L'école des énarques affiche un déficit de 2,8 millions d'euros

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(Crédits : Reuters)
La prestigieuse École nationale d'administration (ENA), d'où sortent les hauts fonctionnaires et dirigeants politiques français, va devoir réduire ses coûts de fonctionnement, a annoncé dimanche le ministère des Comptes publics.

L'ENA a affiché 2,8 millions d'euros de déficit l'an dernier, sur un budget total de 40,8 millions d'euros, notamment en raison de l'élargissement de ses missions qui n'a pas été suffisamment compensé par l'Etat, affirme dimanche Le Parisien.

"Si rien ne change, l'école, qui dispose encore d'une petite réserve pour éponger, fera banqueroute d'ici quatre ans", s'alarme le quotidien, qui a obtenu les documents comptables de l'ENA via le think tank libéral iFrap - lequel a saisi pour cela la Commission d'accès aux documents administratifs.

Selon ces documents, la subvention de l'État (31,1 millions d'euros) n'est que légèrement supérieure aux dépenses de personnel (30,9 millions d'euros), laquelle inclut la rémunération des élèves (9,2 millions d'euros), payés 1.682 euros brut par mois pendant leurs deux ans de scolarité. Les autres recettes (dont 3,4 millions d'euros de recettes propres) ne suffisent pas à équilibrer les comptes.

Passage obligé par le recentrage

Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a demandé dès l'été 2017 au nouveau directeur de l'ENA, Patrick Gérard, des propositions "en vue d'un redressement durable" et un plan de retour à l'équilibre a été présenté le 10 octobre au conseil d'administration, ajoute le ministère.

Ces mesures "portent notamment sur la diminution des coûts de fonctionnement de l'école, une modernisation des modalités d'accès à l'école, un recentrage de la formation continue et de l'action internationale, ainsi que sur la dimension immobilière", précise-t-il.

Cette annonce fait suite à des informations du Parisien Dimanche selon lesquelles les comptes de l'ENA sont dans le rouge, avec un déficit de 2,8 millions d'euros en 2017, dont un million de recettes non encaissées (elles le seront en 2018).

Ce déficit est notamment dû à des dépenses de personnel (30,9 millions d'euros) qui absorbent la presque totalité de la dotation de l'État.

Sur ce montant, 9,2 millions d'euros étaient alloués à la rémunération des étudiants, qui ont le statut de fonctionnaires stagiaires et sont payés près de 1.700 euros brut par mois pendant leur deux ans de scolarité.

"Sans plan de redressement, l'école aurait des difficultés d'ici trois ans", convient le secrétaire général de l'ENA, Thierry Rogelet, selon qui le déficit pourrait alors être de 1,5 à 1,8 million d'euros par an.

Il impute une partie des difficultés financières de l'école à une baisse de la dotation de l'État à la fin des années 2000. À quoi s'ajoute notamment le coût d'une double localisation de l'ENA, qui a déménagé il y a quelques années à Strasbourg mais a gardé une antenne à Paris.

Le plan de redressement sur trois ans prévoit de ramener le déficit à 1,4 millions d'euros en 2018 et 400.000 euros en 2019, et de dégager un excédent de 500.000 euros en 2020, notamment grâce à la suppression de poste et à une réduction des promotions, ramenées à 80 élèves au lieu de 90, hors étudiants étrangers, a précisé Thierry Rogelet.

"Le redressement des comptes de la nation doit être un effort partagé par l'ensemble des entités publiques", souligne pour sa part le ministère des Comptes publics. "Une école dont la mission est d'enseigner la bonne gestion publique doit plus qu'aucune autre être exemplaire."

