L'activité partielle de longue durée maintenue aux conditions actuelles jusqu'à l'été

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Le ministère a comptabilisé depuis le mois de mars 345 plans de sauvetage de l'emploi (PSE) qui se comparent à 231 sur la même période de 2019, a indiqué la ministre du Travail.
Le ministère a comptabilisé "depuis le mois de mars 345 plans de sauvetage de l'emploi (PSE) qui se comparent à 231 sur la même période de 2019", a indiqué la ministre du Travail. (Crédits : POOL New)
"Je vous confirme qu'on va maintenir le niveau de prise en charge, donc un reste à charge limité à 15% pour l'employeur [...], jusqu'à l'été prochain", a précisé, ce jeudi sur BFM Business, la ministre du Travail Élisabeth Borne à propos de la prolongation, aux mêmes conditions, du dispositif de chômage partiel de longue durée. Le Medef approuve ce geste.

La possibilité de conclure un accord d'activité partielle de longue durée, ouverte jusque l'été 2022, restera "jusqu'à l'été prochain" avec le même niveau d'aide aux entreprises, a indiqué ce jeudi la ministre du Travail Élisabeth Borne sur BFM Business.

"Je vous confirme qu'on va maintenir le niveau de prise en charge, donc un reste à charge limité à 15% pour l'employeur [...], jusqu'à l'été prochain", a précisé Mme Borne.

Il était prévu dans un premier temps que la compensation pour les entreprises de l'indemnité versée au salarié passe de 85% à 80% au 1er octobre.

Le Medef approuve

Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a salué cette décision "indispensable pour les secteurs gravement fragilisés et en phase de reprise".

"C'est une mesure qui permettra d'éviter de nombreuses défaillances d'entreprise et leur lot de licenciements", a-t-il réagi dans un tweet.

Hausse des PSE

Le ministère a comptabilisé "depuis le mois de mars 345 plans de sauvetage de l'emploi (PSE) qui se comparent à 231 sur la même période de 2019, ça représente beaucoup d'emplois, 50.000 emplois", a indiqué la ministre.

Lire aussi : PSE envisagé à Airbus : les décideurs économiques d'Occitanie se préparent

"La responsabilité de mon ministère c'est de s'assurer qu'il y a du dialogue social de qualité et puis de proposer aux entreprises tous les dispositifs qu'on a mis en place, notamment l'activité partielle de longue durée", a-t-elle poursuivi.

Accent sur la formation

Ce dispositif "à la fois récent et innovant, dont les textes sont sortis en juillet, permet par un accord d'entreprise de réduire le cas échéant l'activité et puis de profiter de ce temps non travaillé pour se former, pour que l'entreprise garde les emplois, les compétences et même renforce ses compétences pour qu'elles soient plus fortes après la crise", a mis en avant Mme Borne.

Lire aussi : Quelles mesures pour la formation dans le plan de relance ?

Il est plus avantageux que le chômage partiel classique, limité à six mois.

Préservation de l'emploi

Le nouveau dispositif d'activité partielle de longue durée autorise une réduction du temps de travail jusqu'à un maximum de 40% d'heures chômées sous condition d'un accord d'entreprise ou de branche, de 6 à 24 mois, validé par l'administration et comprenant des engagements sur l'emploi et la formation. Les entreprises ont jusqu'au 30 juin 2022 pour faire valider un accord.

Sur les heures chômées, le salarié touchera 84% de son salaire net (ou 70% de son brut), calculé à partir d'une rémunération maximale de 4,5 Smic. Comme celles-ci sont au maximum de 40% de son temps de travail, cela lui garantit 93% de son salaire net.

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Commentaires
a écrit le 10/09/2020 à 16:23 :
Toujours rien dans ce décret pour que l’activité partielle soit intégrée au calcul de la retraite ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

Muriel Pénicaud le 6 mai “si nous n’agissons pas, certains salariés verront leurs droits à la retraite non comptabilisés pendant cette période de chômage partiel.”
a écrit le 10/09/2020 à 14:03 :
Avec un revenu minimum au final pour ceux qui en ont besoin que l'on devrait conditionner à l'achat de produits français histoire que cet argent ne parte pas directement en Chine où en Allemagne, est-ce que cela ne serait pas plus simple de gérer ce que nous pouvons raisonnablement appeler ce chaos économique actuel ?

Mieux cibler les dépenses de l'argent public vers ceux qui en ont besoin afin d'éviter tout ces profiteurs de toutes sortes, les chiffres en Allemagne sont affolants du nombre d'escrocs financiers qui cherchent à capter ces aides, on se doute qu'en France on doit pas être forcément beaucoup mieux, afin de relancer l'économie de la façon la plus saine qu'il soit à savoir par le bas.

Parce que de toutes façons et on comprend bien la gène du gouvernement, il y aura forcément de la casse, il vaut mieux l'anticiper dès maintenant donc. Ensuite bien sûr il y aurait l'extraordinaire idée de légaliser la culture et la vente de cannabis récréatif et médicamenteux bien entendu, qui permettrait d'éviter de creuser toujours plus la dette, mais bon les banques privées exigent qu'on leur emprunte donc on a pas vraiment le choix.

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