chaque vendredi depuis début juin. Or, il a fallu attendre début juillet pour que de premiers bons résultats soient enfin obtenus.
De bon augure, mais rien n'est gagné. En deux semaines, les choses peuvent largement évoluer encore défavorablement en cas de pluies. En effet, lors de fortes précipitations, de l'eau non-traitée - mélange de pluie et d'eaux usées - peut être rejetée dans le fleuve. Dégradant la qualité de l'eau, en augmentant notamment la concentration en bactérie fécale E.Coli (pour « Escherichia coli », qui peut provoquer des troubles variés allant d'une diarrhée bénigne à des formes plus graves). Un phénomène que des ouvrages de rétention inaugurés avant les Jeux - comme le bassin de rétention d'Austerlitz - ont vocation à empêcher.
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Autre problème lié aux intenses précipitations, notamment celles de printemps : le débit de la Seine est anormalement élevé pour la saison. Encore ce mardi, il frôlait les 500 m3/seconde, alors qu'il se situe habituellement entre 100 et 150 m3/seconde l'été. Selon le préfet de région, Marc Guillaume, les épreuves pourront néanmoins se tenir jusqu'à un débit de « grosso modo 450 m3/seconde ».
Le plan B, en cas de qualité d'eau non-conforme ou de débit trop élevé (ou les deux), consiste à reporter de quelques jours les épreuves. Et, en ultime recours, de déplacer celle de natation marathon à Vaires-sur-Marne (Seine-et-Marne), a indiqué la semaine dernière le président du comité d'organisation, Tony Estanguet.
Pour le champion paralympique en titre de triathlon, Alexis Hanquinquant, ce sujet est en tout cas un « faux problème ». « La Seine n'est pas plus sale qu'ailleurs », a-t-il déclaré. « Si on remet tout dans le contexte, nos compétitions internationales se déroulent à chaque fois dans des grandes villes donc on peut imaginer que la qualité de l'eau n'est pas "ouf" », explique-t-il, estimant que « le débat prend trop de proportions ».
Il n'empêche que, depuis des mois, des sportifs de haut niveau ont fait part de leur inquiétude quant à ce problème. La qualité de l'eau, « c'est une préoccupation », a notamment confié à l'AFP en mars la championne olympique en titre de natation en eau libre, la Brésilienne Ana Marcela Cunha. « La santé des athlètes doit passer avant », a-t-elle insisté.
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Il y a encore quelques siècles, les Parisiens avaient l'habitude de se baigner dans la Seine. Une pratique définitivement interdite par un arrêté préfectoral de 1923 en raison des dangers causés par la navigation fluviale et la pollution, comme l'explique la Ville de Paris sur son site internet. Ce sera peut-être bientôt du passé puisque, depuis près d'une décennie, l'État et les collectivités franciliennes mène un « Plan baignade », doté de 1,4 milliard d'euros d'investissement, pour rendre la Seine et la Marne baignables. Ainsi, à partir de l'été 2025, plus d'une vingtaine de sites de baignade doivent ouvrir pour le grand public dans la capitale et sa banlieue. Si tout va bien.
(Avec AFP)
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