(avec agences)

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a écrit le 16/10/2018 à 10:41 :
J'ai oublié. L'ENA, la seule école que personne ne copie, on se demande bien pourquoi !
a écrit le 16/10/2018 à 10:07 :
40 millions, c'est peu ou prou le budget de l'X (46 millions), dont les étudiants sont 1600. Alors oui, il semble qu'il y ait un problème à l'ENA (même si les étudiants de l'ENA touchent un vrai salaire (1700 brut), les étudiants de l'X ne touchant que moins de 500 euros comme solde, sur laquelle est prélevée leur loyer). Et on notera qu'un étudiant de l'ENA n'a pas besoin de labo et du matériel-iel couteux qui va avec.
Réponse de le 17/10/2018 à 15:05 :
le budget réel de l’école polytechnique est de l'ordre de 100 millions d'€ pour un peu moins de 3000 élèves en formation.
Il n'y a que 400 polytechniciens sensu stricto diplômes chaque année, le reste ce sont des étudiants en formation diplômante.
100 millions € (45 selon wikipedia) c'est parce que l'X bénéficie de nombreux sponsors privés et de partenariats de recherche. Et aussi parce que beaucoup de frais sont pris en charge par les ministères des armées et de la recherche.

Par comparaison il y a +/- 120 diplômes de l'ENA sensu stricto mais aussi 2500 élèves en formation dans les cursus de Masters (administration, gestion, gouvernance publique...) et de formation permanente proposés par l'Ecole.

Certes, les étudiants de l'ENA n'ont pas de labo, mais c'est une école d'application et les élèves passent plus de la moitié de leur cursus en situation de stages pratiques dans les administrations françaises, de la sous-préfecture la plus obscure jusqu'aux organismes les plus prestigieux (quai d'Orsay, ONU, présidence de la république ou Matignon).

Ils sont évidemment défrayés ce qui a un coût. (PS: défrayé veut dire que si vous allez en stage en Guyane, on vous rembourse le billet d'avion, pas que c'est all inclusive au frais de la nation)

Pour ce qui est de l'X, ils ont également été étrillés par la cour de comptes il y a quelques années. Elle a souligné entre autres le cout exorbitant pour l'institution des étudiants étrangers accueillis à l'X (+75000€) et s'est demandé quel est la signification d'une école "militaire" gratuite et payée dont seuls 17 % des diplômes entrent dans la fonction publique et certaines années pas un seul dans l'institution militaire.
a écrit le 16/10/2018 à 8:17 :
A l'ENA, on apprend ce qu'est un déficit et une mauvaise gestion dès le début!
a écrit le 16/10/2018 à 7:27 :
Pourquoi ne pas en profiter pour fermer cette école? Les postes de haut management doivent être occupés par des gens qui ont une réelle expérience, issus du terrain ou ayant une expérience du privé (ça ne ferait pas de mal). Au lieu de cela on confie à des gamins sortis de cette école des responsabilités pour lesquelles ils n'ont qu'une formation que très théorique.
a écrit le 16/10/2018 à 5:16 :
L'ena en quasi faillite ! Pas tres grave, une enveloppe gouvernementale discretement glissee sous une table aux frais des contribuable et hop, ca repart. Un loup n'en mange pas un autre. On est plus a cela pres en monarchie.
a écrit le 16/10/2018 à 1:02 :
C est normale ils sortent des casseroles comment macron 👎
a écrit le 15/10/2018 à 23:50 :
Je me souviens de 2 députés qui avaient déposé un amendement pour supprimer l'ENA. Ils étaient très perspicaces, voilà une école qui sort de soi disant élites qui dirigent ce pays depuis des décennies mais dont les élèves ne savent faire qu'une choses augmenter les prélèvements (l'Etat prélève aujourd'hui plus de 45 % du PIB) tout en continuant à creuser le déficit. Quand on voit que l'école elle même est en déficit, on comprend pourquoi...tous des incapables.. il faut vraiment supprimer cette école qui génère de mauvais gestionnaires.
a écrit le 15/10/2018 à 19:20 :
Une école qui forme des gestionnaires... Qui ne sait pas gérer ! Le niveau baisse !
Anticiper c'est prévoir dit on.
Ben là, ni l'un ni l'autre....
On voit du rouge partout en terme de budget : communes, ENA, budget national et familial, endettement, balance commerciale, etc... Ça craint !

a écrit le 15/10/2018 à 18:19 :
ça marque un peu mal pour un organisme censé former les futures élites du pays ! on comprend mieux pourquoi on paie autant d'impôts et de taxes diverses
a écrit le 15/10/2018 à 18:06 :
Comment ose t-on toucher à un organisme de formation des handicapés qui tentent de trouver un emploi?

