Terrassé par la crise, le tourisme va bénéficier d'une prolongation du chômage partiel jusqu'en décembre
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Ce recours à l'activité partielle pour les entreprises du secteur avait été instauré pendant le confinement.
Gonzalo Fuentes
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Ce recours à l'activité partielle pour les entreprises du secteur avait été instauré pendant le confinement.
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Le gouvernement a annoncé ce mercredi que le dispositif de chômage partiel mis en place pour le secteur du tourisme, particulièrement affecté par la pandémie de Covid-19, serait prolongé jusqu'en décembre, selon des modalités restant encore à définir.
Ce recours à l'activité partielle pour les entreprises du secteur (hôtellerie, restauration, voyagistes, événementiel, etc.) avait été instauré pendant le confinement, pour les aider à faire face à l'arrêt ou la baisse de leur activité. En mai, le gouvernement avait annoncé la prolongation du dispositif jusqu'à fin septembre.
"Mais ce qui est clair, c'est que les professionnels du tourisme ont besoin d'un soutien dans la durée ; pour certains cela va être une année blanche. On continuera d'être à leur côté", a-t-il insisté. "On regardera cela en septembre. Sur le principe, oui, nous continuerons jusqu'au mois de décembre".
M. Lemoyne a rappelé que le gouvernement avait "mis 18 milliards d'euros en mesures de soutien et d'investissements" pour le secteur du tourisme, des mesures annoncées en mai et qui englobent les mesures de chômage partiel, les prêts garantis par l'État, les exonérations sociales ou encore les reports d'impôts.
"Près de 9 milliards d'euros de prêts garantis par l'État" ont déjà été accordés aux entreprises du secteur "pour faire face à toutes les tensions de trésorerie", a précisé le secrétaire d'État.
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Le secteur dans son ensemble représente plus de 8% du PIB français et quelque 2 millions d'emplois.
"Le chômage partiel s'arrête en septembre, on avait demandé à le prolonger jusqu'en avril 2021 a minima. Il faudra regarder à prolonger l'exonération des charges et sur la partie financière, il faudra prolonger les échéances bancaires, quitte à ce qu'elles soient reportées en fin de financement, autrement beaucoup d'établissements ne s'en sortiront pas", selon lui.
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"Avec l'Umih", principale fédération d'hôteliers, "on estime à plus de 20% les établissements qui pourraient être en situation de quasi faillite d'ici la fin de l'année, si la situation économique perdure", a également estimé M. Crance.
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