Surtout que certains sortent avec de grosses difficultés d adaptation, paralysie fiscale, démence budgétaire, phobie administrative, etc
Réponse de le 15/10/2018 à 18:51 :
Ce sont des énarchistes : ils se contentent de toucher de gros salaires mais ils ne font rien pour que la France aille mieux. Regardez le déficit de la France, rien n'est fait pour l'endiguer!
a écrit le 15/10/2018 à 17:52 :
Qu'on fasse payer ce déficit par les actuels et anciens élèves : vu le nombre ds la banque , ils en ont les moyens .
a écrit le 15/10/2018 à 17:50 :
augmentons la taxe formation payée par les entreprises,et utilisons la pour renflouer l'ENa et les universités qui en ont grand besoin
Réponse de le 15/10/2018 à 18:01 :
Vous en avez des autres comme celle-là?

Vérifiez quand même parfois vos ampoules, la lumière ne doit pas être à tous les étages.

😉
Réponse de le 15/10/2018 à 18:36 :
"Taxator" à la manœuvre, pour renflouer un énième radeau de sable de la méduse étatiste, la nouvelle politique en somme..
a écrit le 15/10/2018 à 17:45 :
Un petit déficit....ce n'est pas grave.Il suffit d'un petit % de csg en plus!!!!!!!!
a écrit le 15/10/2018 à 17:14 :
Ces dernières années l'ENA et un peu sortie de son cadre initial en multipliant les offres de formation externes et surtout le déménagement partiel à Strasbourg a augmenté les coûts de fonctionnement.
La qualité de l'enseignement dispensé n'est pas en cause. On est le seul pays au monde à posséder cette formation d'administration publique de très haut niveau qui est aussi une école d'application. Ce qui nous vaut beaucoup d'étudiants étrangers

Réduire de 90 à 80 le nombre d'élèves français ne va pas changer grand chose aux frais de fonctionnement structurels, on est loin des fournées pléthoriques du début des années 2000 (187 élèves dans la promotion "Macron", 165 dans la suivante...).

Comme d'habitude avec le chef comptable de l'Elysée, le facteur humain est sacrifié en premier avant de se poser la question de l'opportunité de maintenir ces offres de formation et dans l'affirmative, de remonter la dotation de l'état pour éviter un déficit chronique.
Réponse de le 15/10/2018 à 23:59 :
Vous dites que la qualité de l'enseignement n'est pas en cause dans le déficit, et vous expliquez que le problème vient d'une mauvaise diversification... Avez vous relu votre commentaire ? Parce que tout y est dedans.. Je reprends :
"l'ENA est un peu sortie de son cadre initial..." = mauvaise diversification. Cela signifie que ceux qui gèrent cette école sont de mauvais visionnaires, dans une entreprise une erreur stratégique de ce genre et le conseil d'administration vous vire... on comprend les Anne Sauvageons....
"le déménagement partiel à Strasbourg a augmenté les coûts..." alors là c'est carrément de la mauvaise maîtrise des coûts car il me semble que la vie est moins chère à Strasbourg qu'à Paris.. ou alors c'est que l'on a accordé des privilèges aux professeurs... c'est donc une mauvaise gestion des ressources humaines....
Et vos voulez nous faire croire que l'ENA sort de très haut gestionnaires? de hauts fonctionnaires qui ne savent pas gérer oui mais des de bons chefs d'entreprise... je serais curieux de savoir combien d'étranger des us, de chine ou d'Allemagne il y a à l'ENA? sans doute pas autant que de français à Harward!
Réponse de le 16/10/2018 à 7:58 :
"La qualité de l'enseignement dispensé n'est pas en cause." Ben si justement, en janvier 2001, 96 des 103 élèves de la promotion Nelson-Mandela avaient signé une pétition fustigeant la "médiocrité" de la scolarité à l'ENA.
Réponse de le 16/10/2018 à 8:02 :
@reformulaton : le transfert à Strasbourg a augmenté les coûts parce qu'on n'en a pas profité pour supprimer l'implantation parisienne, et sans doute non plus pour diminuer le traitement des étudiants pour tenir compte d'un coût de la vie plus faible qu'à Paris (comme ç'aurait été le cas pour tout fonctionnaire dont l'indemnité de résidence aurait diminué lors d'un tel transfert).
Réponse de le 17/10/2018 à 15:42 :
Je n'ai jamais parlé d'une mauvaise diversification, mais seulement indiqué qu'elle avait eu un coût qui n'a pas été pris en compte par les autorités de tutelle.

l'ENA ce n'est pas seulement 140 gugusses issus d'un concours hyper-sélectif, c'est aussi maintenant une école qui propose 5 masters en administration, gestion des risques, gestion, gouvernance, mais également des formations diplômantes, des formations continues ou en alternance.
Au total c'e sont plus de 3000 cadres et étudiants de l’administration française ou étrangère qui viennent se former et on l'espère s'améliorer chaque année.

Ceci explique pourquoi les bâtiments historiques parisiens n'ont pas été vendus, ils servent encore.

Voyez le bon coté de la fonction publique à la française. Une personne motivée peut entrer comme simple agent de bureau et à force de concours et de formations terminer sa carrière comme cadre de direction.

C'est possible parce que la France forme sa propre fonction publique aux travers d'écoles qui sont reconnues internationalement (X, ponts et chaussées, mines, ENA...) ou plus obscures mais efficaces.

Strasbourg, moins chère que Paris... certes mais les étudiants n'y passeront même pas une année sur les deux de la scolarité, le reste du temps ils seront en stage et ça pourra être partout où il y a une présence française (une ambassade à Delhi, une sous -préfecture dans l'Ardèche, une mission dans un pays de l'Est, un ministère à Paris.)

Il est de bon ton de critiquer la fonction publique mais ce n'est qu'un outil mis dans les mains de ceux qui ont le pouvoir en matière de textes législatifs, de décrets, de lois et du pouvoir exécutif.
La France n'a pas a rougir de sa fonction publique. Il y a bien pire ailleurs.
a écrit le 15/10/2018 à 16:48 :
Ah mais ils ont toujours la même idée, augmenter les impots sans jamais les baisser, et toujours dépenser plus, comme ils ne sont pas coupables (uniquement responsables pour rappeler Georgina Dufoix... ils ne seront jamais inquiétés.
a écrit le 15/10/2018 à 15:40 :
Une idée parmi d'autres : faire comme les entreprises, baisser le salaire des enseignants et des futurs énarques les réduire au SMIC par exemple, ou mieux au RSA comme cela ils connaîtront vraiment les difficultés rencontrées par les "français d'en bas"
Réponse de le 15/10/2018 à 18:37 :
Ils ne savent même pas ce qu'est un Français. Alors un " Français d'en bas" ...
a écrit le 15/10/2018 à 14:59 :
Le niveau de l'ENA a terriblement baissé.Peut etre devrions nous nommer un administrateur issu de Sciences-PO pour redresser l'institution.
Réponse de le 15/10/2018 à 16:59 :
Le directeur de la fondation nationale des sciences politiques,n qui administre l'institut "Sciences Po" est justement sorti major de l'ENA en 1996 (promotion Victor Schoelcher)...

Vous avez encore beaucoup d'autres idées comme celle là?
a écrit le 15/10/2018 à 14:44 :
Intéressant cas d'école pour futurs hauts fonctionnaires , si l'école réussit à supprimer son déficit la méthode pourra être appliquée à notre pays tout entier .
Quel beau défi intellectuel pour les futurs énarques qui certes les obligera à revoir leurs propres certitudes et à faire preuve d'imagination ...s'ils en ont !!!
Réponse de le 15/10/2018 à 17:22 :
Pour le moment la méthode a consisté à sabrer dans la quantité et la qualité des intervenants (l'ENA est une école d'application qui n'a pas d’enseignants attitrés mais des centaines d'intervenants extérieurs spécialistes vacataires qui donnent des "cours" ou des conférences).

Il me semble bien que virer du monde est la méthode qui est appliquée en France à l'initiative du privé depuis une petite trentaine d'année et ça nous vaut surtout des chômeurs en grande quantité.
Et en plus ça n'a pas enrayé les déficits.
a écrit le 15/10/2018 à 14:19 :
Mais eux de l'ena, nous coûterons toujours aussi cher, à rabâcher ce qu'on leur apprend à cette école, mais jamais réfléchir . Ainsi, pour exemple, ils ne savent pas que la Russie n'est plus communiste depuis 25 ans .
a écrit le 15/10/2018 à 13:27 :
Le déficit n'est quand même pas énorme. La fermeture de l'antenne parisienne permettra aisément de le combler.
a écrit le 15/10/2018 à 13:19 :
La gestion déficitaire de l'ENA est à l'image des politiques qu'elle a formé et qui dirigent ce pays. L'ECOLE DU MAUVAIS EXEMPLE A NE SURTOUT PAS SUIVRE. Donc cette institution déficitaire devrait être vendu au privé contrairement aux fleurons en vente et qui pourtant rapportent sans cesse sans nécessiter d'argent de l'Etat.
Seule urgence: ENA à supprimer sans délai.
a écrit le 15/10/2018 à 12:06 :
Et alors, plaie d'argent n'est pas mortelle dit le dicton, et cet argent dépensé à former nos élites, c'est un investissement pour l'avenir de notre pays.
N'oubliez pas qu'un pays qui ne se forme pas et n'investit pas est un pays qui décline. Pensez a l'avenir de vos enfants et ne mettez pas vos préoccupations bassement matérielles toujours au premier plan.

Moi en tant que lapin, je soutiens complétement l'ena, j'y ai même passé les plus belles années de ma vie.

vive l'ena, vive les lapins
Réponse de le 15/10/2018 à 15:10 :
Et vive les pigeons qui payent
Réponse de le 15/10/2018 à 17:23 :
Je propose qu'un Enarque donne son nom à une taxe TSPRE, Taxe Spéciale pour Renflouer l'ENA qui serait payé par les contribuables dont le salaire est supérieur à 3 fois le SMIC avec un dégrèvement de 400 Euros par enfant à charge ...diminué du 1/4 des allocations familiales reçues au cours des 5 dernières années. Autre solution, créer une commission interministérielle qui ferait des propositions à moyen terme pour savoir s'il serait opportun de créer un projet de loi pour renflouer l'école de nos élites.

Trève de plaisanterie, la mode dans l'industrie ce serait plutôt l'hydrogène (voiture à hydrogène), pour le futur de nos enfants, j'aimerais bien aider les PME du secteur, en France, ah non, pour le bien commun je suis pigeon, et je paye !!!.

Rappelons donc que le premier train à Hydrogène vient d'Alstom, il a roulé en Allemagne, que PSA effectue des recherches sur l'hydrogène, chez OPEL, en Allemagne ... Cela aurait fait combien d'emplois en France ?

Et pendant ce temps, on fait quoi à l'ENA, on donne son nom à une taxe ?
a écrit le 15/10/2018 à 11:59 :
Supprimons l'ENA au plus vite, et mettons au "vrai" travail les énarques
a écrit le 15/10/2018 à 11:18 :
Bonjour,

Cette école d'après guerre n'a plus lieu dêtre. Les personnes issues de cette école ne connaissent pas la vraie vie, ont tous contribué à la désindustrialisation de la France, on validé le déficit public jusqu'à l'écoeurement ne connaissent pas l'entreprise et sont incapables de défendre les positions industrielles des entreprises françaises.
Ils assoment les classes moyennes supérieures et je dis tous les jours à mes trois enfants de bien étudier l'anglais pour partir à l'étranger et échapper à l'assomoir fical.
Alors payer pour renflouer l'école de ces politiques incapables, ça non !!!
Ah, nous sommes un couple d'ingénieurs, prépa et grande école, c'est tout et payons 1200 euros d'impôt, ..., par mois.
Réponse de le 15/10/2018 à 17:35 :
Réduisez vos salaires et vous payerez moins d'impôts...

Si vous payez effectivement 14 k€ net d'impôts avec trois enfants c'est que vos revenus sont plus que confortables, en tout cas dans le top 5% des revenus. On peut entendre vos doléances, mais il y a 150 000 SDF dans le pays qui méritent notre attention avant vous parce qu'ils mourront de misère bien avant vous.
Réponse de le 15/10/2018 à 17:56 :
100 % d'accord . J'en ai un à LONDRES , l'autre à Stuttgart et ils sont heureux et bien payés ..
Réponse de le 15/10/2018 à 23:27 :
... et ils paient votre retraite de la main à la main directement en petites coutures usagées?
a écrit le 15/10/2018 à 10:32 :
Vu les résultats de ses élèves dans les différents gouvernements, et la montagne de dettes accumulées par leur gestion de la France, on est légitimement en droit de penser que l'enseignement de cette école n'est pas approprié à la gouvernance d'un pays moderne.
Réponse de le 15/10/2018 à 11:17 :
Vu la gestion déficitaire de la France, il ne faut pas s'étonner que la France soit en déficit chronique depuis plus de 30 ans. Si à l'école primaire, les enfants de CE1 sont évalués en dessous du niveau scolaire requis. On peut se dire que ces notions de calcul ne se sont pas améliorées en grandissant. Pourquoi n'a-t-on dissout l'entité de l'E.N.A sur Paris. Certains cadres mépriseraient-ils la province et Strasbourg en particulier ? Si besoin d'économies pour remettre de l'ordre dans la gestion financière de l'école d'administration, il faut la transférer entièrement à Strasbourg. On n'hésite pas à détruire des hôpitaux d'utilité publique, pourquoi ne pas supprimer la partie parisienne de l'E.N.A ? Le prestige peut-être ou le maintien du parisianisme à tout prix ? Et dire que les élèves de l'E.N.A vont gérer la France !! Pauvre de nous, une mère de famille le ferait mieux qu'eux. A désespérer pour l 'avenir de nos enfants et surtout petits-enfants.😏
Réponse de le 15/10/2018 à 12:40 :
Ils ne savent que faire des trous pour en boucher d'autres. Sauf que lorsque je fais un trou dans mon jardin pour en boucher un autre j'ai toujours un excédent de terre. Pour un énarque il lui en manque systématiquement. Je ne sais pas comment ils se débrouillent nos cadors.
a écrit le 15/10/2018 à 10:08 :
L'idée de l'ENA, à savoir former des hauts fonctionnaires capables de comprendre et d'assumer le fonctionnement de l’État pour l'intérêt général était une bonne idée mais en néolibéralisme ces fonctionnaires sont formés pour aider les intérêts des plus riches et non ceux des citoyens.

A partir de là, dérives et aliénations du fait de la copulation entre possédants et politiciens, sont obligées, à l'image de tout ces préfets payés à rien faire qui s'entassent...

Maintenant il est évident que le mac va pas toucher aux programmes et vu ce qu'il nous a montré jusqu'à présent à savoir ne faire que purger les budgets pour toujours moins d’efficacité, on ne va, au mieux, rien n'y gagner.

"Un rapport dénonce le grand nombre de préfets sans affectation territoriale" http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/11/26/20002-20151126ARTFIG00008-un-rapport-denonce-le-grand-nombre-de-prefets-sans-affectation-territoriale.php

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